‹ Le Naturaliste (volume 2)Chapitre 156 sur 240 · CRUCIFÈRES · texte numérisé non relu

CRUCIFÈRES

Les geni*cs Malthiola et Cheirantlius n’offrent point d’espèces communes. Les diverses espèces de ces deux genres sont cantonnées dans le Thibet.

NasLurthnn officinale R. Brown. — Plante parisienne, commune en France dans les ruisseaux. Dans l’Inde on la rencontre dans le Rohilcund, dans le Panjab et à peu près dans toutes les stations montagneuses, par exemple aux Nilgiris, aux Shivaro hills ; mais dans ces dernières cette espèce paraît avoir été introduite.

Distribution générale : Afghanistan, Asie tempérée, Europe.

Nasturtium palustre D. G. — C'est le Boripa nasturtioides de Spach. Cette espèce parisienne habite en France les lieux humides. Elle est abondante dans l’Himalaya tempéré, où elle s’élève jusqu’à 3.000 mètres. On la trouve aussi dans le nordouest de l’Inde. Elle est rare dans le Bengale et dans l’Assam.

ACADEMIE DES SCIENCES

Séance du 20 juillet. — Mémoire de M Emile Blanchard, concernant les preuves de communications terrestres entre l’Europe et l’Amérique pendant l’âge moderne de la Terre. Ces deux continents devaient autrefois se relier par .l’Ecosse, les îles Feroë, l’Islande, le Groenland, les nombreuses îles du détroit do Davis et le Labrador. Ce qui le démontre, c’est la quantité et la qualité des végétaux et des animaux habitant à la fois l’Europe et l’Amérique. Parmi les végétaux communs à ces' deux pays, l’auteur cite des Anémones-, Crucifères, Violettes, Stellaires, Astragales, Saxifrages, Rhododendron, Primevères, Liliacées, Orchidées, Aunes, Saules, Genévriers, If, etc. . Parmi les Insectes, des centaines sont passées en Amérique par les régions arctiques de l’Europe, entre autres des Carabides qui ne se disséminent cependant qu’avec une extrême lenteur, et un grandnombre de Lépidoptères. Parmi les Mammifères, on trouve comme représentant communs aux deux continents, la Marte, la Fouine, l’Hermine, le Lemming, le Lièvre variable, le Castor et le Renne. Enfin, comme Poissons d’eau douce ne descendant jamais jusqu’à la mer nous trouvons en Amérique aussi bien qu’en Europe, la Perche, le Chabot et le Brochet. — M. Marey présente une note de M. Charpentier sur les oscillations rétiniennes. Si on fait donner k raison d’un tour en deux secondes un disque noir sur lequel on a fixé un secteur blanc plus ou moins large, et qu’on tienne l’œil fixé au contre du disque, on observe que le côté du secteur blanc qui pénétre le premier sur le fond noir est bordé par une bande noire séparée du fond par une bande blanche semblable. L’étendue angulaire de ces deux bandes augmente proportionnellement avec la vitesse L’auteur cite d’autres expériences et interprète les effets produits sur l’appareil visuel comme le résultat d’une oscillation rétinienne née sous l’influence du début de l’excitation lumineuse. — M. Chauveau présente une note de M. Ch Contejean sur l’innervation de l’Estomac chez les Batraciens. Innervation motrice. C’est le pneumogastrique qui préside aux* mouvements de l’estomac. Son action motrice porte sur le cardia, le pylore et les fibres longitudinales. Ce nerf a de plus une action inhibitrice sur les contractions réflexes de l’estomac. Les fibres circulaires sont sous la dépendance du sympathique et plus particulièrement du plexus cœliaque. Innervation vaso-motrice. Le pneumogastrique fournit des filets va so-dilatatcurs, tandis que le sympathique agit comme vasoconstricteur. Innervation sécrétoire. Le centre du réflexe présidant à la sécrétion des glandes gastriques se trouve dans les plexus nerveux intrastomacaux . Le pneumogastrique et le lympathique n’exercent ici qu’une influence régulatrice. — M. Milne-Edwards présente une note de M. Louis Moule sur le développement du Mésoderme des Crustacés et sur celui de scs organes dérivés. Ce Mésoderme est produit par la presque totalité du blastoderme, ses éléments évoluent suivant le procédé mésenchymateux ; le Cœlome est représente par l’ensemble de l'appareil circulatoire et des cavités périviscérales, mais on no constate pas do métamérisation comme chez les Annélides et les Vertébrés. — M. de Lacaze-Duthiers présente une note de Af. A lataquin, sur l’homologie des appendices pédieux et Céphaliques chez les Annélides. L’auteur établit d’abord que le segment céphalique peut porter des antennes ayant la forme de rames sétigères ; puis par des exemples nombreux tirés de la morphologie comparée, du développement et des connexions des appendices céphaliques et pédieux, il démontre qu’une rame sétigère peut se transformer eu un cirre sensitif. — M. Duchartre présente une note de MM. P rit Heur el Delacroix, sur la Muscârdine du Ver blanc. Les auteurs distinguent par des caractères bien tranchés deux espèces de Botrytis ; le B. Tenclla, et le B. Bassiana le premier qui est la Muscârdine du Ver blanc, le second celle ver à soie ; mais ils peuvent néanmoins attaquer les mêmes Insectes. Pour répandre la Muscârdine des Vers blancs dans h-s champs, il faut avoir recours à des Vers blancs préalablement infectés. Ces vers meurent au bout de 10 à Ici jours et le Botrytis se développe en rayonnant autour de chaque vor envahissant une masse de terre de 8 à 10 centimète? de diamètre.

A. E. Malabo,

Le Gérant: Emile DEYROLLE.

Série — IV 108

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