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mortes; la PERDRIX prise au collet est là « pour le chasseur maladroit ».
Le PAON figure en belle place dans le « jardin des Hespérides » ; que ce lieu de délices füt sur les bords du Lexus, du Guadalquivir ou aux Canaries, le Paon devait manquer, si tant est que ce jardin des Hespérides devait se trouver quelque part, mais qu'importe ? Nous sommes ici en pleine fable et ces Paons sont là tout à fait à leur place. Nous les retrouvons dans le « Chant pour la Beauté » et l'éclat de leurs caudales ne pouvait manquer de tenter les peintres qui travaillent pour les Gobelins,
Les Echassiers ne se retrouvent guère que dans de petites figurines de HÉRON et aussi par le cultriroste de l’humouristique «tête àtête » :la GRUE commune (Europe) Grus Vulgaris (Guillaume?) ressemble fort à une cigogne, mais après tout l’échassier qui fait face à l'« honeste dame » peut derrière ses grillages êtreune Grue de Mandchourie : ce n’est paslà que git l'intérêt de cette toile qui retient fort les. visiteurs. Un mélancolique MARABOUT figure chez « le naturaliste » (Buffet) bien moins bien monté que l’empailleur que nous montrait il y a quelques années le peintre Godfroy.
Une demoiselle nous représente sur un cuir d’art des « Ibis flammants » qui en réalité présentent bien tous les caractères de braves et francs Phænicopterus qu'ils sont.
Les Palmipèdes n’ont rien à envier aux autres ordres :
GOELANDS et MOUETTES prennent leur essor dans les frises décoratives.
Les CorMorans, modèles placides, ont trouvé la récompense de leur immobilité qui leur a valu les honneurs de la vitrine.
Le CANARD, oiseau de formes grasses et surtout le caneton, est un modèle de choix pour les maîtres potiers, et nous le retrouvons dans les cours de fermes.
Aiïimez-vous le CYGNE ? On en a mis partout! L'oiseau de Léda est devenu le symbole de l’ « indiscrétion », il accompagne une foule de statuettes mythologiques et sa grâce se marie fort bien aux formes souples des femmes d’une monumentale fontaine.
Les troupeaux d’OIEs sont souvent aussi interprétés.
Seul l’ordre des Coureurs fait totalement défaut. Reptiles.
Le Serpent est naturellement l'accompagnement obligé du « charmeur », la COULEUVRE symbolise la « mauvaise pensée », ses couleurs vives et sa forme souple ont aussi tenté le pinceau des éventaillistes pour qui elle est un modèle plus commode que la ViPÈRE traduite en fer forgé et d’un bel effet décoratif : « Il n’est point de ser-
Le LÉZARD ne paraît guère que pour donner un prétexte à |’ « enfant au lézard ».
Le CROCODILE a été utilisé comme modèle dans une foule de dragons composites.
Mais devons-nous mentionner le reptile fantastique, de facies pour le moins jurassique, qui menace une femme du quaternaire le plus récent : il y a là un anachronisme qui démontre le peu de connaissance de son sujet de la part d’un sculpteur qui a prétention de faire revivre une « scène antédiluvienne ». Que diable n’en a-t-il fait une Andromède ?
Poissons.
Les Poissons sont surtout utilisés en art décoratif : toutefois il existe des études de Labres et d’autres pois-
sons faits à l’Aquarium de Naples, qui ont servi pour la magique « naissance de la Perle » (Maignan); des aquarelles nous donnent des reproductions assez exactes de poissons médirerranéens(Marie Lambert). Un décorateur sur porcelaines au milieu d'algues nous a représenté une foule d'animaux marins.
Les espèces les plus fréquemment interprétées sont, parmi les Sélaciens, la RAIE BOUCLÉE, et parmi les Téléostéens diverses espèces de Vives, la RASCASSE, la BaAu- DROIE, les GRONDINS (Triglahirundoet Trigla lineata), les LABRES, le ROUGET (Mullus barbatus), les DAURADES (Chrysophrys), la GIRELLE, etc. Les Malacopterygiens aux formes plus molles sont moins recherchés, mais les Lophobranches, Hippocampes et Syngnathes, sont chers au modern-style.
Inutile de chercher les Cyclostomes, les Ganoïdes et les Dipnoïques.