Tretanorhinus variabilis (1) Duméril et Bibron
Caractères. — Tête allongée, distincte du cou et légèrement déprimée à la région frontale. Museau assez étroit et coupé carrément. Rostralc plus large que haute et séparée des internasales par les nasales antérieures. Deux préfrontales. Frontale à six pans. Pariétales longues. Une seule frênaie. Deux préoculaires. Huit supéro-labiales, la quatrième seule en rapport avec l’œil. Cinq paires de squammes gulaires. Ecailles disposées vers le milieu du tronc en dix-neuf séries longitudinales. Région inférieure du tronc d’un brun châtain. Dentition isodontienne.
Description. — Neuf plaques suscéphaliques. Internasales fort petites, de forme subtriangulaires, circonscrites en avant et sur les côtés par les nasales, et en arrière par les préfrontales. Ces dernières, assez grandes, présentent cinq pans inégaux. Frontale assez petite, hexagonale, offre un angle obtus en avant et un angle aigu en arrière ; sa longueur n’égale pas celle de la suture interpariétale. Sus-oculaires peu développées. Pariétales étroite en arrière, sont aussi longues que l’espace compris entre le milieu des internasales et le bord postérieur de la frontale. Narines ouvertes en dessus entre deux plaques de médiocre grandeur. Frênaie bien développée, à quatre pans et en contact avec la deuxième et la troisième sus-labiale. Deux préoculaires; l’inférieure, la plus grande, repose sur la troisième et la quatrième sus-labiale. Œil petit et en contact avec la partie médiane de la quatrième sus-labiale. Deux post-oculaires ; l’inférieure est enclavée entre le bord postérieur de la quatrième sus-labiale et le bord antérieur de la cinquième. Cinq à six temporales; la première seule est en rapport avec les deux postoculaires. Bouche arquée en arrière, garnie do huit supéro-labiales; la première, assez petite et projetée en avant, est en rapport avec les deux nasales; la quatrième est placée au-dessous de l’œil ; les trois suivantes, comme cette dernière, sont assez bien développées. Dix inférolabiales ; les six premières sont en rapport avec les inter-sous-maxillaires; ces dernières
(1) Tretanorhinus variabilis Duméril et Bibron, Erpet. Génér. t. VII, 1854, p. 348. — Id. Jan, Elenco sist. degli ofuli 1863 p. 76. — Id. Jan, Prodr.Icon. gener. degli ofidi, Modena, 1864 p. 54. — ? Helicops Wagler., Jan, Icon gener. des Ophid. 28 livr/, pl. 1, fig. 1.
lamelles, réunies, sont aussi longues que l’espace compris entre le bord antérieur des internasales, au bord postérieur de la frontale. Cinq paires de squammes gulaires, suivies par cent cinquante à cent cinquante-sept gastrostèges. Anale divisée. Queue ayant environ le quart de la longueur totale, et garnie en dessous, par soixante-huit à soixante-quinze urostèges doubles. Ecailles du tronc finement striées, disposées en dix-neuf séries longitudinales; colles de la nuque ne portent pas de carène, mais toutes les autres en portent une, d'abord peu élevée, puis beaucoup plus saillante sur la seconde partie du tronc et sur la
queue.
Longueur totale du plus grand individu . 0ra T10ra
Longueur, du bout du tnuseau à l’anus . 0m 530m
Longueur do la queue . 0m 180“
Les auteurs de l’Erpétologie générale, p. 350, s’expriment ainsi sur la coloration de cette espèce : « Les trois individus que renferme notre Musée n’ont pas un modo de coloration semblable.
« L’un d’eux, qui est assez jeune, offre de larges bandes noires en travers du dos et du dessus de la queue sur un fond gris brunâtre. Les faces supérieures et latérales de la tète ont cette dernière teinte, à l’exception des lèvres, qui sont noirâtres avec des piqueturss jaunes. D’autres piquetures semblables se voient sur la gorge, qui est d’une couleur châtain, ainsi que le ventre et le dessous de la queue, où l’on voit aussi des points jaunes. Enfin le bas de chaque flanc est parcouru dans toute sa longueur par un ruban blanchâtre, au-dessous duquel, règne une série de très petites taches noires.
« Chez le second sujet, évidemment adulte, les bandes transversales du dos sont, pour la plupart, divisées en deux parties, qui ne se trouvent pas toujours placées Tune en face de l’autre. C'est un brun presque noir qui domine sur les régions inférieures. De plus, le ruban des flancs est violacé dans les deux tiers postérieurs de son étendue et non blanchâtre d’un bout à
Ces deux individus, dont les auteurs de l 'Erpétologie générale ignoraient l’origine, proviennent de l’Amérique méridionale.
Observations. — Le professeur Jan a figuré dans l’Iconographie générale des Ophidiens, sous le nom de Helicops Wagleri, un Ophidien qui, par l'ensemble de ses caractères et par la livrée, ressemble beaucoup au Tretanorhinus variabilis. Nous l’avons inscrit avec doute en synonyme do cette espèce, car peut-être en diffère-t-il par la dentition.
( A suivre.) Bocourt.