DESCRIPTION DE MOLLUSQUES NOUVEAUX
Kdwardsi
Tcsla oblonga, gibbosa, roslrata, subtortuosa, nitenle alba ; extremitas postica, contracta, utriusque valvæ bicarinata.
Dimensions : long. 16 millim.; larg. 6 millim.; épais. 3,5 millim.
Coquille oblongue, arrondie en avant, finissant en bec de flûte en arriére et à test mince, fragile, opaque et de couleur blanche. La valve gauche (j’appelle ainsi la valve qui se trouve à la gauche de l’animal placé dans sa position normale, la tète en avant et le sommet en haut) est grande relativement à l’autre, qui semble lui servir de couvercle ; sa face externe, très convexe et si finement striée qu’elle parait lisse, s’allonge en forme de rostre assez saillant en arriére. Sur cette partie s’élèvent divisées par un sillon deux fortes carènes, qui partent de l’extrémité. Pour se diriger vers le sommet où elles se terminent en s’unissant. A la face interne, profondément excavée, ces deux carènes sont remplacées par deux sillons ; en face le sommet se trouve la charnière, formée d’une dent unique ; la valve droite, légèrement concave en dehors et convexe en dedans, présente, comme la précédente, deux carènes sur sa face externe et trois, au contraire, à la face interne sur laquelle s’élève, près du crochet, une petite dent saillante dirigée en bas et en dehors.
miration pour les savants travaux de l’infatigable membre de l’Institut et de l’Académie de médecine, M. le professeur Milne- Edvards ont présidé à la dédicace de cette espèce.
des valves. Les stries rayonnantes, fines, assez régulièrement disposées, n’occupent que b. moitié postérieure des valves, alors que les stries concentriques, étendues d’une extrémité a l’autre, et très fines a la partie postérieure ou elles forment avec les stries rayonnantes un réticulé à peine visible, se réu-
nisscnt en avant pour former des boursouflures ou des ondes saillantes; en arrière, sur le canal qui est en général très court, les stries concentriques se courbent brusquement pour se diriger de bas en haut. A intérieur des valves se présentent près du bord les impressions palléales qui, à la naissance du canal, remontent vers les cuillerons en décrivant une légère courbe. Entre cette courbe et son extrémité, le canal est plaqué d’une épaisse couche d’enduit blanchâtre; la charnière est formée d’un large cuilleron pour chaque valve; le cuiileron de la valve gauche, obliquement dirigé en dehors, est doublé d’une -petite dent saillante. Sur la valve droite, au contraire, le cuilleron dirigé vers l’intérieur do la coquille est simple. Le crochet, sur cette valve, est presque toujours usé et perforé par le frottement, alors qu'il reste intact sur la valve opposée.
Hah. Aden. Cette espèce, avec un certain nombre d’autres appartenant à des genres de la faune sénégalienne, ne me laisse, aucun doute sur la présence, à une époque reculée, de l’existence d’un bras de mer faisant communiquer l’océan Atlantique avec l’océan Indien à travers le désert de Sahara ; l’atterrissement de cette partie de l’Afrique n’a été que la conséquence des bouleversements volcaniques qui se sont produits sur toute l’étendue de la mer Rouge, c’est à eux que l’on doit ce golfe immense de l’océan Indien et -les chaînes de montagne^ qui l’ont enserré dans ses limites actuelles.
Ods. — C’est la première espèce du genre Tugonia observée dans l’océan Indien. Le Tugqnia divaricata de Reevc, trouvé à Coylan, appartenant à un autre groupe auquel j’ai donné, dans mon manuscrit sur les coquilles de la mer Rouge, le nom généri que de Turjonella.
Dr Jousse aume.
La Flore de l’Inde dans ses rapports avec la Flore de France
(Suite.)
FUMAHIACÉES
Ilypecoum procumlens L. — Cette espèce croit dans le Midi de la France et en Corse. On la. rencontre ici dans les parties les plus arides du Panjab, à Peshawer, à Mooltan et dans le Sait Range. .
Distribution générale : Asie occidentale, Région méditerranéenne.
Le o-enre CorydaMs n’offre point d’espèces communes. Les espèces qui le représentent dans l’Inde habitent le Thibet et T Himalaya.
Fumaria parviflora Lamarck. — Cette espèce que Hooker regarde comme la même espèce que le Fumaria VaitlantU de Loisel, habite les plaines de l’Indus et du Gange, les parties basses de l’Himalaya elles Nilgiris. Je l’ai observée dans ces deux dernières localités. C’est une plante qui envahit les cultures. Cette mauvaise herbe se trouve au Maroc, à Tripoli et généralement dans les champs des régions tempérées de Tancien Continont.