DESCRIPTION D’UN IÏIOLLUSQUE NOUVEAU
Lymnæa crassilabrum, nov. sp. de Folin.
Testa minuta, ovato-oblonga, imperforala; spira brevis, apice oblusa ; apertura inferne parum obliqua, mediam testæ altitudinis partem superante ; peristomate a callo tenue superne continuato ; margine exteriore subacuto, intùs valdè et lat'e incrassato, crassiludo albescens ; colurnella contorta. Anfraclibus III 1/2, sutura haud profunda separalis, ultimo multo majore 3/4 longitudinis arquante. Habitat Pey ad Aturi litoram.
Cette petite espèce est fort remarquable en raison du large et épais bourrelet qui régne au dedans et tout le long du bord externe de l’ouverture et qui se fond au dedans de la columelle. Sa couleur blanchâtre le fait apparaître très distinctement, et il caractérise parfaitement cette espèce à laquelle on pourrait supposer quelques analogies avec la L. minuta. Elle s’en distingue cependant par des différences bien prononcées, elle est d’abord beaucoup plus petite, le nombre de ses tours de spire ne dépasse pas 3 1/2, bien qu’elle soit adulte, ce que prouve surabondamment le bourrelet qui borde son labre. Par sa forme ne présentant aucun rapport avec les saillies des tours de spire qui étagent les profils de la minuta, en surplombant les uns sur les autres. Par son sommet très obtus, sa suture peu profonde. Par son ouverture qui est moins élargie, quoiqu’un peu dilatée vers la paroi aperturale et légèrement oblique dans le bas se courbant vers la columelle, celle-ci qui se contourne elle-même comme pour se prêter à cette obliquité se détache d’un épanouissement situé sur un mince épaississement qui recouvre la paroi aperturale jusqu’au bord externe, pour descendre le rejoindre à son extrémité opposée en se détachant du bourrelet sur lequel elle faisait une saillie arrondie. Il faut encore ajouter que le premier tour de cette coquille ne se voit pas lorsqu’on la regarde de face et qu’il n’apparaît que quand elle est vue de dos, particularité qui n’a pas lieu sur la L. minuta.
C est à notre bon ami, Armand Dctroyat , que nous devons la découverte de cette jolie coquille. Nous étions allés passer quelques jours avec lui, dans sa propriété de Pey située presque au bord do l’Adour, et c’est sur une rive do ce fleuve que nous l’avons rencontrée.