‹ Le Naturaliste (volume 2)Chapitre 5 sur 240 · DE GRENIER ET GODRON · texte numérisé non relu

DE GRENIER ET GODRON

(Suite.)

Erythrœa capitata Willdenow ap. Cliamisso Adnotationes quœdam ad Floram Berolinensem (1815), p. 9 (append. éd. 3 Verzeichn. der auf den Friedlœndischen Gütern cultivirten Gewœchse,nebst einem Beitrage zur Flora der Mittelmark , aucl. F. Walter); Rœmcr et Schultes Syst. regel.. IV, p. 168 et 786; Townsend in Journal of Linnean Soc., XVIII (1881), p. 402 (On an Erylhræa neic to England, etc., cum icône) et Flora of Hampshire , p. 213,502; Babinglon Manual o/Brit. bot., éd. 8, p. 241 ; Corbière InBullet. Soc. Linn. de Xormandie, troisième série, vol. X, p. 170-171 (Une plante nouvelle pour la flore française) et in Mèm. Soc. Sciences nat. et math, de Cherbourg, XXV, p. 273 ; Lloyd et Foucaud Fl. de l’ouest, éd. 4, p. 229. — Exsicc : Witlrock Erythrœœ exsicc. . n° 1 1 ; Ch. Magnier Flora selecta , n° 2245. — Plante annuelle ou bisannuelle. Racine pivotante, atteignant souvent deux et trois lois la longueur de la tige à rameaux peu nombreux. Tiges courtes (2-10 centimètres) quelquefois presque nulles, solitaires ou plusieurs partant du collet de la racine, simples ou rameuses dès la base, munies parfois à Faisselle des feuilles de la dernière paire, quelquefois aus-i de l’avant-dernière, de un ou deux rameaux aphylles terminés par un petit capitule de (leurs dépassant le glomérule principal. Feuilles radicales en roselle dense, sessiles, glabres, ovales-oblongues, minces, les caulinaires plus étroites, plus ou moins décurrentes, les dernières paires souvent très rap¬

prochées du glomérule floral et alors l'égalant ou le dépassant. Fleurs nombreuses, sessiles, en, glomérule dense, munies chacune de 2-3 bractées linéaires inégales. Divisions du calice étroitement linéaires, égalant ou dépassant le tube de la corolle à l’anthèse. Corolle à tube non resserré à la gorge et égalant les lobes ovules-oblongs, obtus. Etamines insérées cl la base du tube de la corolle ou, plus rarement, à insertion hypogyne (1). Capsule subacuminée dépassant sensiblement le tube après Fanthèse. — Juillet-août.

Hab. — Manche : pelouses rases et pierreuses au bord de la mer à Bretteville près Cherbourg (herb. R., Corbière), coteaux maritimes à Carter et (Lebel, Corbière) ; dunes fixées à Créances près Lessay {herb. R., Corbière).

Aire géographique. — Allemagne : Berlin, Munich; Suède: iled’Œland-, Angleterre: île de Wight, Sussex (2).

VE. capitata Willd. diffère de VE. Centaurium Pers. et de sa var. capitata Koch par les fleurs en cyme serrée ordinairement égalée ou dépassée par les feuilles caulinaires ultimes, le calice à divisions atteignant au moins la longueur du tube delacoro’le à l’anthèse, les étamines à filet inséré à la base du tube de la corolle (et non à la gorge).

Obs. — Cette plante singulière qui, par ses étamines à filet inséré à la base du tube, semblerait même devoir sortir du genre Erythræa, ainsi que l’a fait remarquer M. Townsend, si l’on s’en tenait aux caractères attribués dans le aux Erythræa :

a . Stamina 3-4, corollæ tubo superiore inser-

ta », doit-elle être acceptée comme espèce ? — Nous ne le croyons pas, et elle constitue seulement pour nous une sous-espèce de VE. Centaurium , basée sur le dimorphisme du type, comme les E. glomerata Wittr., Morieri Corb., Schuttleicorthiana Rouy (E. nana Shuttlew. in herb., non Hegetsch ; herb . R.. leg. Auzaude, ex herb. Huet) (3) sont des sous-espèces parallèles des A. littoralis Fries, ramosissima Pers. (et forma E. pulchella Fries) et maritima Pers., caractérisées par une taille naine, des feuilles très rapprochées, les fleurs réunies en cyme compacte ou agglomérées, entourées par les feuilles caulinaires supérieures, les divisions du calice plus longues que le tube de la corolle, les étamines insérées à la base ou vers le milieu du tube de la corolle. Ces sous-espèces se rencontrent toutes dans les régions maritimes, sur le littoral. Ajoutonsque

(1) Dans ce cas la corolle est dialypétale [sec. Corbière.

(2) Les deux variétés : Willdenowiana et sphœrocephalaTowns. ne sont pas sulïisamment distinctes d’après MM. Wittrock et

(3;: (L’E. Schuttleicorthiana Rouy (Chironia maritima pumila Herb. Robert) a été découvert par Auzandc à l’ile du Levant (iles d’Hycrcs.) — Il se sépare de l’£. maritima Pers. par ses fleurs subsessiles agglomérées en capitule, les divisions c a 1 i cinales un peu élargies plus longues que le tube de la corolle, atteignant ou dépassant la moitié du limbe, les 'feuilles supérieures très rapprochées entourant le capitule florifère et souvent plus grandes que les radicales.

les formes naines et capitées ou subeapitées, mais a étamines insérées près de la gorge et à divisions du calice comme dans ie type des E. Centaurium (var. capitata Koch), E. littoralis (var. minor Waldstedl). E. ramosissima (var. nana, Rony = E. nana Hegelschw., Gliironia nana Bast.), E. maritima (var. occidentalis Rony = Genliana maritima Thorc, Chironia occidentalis DO.), établissent la transition entre les sous-espèces citées ci-dessus et le type pécifique.

(A suivre.)

G. Roüy.

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