BULLETIN DU DEUXIÈME TRIMESTRE
Zoologie. — M. Joannes Ghatin étudie le Fonctionnement de l’aiguillon dans l’Heterodera Schachlii, anguillule parasite de la Betterave. Chez la femelle, l’aiguillon se réduit beaucoup et ne sert qu’à ponctionner la plante; il est puissant, au contraire, chez le mâle, où il sert en outre à perforer les tissus de la plante et à creuser un chemin à leur intérieur. — M. Ciiatin décrit en outre l' Appareil buccal des Phryganes ; il montre qu’il présente des affinités avec celui des Lépidoptères, et qu’au lieu d’étre rudimentaire, il présente toutes scs parties normales, à l’exception des mandibules. — M. Gaubert présente des observations sur la structure des glandes venimeuses des Aranéides, et établit notamment que leurs fibres musculaires sont séparées de la couche conjonctive portant les cellules glandulaires par une couche de tissu conjonctif. — M. Pizon expose le résultat de scs observations Sur la blastogén'ese chez les Botryllidés, Il confirme la blastogénèse continue que M. Jourdain avait observée et il trouve que trois générations sont ordinairement représentées dans Je cormier, mais que parfois on en observe quatre, la plus ancienne étant en dégénérescence, la plus jeune ofiï-ant u,u seul diverticule ectodermique. Les individus en dégénérescence servent à l’accroissement de la tunique commune, mais une partie considérable de leur masse, passant par les tubes ectodermiquos qui la mettent encore en relation avec la génération suivante, est absorbée par celle-ci, et par suite aussi, par celles qui en dérivent et qui peuvent s'élever à deux. Avant la ponte, les individus adultes sont hermaphrodites; ils restent mâles après la ponte, puis ils deviennent neutres ; leur évolution est dès lors terminée et ils
Botryllidés,
a lion des colonies
> qu’on ne l’a indiqué jusqu’à
dév données* dc\ oioppees,
ment dW bourgeon sous forme d’un diverticule endodermique. Dans certains cas, les larves de cetto espèce ne sortent pas du cloaque, mais y bourgeonnent, et les individus ainsi formés s’ajoutent à ceux du système auquel appartient la larve. — MM. A. Milne-Edwards et E.-L. Bouvier font une
étude des Paguriens du genre Canceltus. Us établissent que ces Crustacés présentent le même mode d’adaptation que le Pylocheles, en ce sens qu’ils se logent dans la cavité des pierres et qu’ils en ferment l’entrée avec leurs pinces, dont la forme est singulière ment modifiée, mais ils insistent sur ce fait qu’il
en réalité aucune affinité directe entre les deux genres : les Pylocheles peuvent être considérés comme des macroures, voisins des Thalamicidés, qui ont acquis des caractères paguriens en s'adaptant à vivre dans les pierres creuses; les Cancellus, au contraire, sont des Paguriens (voisins des Clit/anariées ) qui ont abandonné les coquilles pour prendre le genre de vie, et par conséquent la forme extérieure des Pylocheles.
nvulsifs. Le retour à la vie prul 110 heures après la submersion, mais alors il être permanent quand la subduré S0 à fiO heures. — M. Contejean décrit l 'épithélium du poumon du Colimaçon, et dit qu’en hiver, cet épithélium se compose de cellules plates à noyau central et ne entient pas de cellules vibratilcs. — Dans une autre communiation, le même aut eur s’occupe du temps nécessaire pour faire ne grenouille salée. Si l’on saigne une grenouille à blanc et : on chasse le sang par une injection intravcinçugi;, d’eau salée à 7.3 /Ô00, on trouve toujours Quelques globules congelé liquide qui s’échappe d’une artère sectionnée. Le calcul montre d’ailleurs qu’il faut un temps infini pour enlever , le sang suivant, cette méthode. M. Contejean signale en outre la tétradactylie dans les membres postérieurs du cobaye et indique une méthode pour doser les peptones au moyen d’une solution au'IOO0 de permanganate de potasse. — MM. Phisalix et Contejean étudient la physiologie des glandes à venin de la Salamandre terrestre; la sécrétion de ces glandes est duc à l’influence du système nerveux. Les centres présidant à leur fonctionnement se trouvent dans les lobes optiques, le bulbe et Taxe près de la moelle.
Botanique. — M. Ciiauveàud signale l’absence de plan de symétrie chez les Asclépiadées . Chez les plantes de cette famille, l’embryon, complètement développé, parait présenter un plan de symétrie perpendiculaire à celui de la graine. Cet aspect n’est en réalité qu’une apparence, au moins dans certaines espèces'. En effet, chez celles-ci, l’embryon est disposé au début de telle sorte que le plan de ses cotylédons coïncide avec le
plan de symétrie de l’ovaire, mais, à mesure que les cotylédons s’allongent, ils subissent un mouvement de torsion qui a pour effet do placer leur nouveau plan à 43° du précèdent. Ils s élargissent alors, et comme ils étaient restés étroits et accoles l’un à l’autre dans leur portion tordue, cette dernière parait être la continuation de Taxe, et l’embryon semble avoir alors un plan de symétrie dont, en réalité, il est complètement dépourvu.
Géologie. — Dans une intéressante conférence, M. Boule entretient la Société des méthodes et des procédés en usage dans les recherches pétrographiques ; il montre quels sont les résultats déjà obtenus en présentant et analysant divers travaux de MM. Fouquê, Michel Lévy et Lacroix, Roscmbuch, Bertrand.