‹ Le Naturaliste canadienChapitre 34 sur 142 · LES JOURNAUX · texte numérisé non relu

LES JOURNAUX

— Nous saluons avec jçrand plaisir la résurr-'ction de La Slenim«Wtf, excellent journal catholique que nous croyions décidé àjamais, muis dont la publication n'était qut suspendue, par suite d'une grave maladie de son Directeur, M. J.-A. Lovsque. Heblomadairo ; $1.00 par année ; Mattawa, Ont.

— Le Sténographe Canadien [B. F, 1^87, Montréal ; mensuel ; $1.00 par an) est entré récemment dans sa septième année, et tout indique qu'il fera longue vie. Nous le lui s nihaitons d • grand cœur, car nous apprédous fort son rôle utile. Si quelque bonne fôe nous offrait ses services : après avoir, pourvu aux nécessités financières du Naturaliste, nous demanderions sans doute la science infuse de la* sténofi(Vaphic, qui nous épargnerait bien du temps.'

Donc, prospérité au Sténographe, et vive reconnaissaïKie pour l'aimable façon dont il nous a recommandé à son public, dans son numéro de mars !

— V Ouvrier catholique [hebdomadaire, $1.00 par année, Biddeford, Me.] Ce journal, dès ses débuts, est très bien fait, fond et forme, et tout à fait dans la note catholique. Nos fL-licitations et bono souhaits à son Rédacteur, M. Ph. Masson, notre ami et ancien condisciple.

— Le JburftaM?ipeH;??e (37, rue St -Gabriel, Montréal) fera merveille sous la direction de MM. J. S^int-Elme et J. des Erables. Très dévoué,lui au'jsi,aux intérêts catholiques. Succès !

— Le Journal de l'Instruction publique, de Montrî^al, a publié en février une bien belle livraison qui contient le compte rendu de la 100e couférence des instituteurs montréalais. Nous y avons particulièrement remarqué le discaur» de M. Tabbé Bourassa sur M. Chauveau H Vidée nationale.

BIBLIOGRAPHIE

Non g accusons réception, avec reconnaissance, des publications suivantes : — Bu'letin of the Geological Institution of the University of XJpsala^ Vol. I [1892^-

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93]. Upsala, Suède. Très belle publication illuRtrée, qui commence bien la sérii) qno Von annonce, et dans laquelle les langues française, allemande ou angUise seront seules autorisées.

— Experiment Station Record, Vol» IV, V, et VI [en cours de publication]. Cette revup, qui est comme le compte rendu mensuel des progrès agricoles aux Etaf s-Unis, fait honneur, non mnînsque VInsect Life, au ministère de l'Agriculture de Wushington.

— Carte régionale des comtés d'Ottnwa, d\irgenteiiil, de Terrebonne, etCtjusqtCau Saint-Maurice, Québec, 1894. On sait déjà, par les cartes régionales des autres parties de^^ Province, combien cette œuvre du commissariat des Terres de la Couronne a de valeur.

— Bulletin of the Ess'X Institute^ Vol. 26, pg. 65-130; Salem, Mass. Avec grande Carte géologique du comté d^E^sex, Mass.

— Catalogue général de graines et plaides pour 1895, Jacques Verret, Charlesbourg, Québec. Brochure illustrée de 80 pages, avec couverture en chromolithographie Comme nons l'avons déjà fait, nous attirons l'attention de nos lecteurs sur cette maihon canadienne-française, la seule du genre qu'il y ait dans la Province. Depuis plusieurs semaines, nous avons ici, en pleine floraison, dos bulbes d'hiver qui nous viennent de chez M. Verret, et ils ne le cèdent en rien, au contraire/ à ceux que nous avons achetés aux Etats-Unis.— Qu'on demande ce Catalogue, rempli de renseignements sur l'horticulture, l'arboriculture, et même l'apiculture.

— Vicky's Floral Guide» 1895. Kous recevons ce catalogue annuel depuis Tîngt-cinq ans ; mais quelles différences entre le catalogue de 1870 et celui de 1895 ! Celui-ci est un voinme de 112 p. de grand luxe, tout rempli de gravures noîiee ou coloriées, et de renseignements sur la culture des légumes et des plantes d'ornement.— 10 cts. J. Vick's Sous, Rochester, N. Y.

— Th^ Missouri Botanical Garden, 1890. Ce beau volume est presque tout consacré à la mémoire de Henry Shaw, fondateur du Jardin botanique de Saint Louis.

— Prof. G. C. Davis, du Michigan Agric. College, Monograph of the tribe BASSINI ; — Some notes from a study of the Provancher collection of IchneunonidsB [1694]. Nous tâcherons de publier ce mémoire dans le Naturaliste.

— Spécimens de photogravure de l'Imprimerie C. Darveau, Québec. C'est la maison Darveau qui imprima toute la première série du Naturaliste, et nous applaudissons de grand cœur à ses succès.

— La dévotion à S, Antoine de Padoue, par Vabbé E. DeLamarre, 2e édition. Joli petit volume qui obtient un succès mérité. En vente chez les principaux libraires, à 15 cts l'ex., $1.50 la dos., $10 le cent.

— Lettre pastorale de Mgr Vévêque des Trois- Ricièrts concernant les dangers auxquels la foi des catholique-s est exposée en ce pays. Grave document dont le titre suffît à indiquer l'importance. Nous sovihaitonsque lcssag*)s conseils du grand évèque, du philosophe renommé, du dévoué patriote trouvent chez nos compatriotes toute l'attention qui leur est due.

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PHOTOGRAPHIE

Notre collaborateur, M. Tabbé Poirier, empêché par un deuil de famille bien douloureux, pour lequel nous lui offrons nos sincères condoléances, n'a pu nous donner pour ce numéro son article habituel sur la photographie. En la prochaine livraison, il rendra compte d*une expérience fort intéressante et qu'il a dû. être le prûmier, croyon8-nous,à tenter en ce pays. •Une gravure demi-teinte montrera avec quel aUccès il 1 a fait.

QU'EiN PENSEÎiT NOS ABONNES ?

Kous sommes forcé de remettre aux livraisons prochaine» plusieurs articles que nous avons on mains (entre antres un intéressant Méuioire de M. ringéiiieur 0. Baillairgé, M. S. E. C, etc., sur le détournement projeté du Saint- Laurent par les Etats-Unis). Nous mettons souvent du caractère solide et même du petit texte, et cela à frais extra, bien entendu. Mais ce n'4'.si pas encore assez. Une augmentation du nombre de pages s'impose évidemment ; mais nous n'y pouvons songer avec nos seules ressources : nous donnons déjà tout notre travail pour rien^ et ne pouvons vraiment faire plus. — Sinous portions le nombre de pages à24,c'*à-d. auxtrois quarts de l'ancien format, nos abonnés consentiraient-ils à donner 50 cts de plus par année ! A eux la réponse. Ils auront presque tous l'occagion de communiquer avec nous, durant Tannée : eh bien, nous les prions de nous donner leur avis sur raugmentatiôn proposée, qui ne prendrait effet qu'en 1896. Car nous ne voulons pas avancer sans être sûr d'etre suivi. Mieux vaut un Naturaliste de 16 à 20 pages, que pas de Naturaliste l

Natirstllste Oanailea

VOL. XXII (VOL. II DE LA DEUXIEME 8BBIE) No 5

Cliicoutimi' Mai 1895 Bédaoteur-Pnipriétaire : l'abbé V.-A. HUAED

Un bon nombre d'abonnés ont soldé le compte d'abonnement, ponr Tannée 1894, que nous leur avons expédié arec la précéddnte livraison, et nous les eu remercions vivement. Plusieurs ont ju^é que l'occasion était bonne pour payer en même temps l'aboanement du présent volume : nous sommes tout à fait de leur avis, pour d'excellentes raisons. Noua pourrions même mentionner un vénérable curé qui s'est imposé une amende de 50 cts, pour avoir retardé de s'acquitter ppur Tannée dernière, et qui, de plus, nous envoie $1.50 pour 1895, afin denoui prouver son adhésion à n >tre projet de publier le Natu- BALISTE à vingt-quatre pages ! De telles marques d'intérêt pour notre œuvre, et tant de lettres sympathiques qu'on nous adresse bien souvent, sont pour nous un encouragement du plus grand piix. Certes, tout n'est pas rose dans la vie du journaliste ; et nous entendions tout récemment Tun de nos plus distingués publicistes s'écrier : "Dire que j'en ai encore pour trente ans, peut-être, de cette carrière !"Mais il y a des compensations ; et il suffît qu'on nous témoigne un peu de bienveinance,pour nous faire oublier en un instabt toute Tlndifférence et même les procédés indélicats qui ^ rencontrent trop souvent sur la route que nous suivons. — Eien n'encourage comme les encouragements I

ONVEliTNODSVOlEaiESALÏÏ-LAORENT!

Québec, 1er avril 1895.

M. le Rédacteur du Naturaliste canadien.

Un sujet qui doit avoir pour nous de Tactualité et pour vos lecteurs, en changeant ainsi la face du pays, est le projet, aujourd'hui devant le Sénat américain, de vastes canaux de déviation de nos eaux des grands lacs, vers le golfe du Mexique et la rivière Hudson.

Déjà, comme je l'ai fait voir en janvier dernier, Chicago est à Vœuvre sous sanction, du Congrès des Etats-Unis, dans

10— Mai 1895

le creuRement d'ua canal de 300 pieds de largeur avec un tirant d*eau de 20 pieds, et qui va prendre au Saint-Laurent, je disais un trentième de ses eaux — 600,000 pieds cubes par minute ; mais que d'autres ingénieurs estiment à 30,000 pieds par seconde : soit un dixième de celles qui d'Ontario se déversent de ce côté.

D'ailleurs, si ce dernier chiffre est exagéré pour le moment, il pourra bien devenir réel d'ici à peu d'années ; car Chicago, dont la population est aujourd'hui de près de deux millions d'âmes, pourra bien dans dix ans atteindre le triplé de ce chiffre ; et son drainage, s'accentuant dans l'intervalle, demandera pour le diluer une prise d'eau dans le lac Michigan, d'autant plus considérable.

Le motivé de ce canal de 40 milles de longueur, qui de Chicago, longeant la rivière Des Plaines, se dirigera sur Joliet pour mêler ses eaux à celles de l'Illinois qui par le Mississippi se -dirige vers le golfe, est celui de faire cesser la pollution do eon aqueduc déjà rendu à quatre milles sous le lit du lac où il prend sa source, par les égoûts de la ville qui même à cette distance au large font sentir leurs effets désastreux, et de diriger ces égoûts en sens contraire ou vers le Mississippi.

Mais pour rendre le projet acceptable aux riverains qui s'émeuvent eux aussi de voir diriger ce drainage de leur c5té, la pilule sera dorée en faisant en même temps de ce canal une voie maritime et commerciale vers l'Atlantique. 39 contracteurs avec chacun un mille à creuser sont à l'ouvrage, et te canal à la fin de 1896 sera une œuvre accomplie. Si cette déviation des eaux d'alimentation du Saint-Laurent devait en rester là, ce serait peut-être un demi-mal ou même un avantage pour Québec, en diminuant encore la profondeur, le tirant d'eau du laç Saint-Pierre, au point de forcer les vapeurs océaniques de ne pas aller au delà de l'ancienne capitale ; mais voici que se forme, au moment où j'écris ceci, une Compagnie puissante au capital de 150 millions de piastres pour construire pour des fins commerciales plus d'un canal

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