ALEXANDRIE— LE CAIRE
(Continué de la page 156 du vi^ume piécédent)
Avant de prendre le chemin de fer, et en nous y
* ^^ "i.nt , nons ^' i s i to ns I ' égl 1 se gf ecq u e , et nou s pass ons ^ tt
ivûîr lctcmj>s de nou^ y arrêter, devant le collège St Fr
r lis Xavier, dirigé par les Pères Jésuites, Ce collège mtmi
1 rèsdc la gare, dans un magnifique jardin, a été ouvert mm
r)6îs de novembre 1882. L'enseignement embrasse les
"qs lettres et des sciences ; dix-huit professeurs jésuites :
largés de l'enseignement classique ; six professeurs étran-
^i^rrs sont adjoints pour les cours accessoires, musfque,jde
-^ cri me, etc. Tous ces professeurs sont Fran çaîs,sauf le» ]
^i.sseurs d'arabe, d'allemand, etcXes cent quarante élèves *
-^ : compose actuellement le collège (î888) sont de toutes
nitionalités et appartiennent à toutes fes religions, ^ l-T
"Je ne veux pas non plus quitter Alexandrie smis ï w mot de la maison de la Mère de Dieu ou des relrgït *ï : la Légion d'honneur, quoique Je n'aie pas pu non pit ^ dter. Elle fut pillée par les Arabes en 1882 ; les bonnes;
ligiettscs, au nombre de dix, se sont empressées de réparer les dégâts et de rouvrir leur pensionnat, qui compte en ce moment soixante-dix enfants de toutes les nationalités et de toutes les religions. Leur maisoti mère est au Caire- > : , Enfin nous arrivons à la rr^re qui a voisine 13 portt de , Moh^MTemrBey, et nous partons à huit heures pour le Calip. . i*a voie que ^xf^s pi:enon$ fut établie en 1855; cette ligne es^double.ià partir de Tell-el-Barout. L'une suit la rive ççiçidciitale du.Nil^.pour^^boutir à Boulak-ed-Dakrpur, d'qii elle poursuit, sa. roi|te jusqu'à Siojut; Tautre traverse les deux branches, du Seuve.pour se rendre à Choubrah. La premier re,a.2Q4kîloinètres jusqu'à BpuIak-ed-Dakrourp et la ?<^<r£^' de 210 jjusqu'à Chpubrah ; c'est cette dernière que nou$.^siii^: yons. La voie traverse l'ancien lac Maréotis sur^une çhaussf^ d'upe longueur de dix kilomètres ; puis elle longe t^ienclaijit. vingt-huit kilomètres la berge gauche du canal Mahmon*
dic^^V.. ..,....; ,;,- ■ ^ ....... ■;^'
.,. Chemin faisant, nous voyons quelques misérables villa'» geSy composés de huttes construites au moyen de simples :briques acuités seulement au soleil,et bâties sur de petits monticules factices^ A l'époque des hautes eaux, les pauvres fellahs qui les habitent y sont comme bloqués, et, quai^ ellçs commencent à baisser, et. avant que 'le:Jimon desséché par Je soleil ait, pris une certaine consistance,ils ne peuvent faire ijÀ. {MM5 autour.de leurs tristes demeures, sans rencontrer 4^ mares de boue^ toutes, les fois qu'ils s'éloignent tant soit pçit des ch^u4sées étroites qui relient les villages entre eux. .;
. Maris j*Qubliais de vous dire que nous traversons le Del* la i^u^. moment des basses eaux (le 17 mars). En eflet le fleor ve conimence à monter au mois de juin jusqu'à la^ fin .^Je septembre; il décroît ensuite jusqu'au, mois de. février et reste stationnaii;e jusqu'e;i mai* Ces changements constituent» pour ainsi dire,, trois saisons régulières, car tout ce . qui rc^garde l'agriculture se règle sur les variations du niveai|i <4u Nil. Pour que l'inondation soit suffisante dans la. Haute-Égyp^
s LE NATURALISTE CANADIEN
• îl faut que ta crue attei^jne treize mètres. Au Caire clic doit être au moins de six à sept mitres et ne pas dépasser huit mètres quarante. Le^ eaux s^étendcnt alors en une vaste mer de laquelle surgissent, comme autant d*îtcs, les villçs et les
' villages avec leurs minarets et les chaussées qui les rclietït ''entre eux. Aussitôt que les eaux sont retirées, on jette les
* fcmenccs qui s'enfoncent par leur propre poids dans le limoa encore pâteux, et la germination des plantes se développe
" avec une surprenante rapidité. Toute la vallée n*est plii» '-qu'une immense prairie couverte de fleurs. La terre produft "■alors sans culture les plus riches récoltes. Nous ne pouvions ^traverser le Delta dans une saison plus favorable; aussi avons- "nous été "bien émerveillés du pays ; les cultures sont des plus "variées et la plupart nouvelles pour nous. Le b!é, Torgc, Il -canne à sucre, les fèves, le cotonnier sont les plus répandus. La population est très notiibreuse, et le bétail très abondant; sans les palmiers, les orangers, les citronniers et quelques autres arbres, tamarins, acacias, etc., nous nous 'serions crus dans nos varennes entr^- le Cher et la Loire.
Bientôt nous atteignons Damanho ir, ville située à soi- *:xante-deux kilomètres d'Alexandrie. Je vois dans mon Guide 'tju'elle compte 22,800 habitants, dont 800 catholiques. Malheureusement nous ne voyons que les hauts minarets de ses ' mosquées. Vingt-cinq kilomètres environ au sud de Daman» hour, la station de Tel-el-Barout est la tête de ligne du chb- ' min de fer qui aboutit à Sîout, en passant par Bonlak el-Dakrour. Mais nous laissons de côté cette voie et nous dirigeons vers Kafrez Zâïat ; avant d'atteindre cette bourgade importante, nous traversons la branche de Rosette sur xok magnifique pont de fer de douze arches. C*e^t à cet endroi ^qu'en 1856, sous le règne de SaïdPachà, périt le prince Acmcd Pacha avec plusieurs personnes de sa suite. Un voyageur nous raconte qu'au lieu de franchir le fleuve dans un bateau à vapeur, comme cela se pratiquait d'orfr Yia.îre avant la construction du pont actuel, le prince re^
EXCURSIOH EN EGYPTE g
dans son wagon, lequel av^c ceux des march andtses fut placé sur un potUon mobile qu'une machine à vapctr devait mettre eu m:>uvemcnt ; mais soit inadvertance, soit complot Immé contre la vie de ce futur successeur de la vîce-royauté d'Egypte, on s'abstint de munir de barrières l'extrémité du ponton, et le wagon du prince ayant été poussé asâez vivement sur ce ponton tomba dans lé fleuve d'une ' hauteur assez gfrande, et au nombre de ceux qui s'y noyèrent se trouva lé malheureux pacha.
Kafr-ez-Zaïat est un bourg de neuf cents habitants, qui contient onze usines déâtinées à Tégrcnage dû coton. A seize kilomètres de Kafrez-Zaïat s'élève la ville de Jentah, qui renferme, dit-on, qiiatre-'vingt mille habitants ; malheureusement le peu de temps dont nous pouvons disposer ne nous permet' pas de nous y arirèler.C'était jour de marché, et la voie ferrée était couverte de mondé. C'est qu'en Egypte les chemins de fer ne sont pas isolés par des barrières comme en France, cavaliers et piétbiis peuvent y cheminer sî bon leur semblé. Seulement il est bon de ne pas oublier la recommandation des Arabes : gare au cheval de feu 1 A partir de Jentah la direction devient celle du sudest. L'aspect du pays est toujours le même ; il est plus monotone, roa's irhs fertile. Çà et là, près dés villages et des hameaux, sVIèvent quelques bouquets de palmiers qui rompent un peu ITuniformité de ces plaines immenses. Des canaux qui se partagent en de nombreuses branches, lesquelles se subdi* visent elles-mêmes en d'innombrables rameaux, attestent partout le travail des anciens Egyptiens, travail plus ou moins bien entretenu ou renouvelé de siècle en siècle, et sans lequel la contrée la plus fertile du monde serait condamnée à la plus gran le stérilité.
Avant d'arriver à la ville de Bcnha elAssa (la ville du ipiel), le chemin de fer franchit sur un beau pont tubulaire H branche de Damiette. Cette ville, qui doit son nom au commerce de miel que l'on y fait,est située i 165 kilomètres
d'AIfîxandrîe et i^ 45 kiloinètres d^ Ç^K^^r EU^ avoistnç. le» fuinesde l'aocienne Athribis, et on y a découvert en 1S52
les riét>ris d'un superbe tenuple d'Horus».. , -;i.r*^
Plus au sud, KelioubyOÙ Ton fart halte quelques miffir tes;èst le chef-lieu de la province de Kelioubieh. De là œaa apercevons Jès deux grandes- lioùrs qui s'élèvent aux^^ctefuc: extrémités di» barrage du Nil.De -Ut Hfi^i, -vecs le4iu4«^oiieai^ <kï distingue dans le lointain les deux grandes pytamides^^ Gizeh, dont la masse imposante resplendît . aux jrayow^a soleil. Maia nous les examinerons: de plus- ptès piyuaîtard ; pour le momènl nous nous contentons de leS; saluer xle Jflvim. .eomme une borne solenneHé à l'horizon ; car déjà beaucoup 41'autres objets sollicitent notre attention. Nous approçhsons Ju Caire. Oii s'en doutefacilementà la foule .d'ArabeS)rr4ièF Bédouins et de fellahs qui y vont ou qiji :en< revieni»^lt» uns marchant à'pied^ d'autres à *ne } ceux-ci > à «cbeiral» eeiix4à'montés^sur de hauts dromadaires chargés; de deor6B$ ou dé marchandises, qui s'avancent en long» ..eordoos ^4'<V> pas -grave et lent. Bientôt nous admiron» lai*3up<;rbei. aveMC de Chouhrah. Enfin le train s'arrête^ nous^8Qxnmes.au.,Catsa
11 est deux heures et demie. Un ami de mon compagnaiii4e voyage nous attendait à la gare. Depuis six semaines. ;aM pire et lui parcourent l'Egypte ; et ils ont eu la bonté de ee» venir nous attendre au Caire pour nous faire profiter de iew expérience et nous servir de guides. Cet ami nods ..conduit à son hdtel où il nous* avait retenu deux chambres.:..
E. Gasnault. . . .i {A suivre.)
Les Noces d'or de la muson James Yict, de Rochester, N.-Y.
Le VtcJk^s Garden and Floral Guide ^ pour 1899, "G<rf* den Wedding Edition/' est sans doute ce qui s*est jamais
LBS VOCES ISf'GÊL DÏ^JL MAISON JAMES VICK " 1 1
' C"cj9t: une brothute ^e *i a ps|^ itt-4«V ^^vec cou veittdèe 't|Aolîné€ et ifhprtmét en diverse? çchilcuis. Les 28 prefiHÎn» • fl^r,i^î|i^f>r)ài<)è8' : én.nittgie/^ e^ «lotr, eonlifeonent d^s gm* tur^ col'ùriééÉ ^9 f^ntvi^ ^ 4e fleurs d'ornement. Lç^^ièifeè 4tf vvphimé ést:<(ii»2#mf d»<^vî^ en noir, dorit benèiMt» %6<it d4ssV|rtK^oei^l^^ >
^ (^epuUSe^kin'«Onti^tt^^^ revêtue cette noéè
de tant: dèi|iiftgin<K^ce pouf )c^ébrèrte^ ^ifc
4l%^l^\t%ê^%^^^^ revu aviec ^*ttî^
Xk^txiK^^pé^^ ..y
-'^^ V Je . tién^ & ^sSghifcr Sti f év'étei^^ ces nocek; d'or
^*une matidô . iiMNélletàte '\ ^â^é qui je èuis* en Irehitimii dépuis une rrehtairït^d'aimé^. Lé^!^/^^ Gmdi étskit-MSàiS, irérs: r 870, Aùih d 'être tëa^^^pmmé îl ei^ devenu dçpuis'.Pborta^l^, 1 «jcetce: épo^iieï*' Jele ptgatdals coinme uh dôel- ^^uvie :in'co<l^>araMe. Aosfitd^r que fen (^rodvi^s rannoà^ 1ÎU# les JoumsttXii^Je mejhfttauiiPèfivoyet' les tôcts requis^ et fatt«indais,:rtfaMe àntép^néti'ijp^ m'-appcëtit
lay précieuse bii(>chiufe; Qt)<;,d^lieufesd|(ttîcteusesje passais ensuite à contenipfer tputes\ces^ images de bdlès flêûrs;4û^4 ffa^ce .d')inag^nati<>iT Je'ffvêlaisd^ plus Hçhes colmi^ tions, et à lire ces descriptions de plante» d^omcTmcnt; tcNQJôurs, écritiers avec tint de- brio et de verve; par les horti* ôilteurs américains, que; i^iqiiiie d'eUes nous semble toif^ jèitirs étre^la plus belle dti ri^pie yégiStail ! Mon entbousiaMftë s'accrutc^éi]t)efn.d|? telles proportions qu'une année^-^j'é* tais alors élève de la classe de Mathématiques, — ^j'entrepr» de faire une traduction françaiisê'du Floral Guide^ ouvrage ^Ue je inertai asse2 loin.- Et ^\i; réussissant à me procurer 4iie1quesdou9, J'ittiportaisdé'cfhtz' Vick cinq ou six paqueCft d# graines, et je cultivais, ^^ns un coin de la cour, dé» ^ M^s^ des balsamirtés, d«» teltletsâè Chiiie, des girôEécàl^ 4ti{ 'me'prbcuraient les ^tils Vives joûissànèes durant tiMt
« t2 LE NATURALISTE CANADIEN '
Tété, JV-taîs encore îtssez riche pour acheter chez Vide, rantomne, un oîgnon de jacinthe que je plaçais aussitôt et tenais tout rhuer, sur un flacon d'eau, à la chaude tenip<îratiirc de la cuisine, en contravention, manifeste à tous les principes du forçj^gc des bulbes, et <jui n*en fleurissait pas moins splendidement : ce qui démontrait^ celasoît dît sans aucun esprit de réclame, rexccllence des marchandises de la maison James Vick. Le bonheur que je goûtais ainsi, pour 25 cts par année ! J'ai moins de plaisir, aujourd'hui, i cultiver de grandes platesbandes de RéutB au jardin, et, durant rhiver, les douzaines de lis, de jacinthes, de tulipes, etc.^ qui remplissent les Tenôtres de mon appartem^^nt. :
C'était aussi le temps où Tabbé Provancher venait de fonder le A^iifi4ni!hir canadien. L'histoire natureUe me so 11 îcîr tait donc encore, de ce côté, et je ne voyais rien, dans le domaine temporel des choses, qui égalât les jouissances du botaniste et de l'horticulteur. — Que de reconnaissance ne devons-noui donc pas au bon Dieu pour tous ces bonheur» à bon marché, qui ne sont pas les moinA précieux, et dont II sait avec amour tmailler notre rapide passage en ce monJeî
Je demande pardon au lecteur de tn*être oublié â revivre un moment ces belle* heures d'un â|fe qui se fait loin* tain, et dont le souvenir m'est revenu si vivace, à la seule vue du beau Floral Guide de 1899.
En retour des joies dont leur père a été pour moi l'occasion, je souhaite bonheur et prospérité à ses successeur» MM. Vick, mes confrères du Vick^s Illusirakd Motttkly Magazim. L'ABBÉ HuAED.
Nous apprenons avec regret la mort de Tabbé Moyen, 5ulpîcien, professeur de Science*^ au séminaire d* Alix, diocèse de Lyon, France. Alors qu'il était professeur de Sciences naturelles au Collège de Montréal, M. Moyen publia l'ouvrage Coûts élémentaire de Botanique et Flore du Canada^
LA PRESSE SCIENTiFiQUK, ETC. .1$
Aïnt M. i'abbé A, Orban, P, S, S., a publié une 2c edition en 18S5.
Un herbier considerable
L'herbier de M Michel Gando^cr (Amas [Rhône], Vîllefranche, France), — l'auteur de l'ouvrage Flora Europœ^ 27 vol. iîî-8o, — contient environ 250,000 spécimens de plantes d'Europt, d'Asie, d'Afrique, etc. M. Gandoîrer a décidé/ pour en assurer la conservation, de le diviser en deux parties, dont l'une est destinée au Muséum, *lc Paris. L'autre' partie est offerte en vente. Ce serait une belle occasion pour une association scientifique ou une université d'Amérique, qtiî voudrait enrichir tout d'un coup son département de l)Otanique.
" Marine Biological Station "
La première réunion du bureau d'administration de la Station biologique du Canada se tiendra à Montréal, ,le lO février prochain On s*y oCcifpera de l'organisation prochai* ne de cette institution scientifique. j
Bien qu'il ne soit guère probable que le directeur du \
Jfaturaliste canadien puisse assister à cette réunion, nous espérons toutefois pouvoir donner, dans un prochain numéro^ quelque idée des décisions que Ton y aura prises.
La pressa saleirtifique, etc.
— Nous avons reçu la première livraison du Mois uiem ^fiqut (Livres nouveaux'^— Courà'et Conférences — Congrès)^ jcvuc mensuelle publiée par la librairie J.*B. Baillière & Fib«
14' t£ KATllRALtSTB CANADieH
ig, me t[autctcuîllc, Paris. Prix d'abonnement, i fir, pCHir tous l€s pays,
— T/ie Amtrkam Monikty Micrûscûpkai fmrnai, Ulmita^ iid^ vient de commeacer sa 20e année. Nous souhaitons grande prospérité à cette rçruc* qui est toujours très intéres* santc. C$2,00 par année.— Chas. \\\ Smilcy, Publisher, Washington, D. C)
— Nos vœux tes plus sincères de succès toujours crois i»it à nos confrères l'iiVA^ d€ Oiafiivoix^ V Oistau-Ahucàf, le Mmmtmeni aiikoH^e et la Diftnst qui, durant ce mais, ont **ehaftgé d^année/* Four ce qui est, en particulier, de la Di- />wr,nous avons été heureux d'apprendre l'entrée i ce journal de Tiotre ami M. Ph, Mas^n, dont on se rappelle le ^ sa^e si brillant à XOutmir catholique et au C&urrirr del'O:^ .
— Nous lemercioiis de tout cceuf ceux de nos conTrères qui ont bien voulu jusqu'ici publier Icsomhiairedenosîiv ' ^g^fk%^\j^Jmttmi d\Ag$icuUuri,\^ Vèrift^ le Tri/îuvkn^ \â . fgmt^ le ProUitmr du Sagumay^ \ Âztuir du N&rd et le Cçurritr de Saint-Jean nous ont particu'ièrement favorisé sous ce rapport.
—Les fermes expérimentâmes, Rapports pour 1 897. Nous aurons été particulièrement intérq^sé en lisant le rapport de M. Fletcher, entomologiste et botaniste de la Ferme centrale, q«î, entre autres sujets, traite au long de Thistoire naturelle du Kjermès oti pou de San* José, . . . . r^i^r Mission prmfide/iiêe/l£ du^ B, L.-At Grign^n de M&mtfort, dams renseignement et îa propagation de la par- &ttc dévotion à la Sainte Vierge, cojïime préparation au grand règne de Jésus et de BCtiiedans le monde, par Tabbé J. M. Quérard, Sherbrooke, t89S, W, l>l^bé,,F,-H, LavaHéc, de Sherbrooke/ait ceuvrc«xcellertte en répandant le plus posmble^ dans notre pays, cet au«(4age si propre à **édifier, ins* mticç et injtéfesser le puWic cbi^f ign//. , t^ . \
.. —JJwfrs éu Les EnseignemeMi^ dfïavte^ Qiiélieçi 1898, Un volume de 688 pages, sans nom d'auteur. *'De omni re •<^!li" etc. * i *"^^
— Impressions de voyage^ Itçme, Tome I, par l'abbé H. ^imôn, curé de Saint- Alphonse de Chicoutimi. Un élégant pîetit.Hvre de 274 pages, bien cartomié entoile. C'est le deuxième volume que M. l'abbé Ciracn publie sur son vôyiâge d'Europe. Le style en est simple; correct et natu^ rdV^^y y ^ P**îs*>^ ^ P''^'*^'^ éonnaiissahcc avec l'auteur dèè '^impressions" qu'il reçoit des gens et des choses de la capitale du monde catholique. Nous souhaitons qu'il puisse biiehtôt publier Si^n 3e volume.
-^Le Canada ecclésiastique pour i8çç. C'est la 1 3e année de cette utile publication de MM. Cadieux & Derome, dç Montréal. Toute l'organisation religieuse du Canada y est décrite très en détail. En vente chez tous les libraires. ' -^Almanack du Peuple, illustpè^ pour 1899, La circulation dé cet àlnanacfa/ parvenu à sa 30e année, a été de 6^,600 copies en iSçé.LibratrieBeauchemin & Fils, Montréal. ; ■ ^Almanack dés Cercles agricoles de la province de Que* *^r;pbur 1899, publié par h librairie J^-B. Rolland & Fils, dé Montréal, et vendu partout au prix de 5 cts l'ex. Le -câklVàteur y trouvera en abondance des idées et des rné* •thcKÎçs'n'dia'yfeUes.'*- ■■••■••■•• ■•••• •••.■■>.:.••: •
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VOL. XXVI (FOL. VIDELA BECXIÈMESfiRIE) Nfl 2
Gl^icoatiipi, Février 1800
DirccteurProprietaire : I'abbe V.-A. Huard
L'ABBE PBOVANCHEB
(Continué de la page 187 du volume précédent)
Cela ne veut pas dire, certes, que Tarrangement nie thodique et la description détaillée des végétaux, teh qu'on les trouve dans les Flores, soient inutiles.Assurémcnlj non. Car, pour la plupart des plantes, on arrive assc* facilement à trouver au moins la famille et le genre de cha cune, souvent même Tespèce. Du reste, en cette matière comme en beaucoup d'autres, il faut compter avec Thabiln de et avec l'expérience ; et un amateur qui a déjà de U pratique se tire généralement d'affaire là où le novice trc huche à chaque pas.
En tout cas, l'auteur de la F/ore canadienne n'a rici^ négligé pour aider ceux qui veulent lier connaissance avc^ les plantes de notre pays. Caractères de la famille, caractèresgénériques et spécifiques, il a traité de tout cela avec un vt ritablc luxe de détails. Sans compter que, lorsqu'il y a lieu on trouve, à la suite de la description des espèces, des reuseîgfnemcnts souvent intéressants, toujours très utiles, sui l'histoire de la plante, ses propriétés médicinales, son i<p- 2 — Février 1899.
t8 LE NATURALISTE CANADIEN
pnrtance au point de vue de rindustrie, de ]*agrtcuïture oy de rhorticukure, et sur les soins qu it faut lui donner pour en tirer bon parti dans les champi ou dans les jardins. Et mtïme, à Toccasion, noire botaniste^ que n'effrayait pas la perspective d'un accroissement du format de son ouvrage, s'est complu à développer devant It; lecteur les considéralîons économiques ou autres qui lui venaient à l'cspriL Çu'on llifc, [>ar excmj le, les reflexions auxquelles il se laisse aller, après avoir décrit le cclcbrc Ginseng, Panax quinquifoiium^ L. (p. 274)1 sur le tort qu'a eu la ''pharmacie'* de trop négliger remploi des simples. "La pJiarniacic, dit-il, a cru y gagner en cherchant dans des combinaisons chimiques les vertus que présentent le-? diverses plantes à Tétat naturel ; mais les cures surprenantes qu'opèrent si souvent des personnes soignant avec des simples, complètement ignares des secrets de la médecine scientifique, nous porteraient à croire qu'on a eu tort dans bien des cas de substituer aux végétaux des substances minérales à principes concentrés, dont Taction toujours violente peut devenir très nuisible ou même fatale dans une application incertaine ou mal dirigée. Qui sait si dans quelques années la science d'Esculape, après un <^rand détour,n'en reviendra pas à son point de départ, nous voulons dire à la médecine des simples, pour mieux atteindre son but," etc. Mais rien n'égale, comme originalité, les considérations dont notre auteur a fait suivre la description botanique de \di Nicotiana Tabacum^ L., autrement dite : le tabac. Le morceau, quoique long, vaut la peine d'être lu. ""Tout le monde connaît le Tabac et les usages qu'on en fait. Etrange aberration de l'esprit humain ! On a fait violence h, la nature pour se créer des besoins factices ! Car on peut le demander : quelle satisfaction a éprouvée quiconque a -consenti pour la première fois à se remplir la bouche d'une fumée si piquante qu'elle en irrite toutes les muqueuses de Ja manière la plus désagréable, si toutefois elle ne va pas jïîsqu'à provoquer le vomissement ? Quelle agréable scnsa-
l'abbé provancher îg
tion a-t-on pu éprouver la première fois que Ton a mâché ces feuiîles à saveur acre et brûlante ? sî bien qnc la salive excitée par son action devenait sur-le champ un véritable poison qu'il fallait aussitôt expulser.Quels charmes avez-vous éprouvés la première fSis que vous vous êtes bourré les narines de cette poudre à couleur de fumier^ qui excita aussitôt en vous rétcrnucment et vous procura une aboîidantc évacuation de sérosités les plus dégoûtantes ? Des propriétés délétères, une >aveur acre et brûlante^ une odeur re- |30ussante, voilà ce qui caractérise cette plante devenue d'un «jsage si général aujouri'hi i que son commerce constitue une source très productive de revenus pour la plupart des Etats civilisés. Cependant si Ton en croit les partisans de son usage, fumeurs, chiqueurs, priseurs, iîs vous diront que rirritation insupportable que détermine dans le commencement cet usage^ cesse bientôt par l'habitude, et devient à la fin très agréable. Quant à nous, nous conseil'erons au lecteur de les en croire sur parole et de ne pas en tenter rexpérience/'— Dédié aux Sociétés que Ton a fondées, en Europe, contre l'abus du tabac !
Si quelque lecteur trop délicat faisait reproche à Tabbé Frovancher d'avoir mis dans la //i^r^ cette page quelque peu réaliste, je lui apprendrai que, s'il est vrai de dire, avec le poète, que
Le latin dans les mots brave Hionaêteté^ la même chose peut s'appliquer à la science, laquelle n'est pas toujours tenue à n'offrir à Todorat de ses clients que des fleurs au suave parfum! J'admets volontiers^ au demeurant, que cette mercuriale adressée aux amateurs du tabac ne saurait être regardée comme un modèle de ce que la langue fran- . çaise peut offrir de mieux en fait de style délicat et raffiné, Je dois aussi ajouter, pour ciore Tincident et réconcilier du moins les fervents de la pipe et du cigare— sinon les '*chi- "queurs" et les "prîseurs" — avec la mémoire de notre grand botaniste^ que^ dans la pratique, il était à leur endroit d'une
suffisante tolérance, que j'ai. . .vue bien souvent à l'épreuve sans qu*elle se soit légèrement démentie qu^une seule fois, à ma connaissance.
J'ai dit prucédemment qu'il n*est pas si facile, qu'on peut le croire, d'arriver à reconnaître, à l*aide de Clef? analytiques ou des descriptions même les plus détaillées, le genre et Tespece d'une plante dont on veut savoir le nom, C*est pour cela qu*il importe, dans un ouvrage descriptif, de ne pas négliger le secours très important de Tillustration, Tout le monde ne peut avoir accès à un herbier dont les spécimens aient été détermines avec les meilleures garanties d'exactitude, et y fixer, par comparaison, Tidentité d'un végétal tju'il désire connaître. Les gravures, dont une Flore sera parsemée, suppléeront à cet avantage dans la mesure de leur nombre plus ou moins considérable. L'idéal, ce sc^ rait évidemment que toutes les plantes y fussent représentées. Mais si une illustration aussi multipliée serait extrêmement dispendieuse, même aujourd'hui où des procédés nouveaux diminuent beaucoup la dépense nécessaire pour cet objet, à plus forte raison, il y a quarante ans, où Ton ne pouvait gucre compter que sur le travail du buriii^ était it impossible d'y recourir II fallait donc se borner, pour ne pas rendre trop coûteuse la publication de la F/ûre camuiknftt\ à n'illustrer que Tune ou l'autre espèce des familles les plus impartantes, Et encore, même restreinte à ces proportions, l'illustration de Touvrage, gravée sur bois, dut occasionner une dépense asse?. notable*
La Flore est "ornée de plus de quatre cents gravures sur bois/* comme il est dit à la fin du long titre de Touvragc* Par exemple, ces gravures étant réunis par groupe de 5, 6^ et même de 8 ou 10, le nombre total des planches dispersées dans les deux volumes ne dépasse pas la cinquantaine;- Cette quantité de planches gravées au burin semble luffisantCj si Ton tient compte de la nécessité qu'il y avait de ne