IWASION DE TROIS NOUVELLES PLANTES NUISIBLES
nay (affluent du Saint-LaurcntX â deux lieues en ava' A^-Chicoutimi. , , ^
Ainsi donc, le NâiuraiùU a aujourd'hui la satisfaction ^€&e le premier à annoncer au monde savant la capture en caiÉ douce d'une anguille œuvée. .
Maintenant, à celui qui nous demanderait si la présence 4fe cette anguille œuvée^dans uq lac de rîntéricur.ne démontre fas que cette espèce de poisson dépose ses çeufs dans Teau Jbuce, nous répondrions par la question,, suivante :
• S'il est vrai que Tanguille dépose fies œufs dans Teau 'ilbiiçe des lacs et des rivières, comment se fait-il que Ton ne ôfiture pas bien souvent des anguilles œuvées^ dan^s ces tacs et rivières, de même qu'il est si commun de prendre en eMB$ douce des saumons remplis d'œufs ?
Du reste, nous laissons aux spécialistes de tirer les con- •<i«^ns scientifiques des &it& nouveaux, . dans Thistoire de IS|i|£iiilie, que nous avons enregistrés dç^ns notre livraison éftMitemhvQ et dans celle-ci. Nous ne manquons, pas, sur
de communiquer à M. Acloque, de Paris, tout ce que s publions sur ce sujet.
invasion de trois iïottvellQS plantes nuisiMos
Abyssus aàyssum imvocat^
y ^btme appelle Tabtme.
(Livre des Psaumes.)
, ; Bien 3Ûr qu'en lisant cette épigraphe monsieur Je direc- ^^[àM Naturaliste va me prçndre pçur un. fiattalfste.En effet, 1er une foi aveugle au dicton populaire : *'un malheur èty unautre'*, ce serrait proclamer .que la fatalité préside à' tR^jfpiccction des choses dç,ç^ mondeje cn'empressé donc de db0t ^«e telle n'psl pa^ ma croyance. J'ai écrit cette épî-^ ^g^gintç sitnplement.. ppur^en. v^u^k à dire que Dieù^^^^ bien ^y^fnt^ fiait découler une misère d'une autre rnîsèrè; poiii^ ■ièiié .éprouver sans doute. ,-►•..
4 l-B NATURALISTE CANADIEN
C^eat précisément ce qui est arrivé au sujet âa \ nou voiles plantes nuisibles dont je viens causer un îr mvec les lecteurs du A^alitrniistt\ En leur appliquant TcpFtbah^ de "nouvelles'^jc ne veux pas direqu'elies ont été iiKc Jusqu'à présent; mais j'entends simplement constater qu^c sont n[i parues pour la première fois, cette année, en grande abondance prjur être qualifiOcs de nuisîbïes,. beaucoup d'endroits de notre Province simultanémcîn.
Nous avons encore un i^uu venir vivace du te rrib^ liver de [896 97 qui a CrUisé tant de donun:r-es à no^ *«»^ gers, à no? prairies et à notï ]j^iturages. Nous nou^ rapP^^ Ions encore (juc ces derniers, dans la premiere partie de T&l^ de i^^j7, ont été nus jusque vers la fin de JLîillet, de u^Iwê^ que les prairies. Puis, dans la dernière partie de l*étLv«^^ certair e VL;^^Ltation a coiinncncé à se montrer, bien dîPicrti»te de celle qui aurait été désirable. Des mauvaises hef^^ ont pr:s la place do.^" bonnes, mais non pa*> tes mauvi«* herbes: ordinaires. Toute une nouvelle ll'tre a envaWJ^ terrains dniudés | r.r la^^^eîOc; et ce .^ont lc> trois jilantes da^E* je suLs en train ùv. causer qui ont s^i:rtout afllrnié leur pï ce d'une manière générale. Voici une desi:r:[itîon succii de CCS plantes;; . • . •
Gn a n I a l 1: rc ï L^c i-. 1 ■ ] i a 1. 1: , GnaphaHum pdjt j pkdlt^mfj^^ la famille des Com posées, de la tribu des sénécion idées ^'ïpp»?lée vnl^airijmcnt, en frruirais, Immortelle, et souvent,- yor contraction, Mortelle, et en anglais, Fragrant IjJ% hixrJSm^ îing, riante vivace, dressée, d'un à deux pieds de haut à tige et le 11] Iles bl an chat ri.' s et cotonneuses, n rteiirs é^\ blanc jaunâtre.
En iimnenses quantités cette plante s'est montrée de nombvctux endroits où on ne l avait jamais vue en tité appréciable et nuisible auparavant, accompagnée deux ou trois autres variétés d*immortellcs qu'elle naît cependant de beaucoup. Ces autres vàriétés^ que] observées sont la Gnaphalc à feuilles décurrcntes et TAi
f INVASION DE TROIS NO.UVELLES PLANTES NUISIBLES 5
c à feuiïlcs de plantain, avec, dans Test de la Frovince,la c variété appelée Antennaîre dioïquc. C'est sur Ic-î tersablonneux et légers que ces îmmorteUes se sont sur- m naontrées, LvcOPSIDE DES CUAMV^.Ljrûfisis an'fnsis,âo Ja famille des agi née s j appel^ies vulgairement en français : Petit ùsse^ Face de Loup, Griffe des champs, et en .anifi^ Wild DNghss^ Small Bu£-lo$s. Plante annuelle, garnie poils droits et raides, à tige dressée d'un pied de hauh; à feuilles hérissées de poils, à fleurs bleues, blanches et
Cette plante, qui est de la même famflle que tes Myoso*
, «t qui leur ressemble beaucoup par l'aspect de ses fleurs^
: apparue sur les sables secs en grande abolidancc,et à des
Mts où elle était complètement inconnue dans un rayon
■ ^S ^ 30 milles, surtout dans Test dé la Province.
POTENTILLE ANSERINE, Potentilla afiserina^ de la fades Rosacées, appelée vulgairement, en français, Arjgjoitîne, Drisérine, Bec d'oie, Herbe aux oies, et en anglais, Sfvfer- Weed^ Goose Grass. Plante raînpante, veUie ou poilue, -âlîgeà stolons (courants) rampants, à feuilles dentelées, fttq^itses et argentées en dessous, à fleurs jaunes.
•C'est sur les terres argileuses que cette plante,. dont on irc ordinairenoent des échantillons un peu partout, a Ai son empirei et j'en ai vu des champs entiers' absoli^ : couverts. -
Comment, maintenant, expliquer l'apparition de ces tes sur les terrains dévastés par la gelée ? La seule lASerie plausible, ce me semble, c'est que leurs graines dfaient dans le sol,à l'état latent, dormant, depuis longtemps 4ll§a^ et n'ont trouvé leur chance de croître que lorsque les ^fautes utiles, n'occupant plus le terrain, leur ont cédé la
£t puis, y a-t-il seulement une coïncidence due au d dans le fait que ce sont trois plantes à tiges çt feuil*
V> LE NATURALISTE CANADm»
i s bliinchâtres et velues qui ont ainsi envahi les praîi
: les pâturages ? Une réponse à cette întcrrogatiori «aft rcop paur ma science fort restreinte. Je la laasse âd'atitvc^ Heurcirscmcnt que ces trois plantes sont d'une detkÉwt- Ti^n assez facile. Un simple labour suivi d*ûri ensetncnce- Mcnt quelconque devra suffire pour nous en débarrassiâr,. Tant mieux, car, cette année surtout, elles se sont develop* p?es avec une vîgueùf digne de meilleures plantas,, surllii terrains oh elles ont commencé à croître Van dernier et tfm =»<>nt restés en friche;' ' * " " r Vi -: ^ ^ .^. . .-
J. C. Chapaïs.