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SUR UN REMARQUABLE ECHANTILLON DE FER NATIF

En poursuivant l’exploration d’un placer aurifère nommé Prikanavkyi, dans le domaine des mines de Berezowsk, en Oural, on a recueilli plusieurs lopins de fer métallique d’un aspect très singulier. M. Nicolas Nestorowsky a bien voulu en adresser des spécimens à M. Daubrée, qui les a déposés dans la collection du Muséum et qui, avec la collaboration du signataire du présent article, en firent une étude détaillée (b).

La figure ci-jointe représente, au double de la dimension naturelle, un des échantillons dont il s’agit. Il pesait 72 grammes, mais nous l’avons scié, et soumis à l’action de l’acide chlorhydrique pour en faire ressortir les ca^ ractères singuliers. Ce qui frappe à première vue c’est sa texture feuilletée et contournée bien différente de toutes celles des échantillons étudiés jusqu’ici ; il se présente comme résultant de la réunion d’une série de lames métalliques courbées ensemble et qui viennent successivement affleurer parallèle ment sur saface convexe, comme font les diverses pages sur la tranche d’une brochure roulée en cylindre. Certains feuillets de fer ont été un peu retroussés sur leurs bords et il s’est produit ainsi quelques crêtes admettant entre elles des matières ocracée».

Le métal qui compose ce singulier spécimen est très

(1) Daubuér et Stanislas Meunier ; Comptes rendus (le l’Académie des sciences, t. CXIII, p. 172-27, juillet 1891.

magnétique, mais il ne manifeste aucune polarité. Sa densité, prise sur un fragment de 33 gr. 821, a été trouvée égale à 7. 59 à 17°.

Une surface sciée et polie, comme celle qu’on voit au premier plan de la figure, est brillante et de la teinte or-

Fer natif de Prikanavkyi, près de Berezowsk, Oural : échanlillon du Muséum d’histoire naturelle ; double de la grandeur naturelle.

dinaire du fer. Traitée par un acide, elle s’attaque d’une façon sensiblement uniforme sans donner de figures proprement dites comparables à celles des fers météoriliques. Ce fait, ainsfque l’absence du nickel, porte à conclure que le métal qui nous occupe n’est pas d’origine extraterrestre.

La solution du métal dans l’acide chlorhydrique s’est faite sans résidu. La liqueur, qui était fort acide, a été presque neutralisée par l’ammoniaque, puis soumise à un courant d’hydrogène sulfuré préalablement lavé. Immédiatement la liqueur s’est troublée et on a vu se déposer, en très faible quantité, un précipité brunâtre, qui est devenu plus foncé par sa réunion au fond du vase et sa séparation d’avec un peu de soufre et quelques flocons grisâtres indéterminés.

Ce sulfure a élé. extrait par décantation, lavé et rassemblé au fond d’un tube à essai. Séché, il est devenu parfaitement noir et on l’a dissous dans une petite quantité d’eau régale. La dissolution évaporée et reprise par une goutte d’eau, a donné par la solution alcoolique du chlorhydrate d’ammoniaque un léger trouble jaunâtre qui s’est déposé en grains cristallins.

L’ensemble de ces réactions devant faire 1 conclure à la présence du platine, on a procédé à des vérifications. Tout d’abord on pouvait s’étonner que du platine contenu dans du fer fût directement soluble dans l’acide chlorhydrique. Or, des expériences très simples permettent de reproduire des alliages de fer et de platine jouissant des mômes propriétés. En effet, quand on a réalisé, par la réduction simultanée du chlorure de fer et du chlorure de platine au moyen de l’hydrogène au rouge, la synthèse du platine ferrifère (1), on trouve, par suite d’une séparation accidentelle des deux métaux, tels points du tube où du platine sensiblement pur s’est déposé et tels autres où des enduits sont de fer à peu près seul. Eh bien ! la dissolulion dans l’acide de ces enduits très pauvres en platine et qu’à première vue on prendrait pour du fer pur, a donné un liquide qui, par l’hydrogène sulfuré, précipite du platine avec l’allure générale du résultat fourni par l'échantillon de Berezowsk.

Q) Stanislas Meunier, .Comptes rendus t.XC, p. 234,1890.

D’un autre côté, la quantité de matières dont on disposait s’opposant à un dosageprécis, ona cherché à avoirau moins une idée de la proportion de platine contenu dans le fer natif. Pour cela, 1 centigramme de platine étant dissous dans l’eau régale, on étend la dissolution avec du perchlorure de fer jusqu’à ce qu’un volume analogue à celui du liquide sur lequel on avait opéré donnât par l’hydrogène sulfuré un trouble de même intensité.

Deux essais faits, l’un sur la limaille, l’autre par immersion du bloc dans l’acide, n’ont pas donné des résultats bien concordants; ils montrent pourtant que le platine est en proportion très faible, peut-être 0,1 pour 100. Des expériences de synthèse portent à penser qu’il ne s’agit sans doute que d’un mélange de platine ferrifère avec du fer natif et probablement la porportion du platine varie d’un pointé l’autre.

A la surface des échantillons de fer de Prikanavkyi on remarque des grains lilhoïdes qui sont incrustés dans les portions ocreuses, soit à l’extérieur, soit entre les feuillets dont le fer est composé. Ces grains examinés au microscope appartiennent à des espèces variées. Celles qu’on a reconnues le plus sûrement sont le quartz, le mica, le péridot, le pyroxène, la serpentine, des feldspaths tricliniques, le fer oxydulé et le fer chromé. Ces m inéraux, détachés les uns des autres, ne proviennent sans doute pas tous du même gisement originel. Le granit et les roches silicatées magnésiennes les ont évidemment fournis.

L’association des minéraux magnésiensavec le fer natif platinifère mérite d’être notée, à cause de sa conformité avec des faitssimilaires déjà constatés. Déjà, en effet, le platine ferrifère de Nichne Tagilsk s’est montré intimement uni avec les roches péridotiques et avec le fer chromé (1). D’autre part, des granules de fer nickelé terrestre, commeon ena rencontré à la Nouvelle-Zélande (2) (awaruite) et en Piémont (torrent d’Elmo) (3) sont dans le même cas ; et les uns et les autres paraissent représenter des échantillons fortuitement parvenus à la surface du sol, de roches normalement constituées dans les profondeurs infragranitiques.

L’ensemble maintenant considérable de données relatives à ces roches profondes, confirme de plus en plus les aperçus développés antérieurement, d’après lesquels le milieu où elles ont pris naissance n’était pas saturé d’oxygène, de sorte que même les métaux oxydables, comme le fer, le nickel et le chrome, s’y sontconstitués à l’état métallique, tantôt simples, tantôt alliés entre eux. C’est plus tard, sous l’influence d’une scorification, liée intimement sans doute aux phénomènes qui ont converti le péridot et les pyroxènes en serpentine, que le fer oxydulé et que le fer chromé se sont constitués.

Une opinion qui peut se présenter à l’esprit serait au contraire que les granules métalliques des roches à fer natif ont débuté par l’état oxydé et que des réductions postérieures les ont convertis en métal libre. Mais cette manière de voir, qui intéresse à la fois les masses terrestres qui nous occupent et les météorites, ne saurait résister à l’examen des faits.

lia paru intéressant de voir ce que deviendrait le fer oxydulé des serpentines soumis à une influence réductrice semblable à celle qu’on vient de supposer. Dans ce

Mj D.vubrée. Annales des mines. 7e série t. IX, 1870.

f 2) Ulrich. Quarterly Journal of the Geolorjical Society of London, t XLVI p. 6 i 9, 1890.

(3) Alf. Sella. Comptes rendus du 19 janvier 1891.

but, du fer oxydulé parfaitement compact, extrait de la serpentine de Firmy, a été soumis en fragments de plusieurs centimètres cubes à l’action, continuée plusieurs heures, de l’hydrogène pur au rouge. Le résultat a été un très beau métal prenant bien le poli, ne contenant pas trace d’oxygène, mais différant de tous les fers natifs par son état spongieux. Celui-ci est tel, que la densité apparente de ce métal ne dépasse pas 4.28.

Au contraire, l’expérience montre que c’est dans tous leurs détails qu’on reproduit le fer oxydulé et le fer chromé des roches, en soumettant le fernatifà un alliage convenable de fer et de chrome on à l’action de la vapeur d’eau dans un tube de porcelaine chauffé au rouge.

Stanislas Meunier.

DESCRIPTION DE LÉPIDOPTÈRES NOUVEAUX

Purins Conrregesi n. sp. — o’ 32 à 39 j*j 44 millimètres. Dessus des supérieures brun terreux semé d’atomes ochracés. La base immédiate «le l’aile est jaune, puis viennent successivement une ligne extrabasilaire de points, puis deux gros et parfois quelques petits points isolés dans la partie centrale de l’aile, enfin immédiatement après la cellule une ligne subterminale d’un jaune un peu plus foncé et bordée de chaque côté par des points de grandeur et de forme diverses. Tous ces points sont jaunes. Frange couleur du à l’extrémité des nervures. Dessous de dessus, mais les teintes sont plus fo; nets. Dessus et dessous des inférieures jaune paille avec la frange concolore, garnis de poils rosés le long du bord interne. Palpes jaunes intérieurement bruns sur les côtés et aux extrémités; tête, collier et ptérygodes jaunes, thorax jaune brun, dessus de l’abdomen rosé. Pattes rosées par-dessus, jaunes à l’intérieur; dessous de l'abdomen jaune. Antennes jaunes, plus fortement pectinées chez le çf. Trois cf cl l A des environs de Lova, 1890.

quatre ailes gris terreux. Les supérieures ont vers la base dans le centre des ailes un trait brun fortement marqué, bordé de blanc en dessus, de deux points blancs en dessous ; de l’extrémité de ce trait part une ligne blanche droite et qui remonte obliquement jusqu’au dessus delà cellule. Trois rangées successives de taches blanches terminent l’aile : la première, qui part du bord interne vers le milieu de l’aile; s’arrête à mi-chemin, les deux autres remontent jusqu’à l’apex. Ces dispositions ne sont bien indiquées que sur l’un de mes deux exemplaires; dans l’autre, un peu moins frais, les dessins restent confus. Il est à supposer d’ailleurs que cette espèce comme beaucoup de nos

gris uniformément semé d’atomes noirs. Frange grise et noire. Dessous des supérieures gris, côte et bord terminal striés de brun sur fond plus pâle. Antennes pectinées; tète, corps, pattes gris, semés de poils blancs ou noirs. Deux a* des environs de Loya, 1887 et 1839.

Langsdorfia nialina n. sp. — 40 et 45 millimètre Ci espèce qui se place tout à côté de la Langsdorlia Franckii II C. a le fond des ailes brun avec quelques reflets jaunes. Les supérieures, arrondies à l’apex, ont la côte coupée de brun foncé; au centre, vers la base, se voit une large tache également brun foncé contenant dans sa partie inférieure un petit trait blanc argenté ; le milieu de l’aile est traversé par une bande de teinte

l’une en forme de coin entre la bande centrale et le bord terminal ; la seconde, juste avant l’apex, est unent cerclée de blanc. Dessus des infépâlc. Franges concolorcs. Dessous des

elliptique, isolée ,

et pattes gris brun ; l’un

long que les ail

i étroites, assez pointues à l’apex, presque droide celui-ci à l’angle anal. Aux supérieures,

reliant à la costale au-dessus delà cellule qui est très allongée; de l’extrémité de la sous-costale partent trois petits rameaux qui atteignent l’apex; nervules inférieures 1, 2, 3 à peu près également espacées, la 4e plus écartée. Comme dans l’Euryda Variolaris Bdv. il est à supposer que la J diffère très sensiblement du çf

Lafayana eupra n. sp. : — 26 millimètres. Ailes transparentes avec les nervures fortement indiquées. Les supérieures sont couvertes d’écailles d’un beau noir à la base, le long du bord interne et à l’apex, avec, une fine bordure également noire le long de la côte et du bord terminal. Les inférieures sont également noires à la côte et le long du bord interne. Franges noires. Palpes noirs, tète noire garnie d’un plumet de poils jaunes, collier, ptérygodes et dessus du corps couverts de poils d’un beau noir profond; dessous du thorax, base des ailes et anus recouverts de poils rouge orangé vif ; pattes noires, milieu de l’abdomen en dessous noires comme le dessus mais garni de chaque côté de quelques poils rouge orangé. Antennes noires. Un çf des environs de Lova, 1890.

P. Dognin.

SOCIÉTÉ PHILOMATIQUE DE PARIS

SECTION DES SCIENCES NATURELLES Bulletin du troisième trimestre

Zoologie.— MM. A. Milne-Edwards et E.-L. BouviERprésentent quelques Observations générales sur les Paguriens recueillis dans la mer des Antilles et dans le golfe du Mexique , par le Bi.ake et le Hassler, sous la direction de M. Alexandre Agassiz. Ils signalent notamment une variété très grande dans les modes d’adaptation des Pagures: tantôt l’animal se loge dans .une pierre ou dans une éponge dont il ferme la cavité avec scs pinces ( Pylocheles ), tantôt il habite un morceau de bois perforé dans lequel il pénètre directement et qu’il ferme en arrière par une sorte de bouclier abdominal ( Xylopagurus ), enfin certaines espèces rejettent absolument tout abri et prennent la forme et le genre de vie des crabes ( Ostraconotus ). Partant de ce principe que l’adaptation pagurienne est d’autant moins prononcée qu’un plus grand nombre de pattes paires persistent à l’abdomen, ils tirent, au moins pour la mer des Antilles, la conclusion suivante qui ne manque pas d’intérêt : la faune pagurienne des profondeurs est surtout constituée par des espèces plus ou moins voisines des formes ancestrales; ces espèces disparaissent progressivement à mesure qu’on se rapproche des côtes, où elles font place à d’autres très éloignées des formes primitives. — M. Malard, dans deux notes sur les Aphrodites , observe que VA. ecliidna M. Intosch, n’a rien de commun avec l’A. echidna Quatrefages et propose pour elle le nomd’A .Magellanica ; il considère en outre l’A.sm'ceacommeune variété, propre auxjners fermées, de l’A. aculeatata. — M. Léon Vaillant présenté quelques Remarques sur les caractères qui peuvent permettre de distinguer les Sternotliærus nigricans Lacépède et Sternothæneus castaneus Schweigger ; les observations de l’auteur ont [été faites sur des Tortues de la ménagerie des Reptiles au Muséum.

Dans un travail sur l’anatomie des glandes annexes de l’appareil génital mâle de la Gerboise de Mauritanie. M. E. de Pousargues signale la présence de glandules dans l’épaisseur des canaux eflerents, décrit les rapports de ces canaux avec les vésicules séminales et signale la disposition en couronne des glandules prostatiques.

M. Contejean étudie l’innervation de la vessie urinaire chez la Grenouille : dans cet animal, le centre d’innervation se trouve au niveau de la S” vertèbre comptée à partir de la tète ; lesfilets qui en émanent passent par les nerfs de la queue de cheval, d’ailleurs le sympathique ne contient pas de filets vésicaux. Dans une seconde note sur l 'innervation de l’estomac chez les Batraciens , le même auteur observe que le centre des réflexes de la sécrétion du suc gastrique se trouve dans les plexus intrastomacaux. — D’après une note de M. Perrin, la musculature du pied de l’Axolotl est identique à celle de la Salamandre , sauf quelques exceptions sans importance qui tiennent surtout à un nombre différent de phalanges au premier et au quatrième doigts. — M. P. Gaubert décrit, sous le nom de glandes patellaires des Aranéides, des tubes invaginés,

plus ou moins' sinueux, qui sont groupés à l’extrémité de la patelle ou 4e article des pattes de certaines araignées ( Cyrlau chenius ) ; par leur structure ces glandes se rapprochent de celles qui sécrètent la soie. — M. Malard signale, à l’entrée des cæcums hépatiques du tube digestif des Aphroditiens, deux disques fibreux, se fermant en soufflet au moyen de muscles marginaux; ces disques permettent aux cæcums de ne déverser leur contenu liquide, qu’au moment le plus favorable pour la digestion.

M. Pizon étudie le développement du ganglion et dupavillon vibratile (hypophyse) chez les Tuniciers du groupe des Botryllidés..Ces deux parties se développent indépendamment l’une de l’autre. La vésicule endodermique primitive du blastozoïte émet un diverticule qui s’ouvre secondairement à la partie antérieure du sac branchial; un peu plus tard, ce tube s’oblitère à son point d’origine et il a dès lors la disposition qu’on lui trouve chez l’adulte. Quant au système nerveux qui constitue au début un cordon épiblastique allant de l’ouverture branchiale à l’orifice cloaçal, il se condense sur le diverticule précédent pour y constituer le- ganglion définitif.

M. Devaux communique le résultat de ses expériences sur le sens du goût chez les Fourmis. L’auteur a reconnu que les solutions de saccharine, dont le goût sucré est si accentué pour l’homme, non seulement n’attirent pas les insectes, mais semblent au contraire repousser ceux-ci d’une solution contenant du sucre, lorsqu’on y a ajouté de la saccharine. — MM. A. Milne-Edwards etE.-L. Bouvier décrivent unpagurien nouveau, le Paguristes Marocanus qui, contrairement aux autres crustacés du même groupe, habitait une coquille sénestre. Les auteurs pensent que ce Pagure s’était probablement fourvoyé dans la coquille et que leur observation n’infirme en rien l’hypothèse, admise jusqu’à ce jour, que la disparition des appendices au côté droit de l’abdomen, dans les Paguriens typique*, est due à leur habitat normal dans des coquilles dextres. — Dans une note sur la digestion stomacale dans la Grenouille rousse, M. Contejean montre que lès glandes de l’estomac élaborent de la pepsine et que l’acide sécrété par les parois stomacales est de l’acide chlorhydrique. Dans une seconde communication, il indique un procédé opératoire pour mettre à nu le nerf pneumogastrique de la Grenouille , et pour énerver l’estomac de cet animal.

Paléontologie. — M. H. Filhol comble une importante lacune en décrivant la dentition supérieure de l’Anthracotheriiim minimum d’après des échantillons provenant de la Milloque (Lot-et-Garonne). Cette dentition peut être formulée ainsi. Inc. 3 ; Can. 1 ; Prém. 4 ; Mol. 3 ; elle se différéneie d’ailleurs, par un certain nombre de caractères, de celle des exemplaires plus réduits provenant des lignites de Rott et de Rochette. — Le même auteur signale en outre la présence des P alœrinaceus dans les dépôts de phosphate de chaux du Quercy. Ces hérissons fossiles n’étaient connus jusqu’ici qu’à Saint Gérandle-Puy ; leur présence dans les phosphates montre qu’ils remontent au moins jusqu’au moment de la formation des gypses de Montmartre et du calcaire de Brie, dans le bassin de Paris.

Botanique. — Apropos d’une collection déplantés du Thibet chinois, envoyée au Muséum par M. Soulié, M. Franchet observe que la flore de la région (Se-tchuen, aux environs de Ta-tsien-lou) est intimement liée à celle de l’Himalaya : on retrouve, en effet, les mêmes espèces dans les deux régions, ou bien ce sont des formes représentatives qui s’y montrent; les mêmes genres, tels que Senecio, Pedicularis, Genf.iana, Pumila, etc, y prédominent d’une façon très accentuée. \j& travail de M. Franchet, qui est précédé de généralités fort intéressantes, renferme la description de 17 espèces nouvelles» appartenant surtout aux genres Senecio, Saussurea, Salvia, Pedicularis, Genliana.

Technique. — M. Chauveau décrit un nouveau procède pour la préparation des coupes. Ce procédé consiste essentiellement dans l’emploi d’un petit appareil (le microplyne) en forme d’entonnoir, muni à sa partie inférieure d’un disque de’ toile de platine. Il supprime le transport des coupes d’un réactif dans l’autre, car. ce sont les réactifs que l’on fait successivement passer sur les coupes. — M. Contejean donne connaissance d’un procédé qui permet de préparer en grande quantité l’hématoxyline nouvelle de M. Ranvier ; il signale également une modification qu’il a apportée à la méthode de M. Mathias Duval pour coller les coupes faites en série après englobage dans la paraffine.

Conférences. — M. Bourgeois fait un rapport sur les ira-

vaux de la Société française de minéralogie pendant les année 1889 et 1890. Ce rapport, qui est accompagné de nombreuses •observations techniques, est imprimé au bulletin de la Société.

M. H. Filhol, qui vient de publier un important volume sur les Mammifères fossiles de Sausan, retrace l’historique des gisements fossilifères de cette localité et décrit à traits rapides les principaux Mammifères fossiles, qu’il a mis à découvert dans ses fouilles.

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