‹ Le Naturaliste canadienChapitre 127 sur 142 · LES JOURNAUX · texte numérisé non relu

LES JOURNAUX

— Nos félicitations et nios meilleurs Boahaits à la Vérité, qai a eommeiicé sa seizième année. " It is the ablest French Catholic paper on the continent/' disait récemment la Review^ de St. Louis, Mo., et ce n*est pas nous qui eontredir DOS ce jugement.

— Notre confrère de Ghicontimit le Progrès duSagwnajf, vient de célébrer le dixième anniversaire de sa fondation. Nous souhaitons un grand nombre de fêtes du même genre à cet intéressant journal, l'organe d'un'vaste district dont l'avenir s'annonce si beau;

— La £m«i0, — que nous avons'fturnommée' ai Heurs '^ La Vérité des Etats- Unis "--'a émigré de Chicago à St. Louis, &Co. Nous !a recommandons de nouveau à ceiiz de nos lecteurs (lui seraient désireux de se renseigner» exactement, sur le mouvement religieux et social dies Etats-Unis. ($1.50 par an ; A.rthnr Preuss, 3460 Itaska Street, St. Louis, Mo.)

— Encore une tombe dans la nécropole du journalisme ! Car il semble bien que la FeniUe d'Erable est trépassée. Qu'il est trlsM de voir disparaître une publication comme celle-là, aùii'née do meilleur esprit, et qui p(Hivalt faire du bien ! '

— l^ous remercions de tout cœur le Courrier de Saint- Jean^ qui s'eêt mis à publier nos ^mmaires« à l'exemple d'auti^s confrères comme la Minervei la Vérité f le Trifluvieny le Progrès d» Sagvunay, V Enseigneinent primaire, etc.— Il y a d'autres journaux qui font de temps en temps grand étalage de leur dévouement à la cause de T instruction pu'bliqqe, qui réclament une éducation plus pratique, qui accusent volontiers les collèges classiques de trop tenir aux langues mortes, de ne pas assez s'occuper des études scientifiques, et qui refusent d'avoir aucune espèce de relation avec le NaiviraXiste, la seule revue scientifique de la Province. Nous savons maintenant à quoi nous en tenir sur la sincérité de ces journaux, et sur l'esprit qui les anime.

PUBLICATIONS REÇUES 127

PUBLICATIONS REÇUES

— C. L. MarlaU, Revmonofihe l^mnKTl^Mof NoHh America, Washinjftoti^ 1896k.

—Oxtaùxfus&ff^U Viatettr's CoUege^ BourboDnais, III. 1895-98. Illostre d* belles photogravares.

— ^Dr G.-B. Martioeaa, Cure à T emu Q'l^c, 1896. Jolie plaqnette de 32 pft^es, bien iinpriaiée et iUnatrée par la m vison I>arvea».

— Acte» de la Société ïinnêenne de Bordeaux^ Tonaes VII et IX, 5e série.

—Remte de Bataniqtie^ Toaloaae, Noa 1 40-146.

■—BttUeHn de la Ffodêté de» Amis dm Science» natwréUe» de Rouen, aminée» 1890-91-^2-93-94. PrécieoBe collection de tiravaax reiiiaiqaables &ur toute» les branches de rhistoire natarelle.

— Aribnr Buies, Le Saguetuty et Je bassin du Uc Saint- Jean^ 3e édition > Québec, 1896. Bien qae Faatenr ne le dise pas, cette édition est *' revue, corrigée et aagmentée." Et le petit volame de 1830 est devenu un grand et gros livr^, un ouvrage de luxe, tout parsemé de pboto^rayuiies Hen réussies. — En soustitre, il y a : " Ouvrage bistoriquo et descriptif." .Cest justement le plan q /a suivi raùteur : il raconte avec plus ou moins âe détails l'histoire de toutes les localités intéressantes de C6 grand territoire du S^guenay ; il trace, en s )n beau langage, la géographie de jkoutcQ qu'il y a là de m(>ute et de vallées de rivières et de lacs.— (Test le livre d'or du Saguenay ; le Saguenay y est anilyse, raconté^ poétisé, dans sooi passé,, son présent, son aycrpir. M. Buies a contribué beaucoup à lui donner sa vogue actuelle ; et ce nouveau travail, qui est d'une lecture captivante, la . continuera.— rAvons-n.oi;i3 tort de croire que cet ouvrage est le meilleur de tout ce que Bu!<i3 a signé ?— Il n'y a pas <le t-ible d ts matières ; les titres des chapitres ne sont pas même indiqués en haut des. pages. Voilà une belle affaire pour les gens presséo qui cherchent un renseignement î et comme, même après qu'on a trouvé à grand'peine ce qu'on voulait, on a toujours envie de lire toute la page, et une antre, et une autre encore, on n'en sortira jamais comme on voudra. — Cest, de li^part d9 l'j^uteur, un raffinement de calcul dont on finit par lui savoir gré,

— R. Rinfret, Dictionnaire de nos fautes contre lalangne française, Montréal , 1896.— Il est sûr que les Canadiens-français maltraitent horriblement leur chère langue française ; mots employés improprement ou totalement défigurés, anglicismes» termes anglais francisés sans réserve aucune. L'ouvrage dt M. Rinfret permettra, à ceux qui le voudront, de corriger leur langage écrit ou parlé. Il exemptera de recourir aux gros dictionnaires. Ce sera l'auxiliaire obligé de tout Canadien qui écrit. Pour parler comme les anciennes Préfaces de livres, et com ne les journaux de tous les tOinps : Cet oavrage comble , une lacune. — Rien de tout cela ne veut dire,9ans doute,que toutes les parties de ce Dictionnaire peuvent défiler la critique. Par exemple, nous protestons tout de suite contre cet avis (p. 143) ; "Ne dites pas^wiowc^ à pat'ite, vï^ïa p1J^tKp^e àpomn^e de terre." L'insecte dont il s'agit n'est pas plus une punaise qu'une mouche. C'est à savoir, ensuite, si nous avons tellement tort, ici, de donner aux '.'patates" le nom de '^patates". Noj/s trouvons donc, nous, qu'il ne fiut pas condamner à mort les gens qui disent bête à patate pour désigner Tiusecte en question. — L'auteur est d'avid, dans sa Préface, qu'il faut proscrire nos archaïsmes delan-

gaire. Encore ici : c'est à savoir !— Un jf^Rve défaut du livre, à notre sens, c'est d'avoir divipé ce Diotionpaire en cinq parties, ou d'avoir mis cinq dictionnaires sous même couverture, sans rien qui aide extérieurement à les distinguer, ni «ians l'en-tête des p»gep. ni dans 1rs caractèns employés, ni dans la couleur du papier. îl en résulte qu'il faut parfois feuilleter longtemps pour se renseigner. C'ei«t un sérieux inconvénient. Il aurait mieux vain, à notre avi?, réunir les trois premières parties en nue peule. — Cela n'emptche pas l'ouvrage d'être important. Nous le recommandons vivement à tous nos gens deplume,petits on grauds.

Nos remerciements à qui de droit pour l*envoi de ces divers ouvrages.

Faute d'espace, nous renvoyons à la livraison de septembre deux intéressantes coranuuiicat ions, qui nous pont venues de Montréal.

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CHICOUTIMI

LE

VOL. XXIII (VOL. Ill DE LA DEUXIEME SERIE) ^^ 9

Ohicoutimi, Septembre 1896

Directeur-Propriétaire : l'albé V.-A. HUARD

S. G. Mgr Ireland et le NATURALISTE

En nous annonçant Ten^'^oi de l'article qu'on lira plus loin, sous un titre fort original, M. l'abbé Gauvreau, curé de Beardsley, Minn., E.-U., ajoutait ce qui suit :

"Mgr Ireland, faivsant sa \isite pastorale à Beardsley, s'est délassé des fatigues de ses courses apostoliques en lisant, quoi ? eh bien...le Naturaliste canadien ! A plusieurs reprises il nous a dit : "C'est très bien, très intéressant, et surtout très " édifiant de voir une pareille revue rédigée par un prêtre. Le " prêtre à la tête de la société, à la tête du progrès, est un " prêtre à sa place, un prêtre selon l'esprit et le cœur de Lé- " on XIII. "

" J'ai pensé que pareille appréciation de la part de l'archevêque de Saint-Paul, qui est un disciple des sciences naturelles, et dont le savoir égale la popularité, vous fera plaisir tout comme elle vous rend justice."

Nous reproduisons cette appréciation — très inattendue ,

non pas par un motif de vanité qui serait bien ridicule, mais psirce* qu'elle est de nature à réjouir nos amis.

Et, à ce propos, nous pouvons bien dire que tout l'épiscopat de la Province de Québec s'est montré aussi très sympathique à l'œuvre que nous poursuivons avec des moyens malheureusement si modestes.

La plupart de ceux qui encouragent le Naturaliste sont étrangers à la pratique des études scientifiques. Ils comprennent, par exemple, que le maintien de cette petite revue intéresse à la fois l'idée nationale, puisqu'elle est la seule publi-

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