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CONCLUSIONS

Quelles conclusions pouvons-nous tirer de cette longue énumération ?

C’est d’abord la fréquence des animaux domestiques, puis des gibiers. Hormis cela, les animaux les plus communs en ménagerie sont seuls représentés. |

Bien des espèces aux formes élégantes et décoratives, aux couleurs brillantes, sont totalement délaissées par les peintres et sculpteurs français : que de matériaux dédaignés, soit pour les grandes décorations picturales, soit pour les objets d'art.

Cette lacune tient en grande partie à la pauvreté de nos ménageries publiques : les subsides accordés au Muséum sont totalement insuffisants et la Société des Amis du Muséum n’a pas encore pris toute l'extension qu'elle devrait avoir pour le bien qu’elle est appelée à faire.

Les animaux les plus intéressants pour l’art ne sont pas toujours les plus coûteux, ce sont les types de formes nouvelles qui intéressent l'artiste qui le frapperont: quel renouveau serait pour la décoration de voirfigurer, à côté des types connus comme les arts de la Mésopotamie, de l'Egypteet de la Grèce ou comme cet aigle bicéphale de l’art hétéen, des formes inusitées et harmonieuses comme celles de certains sauriens exoliques, Draco ou Iguanidès, par exemple?

Encore faut-il que pour frapper l'artiste ces animaux doivent être bien présentés et bien visibles dans leur milieu naturel : la loutre qui se cache en sa cabane du Jardin des Plantes ne saurait intéresser le céramiste pour qui elle est un modèle tout indiqué, comme elle le serait, bien visible sur les bords d’une rivière aussi naturelle que possible.

Er résumé, à une époque où la question d’art décoratif prend une telle extension, il faut des modèles, des sujets d'inspiration. Cette inspiration ne peut venir que de l'observation dela nature et la nécessité du concours du naturaliste et des amis de la nature s'impose à l'artiste décorateur bien moin favorisé à notre époque à cet égard que ses prédécesseurs de l'Epoque magdalénienne qui durant de longues heures d'affût pouvaient observer les animaux qu'ils ont su si bien reproduire.

D' ÉTIENNE DEYROLLE.

IDENCIRICATION DE QUELQUES OISEAUX

REPRÉSENTÉS sur les Monuments pharaoniques

L'HÉLIORNE D'AFRIQUE. Heliornis senegalensis, Vieiïllot. — Un examen détaillé de cette peinture (fig. {) nous amène à y reconnaître l’image de l'HÉLIORNE D'AFRIQUE également connu sous le nom de GRÉBIFOULQUE DE Mo- ZAMBIQUE, oiseau de la famille des Plongeurs et du genre Heliornis (1). Son existence était, il y a moins d'un siècle encore ignorée en Europe (2). Cette espèce, au plumage fin et soyeux, rappelle les Anhingas et mesure environ 90 centimètres de longueur. Elle a le cou grêle, la tête effilée, le bec droit, allongé et faiblement courbé vers le bout; les ailes dépassent légèrement l’origine de la queue; les pattes, non entièrement palmées, ont les doigts garnis de membranes échancrées.

Tout le dessus de l’animal est d'un brun roussâtre, plus soutenu sur la tête et sur le cou; un très beau blanc

P Hippolyte-Boussac del:

Fig. 1. — L’Héliorne d'Afrique (Beni-Hassan).

en couvre les parties inférieures, le bec est rougeûtre, les pieds sont couleur de pourpre (3).

À n’en point douter, sous la douzième dynastie, cet oiseau devait être assez commun dans la région de Beni- Hassan et fort connu de tous, car les artistes de cette époque l'ont reproduit dans le tombeau de Khnoum- Hotep avec la plus rigoureuse exactitude. Perché sur un papyrus (4), il a le corps roux foncé dans les parties su- ‘périeures, d’un blanc pur en dessous. La forme de la tête, celle du bec, les proportions de l’aile et de la queue sont bien observées; le ton noir, répandu sur le bec et sur les pattes, constitue la seule divergence existantentre image pharaonique et l'oiseau vivant où ces mêmes or-

(1) Du grec hoc soleil, dpvtç oiseau.

(2) Buffon ne l'a pas connu et n’a décrit que l'espèce amérigaine, Heliornis surinamensis, Vieillot, sous le nom de Grébi- Foulque, His!. nat. des Oiseaux, t. VIII, p. 248 (1781). Voir les planches enluminées, t. IX, fig. 893. Le Grébifoulque de Cayenne.

(3) Viicor. Nouveau dict. d'hist. nat.,t. XIV, p. 227 (1877); La Galerie des Oiseaux, par Vieror et Ouparr, t. IT, pl. cezxxx. — Gray et Mrrcmerr. Thegenera of Bürds, V. II, 634, pl. cLxxur.

(4) Lersius. Denkm. Abth. BI. 130.

(oo)

anes, On l’a vu plus haut, sont traités en rouge (1). Les Héliornes fréquentent les régions tropicales de l'Afrique, de l'Asie et du Nouveau Monde (2); très actifs, toujours en mouvement, déployant sans cessela queue et les ailes, ces oiseaux capturent, avec beaucoup d'adresse, insectes, mollusques et petits poissons dont ils font leur nourriture.

On ignore le nom égyptien de ce Plongeur; äans l'écriture hiéroglyphique il a la valeur syllabique 44, entrer, rentrer (3), laquelle se trouve en parfait accord avec ses mœurs, puisque, en plongeant, il est forcément obligé d'entrer dans l’eau pour saisir sa proie.

LE MARTIN-PÊCHEUR OU ALCYON. Alcedo cyanostigma, Rüppell. — Peu d'animaux furent reproduits, par les artistes Égyptiens, avec autant de fidélité que l'Alcyon. Ils ont laissé, à Beni-Hassan (4), une image de cet oiseau dans laquelle on voit combien ils possédaient à fond leur sujet. Celui-ci, représenté en train de voler (fig. 2), a le corps ramassé, un long bec, le couet la queue très courts, des pattes munies de trois doigts; l'aile pliée arriverait à moitié longueur de la queue. Un bleu, éclatant de lumière, couvre la tête, la queue et les grandes pennes de l’aile; le dessus du corps est vert, légèrement nué de bleu; le dessous, le bec, les pieds et les petites couvertures sont rouges; entre ces derniers et les grandes pennes de l'aile court un large ruban vert.

De nos jours, on rencontre en Egypte deux sortes d’Alcyons dont l'aspect général rappelle assez la peinture égyptienne, c’est l’Alcedo ispida ou Martin-pêcheur commun et lAlcedo bengalensis. Le premier, très abondant dans le Delta, se voit occasionnelle.

ment dans les autres parties de l’Egypte, le second est plus rare (5).

Chacun d'eux a’le bec noir, alors que dans l'oiseau égyptien cet organe est d’un rouge écarlate, particularité qui nous permetde l'identifier avec l’A lcedo cyanostigma. Cet oiseau, dont la tête est surmontée d'une huppe vert malachite, a la partie supérieure du corps bleu outremer, le dessous d’un ton roussâtre assez soutenu, le bec et les pieds d’un rouge vif. Il mesure 12 centimètres et demide longueur. Son aire de dispersion, qui, dans l’antiquité, s’étendait jusqu’au 28e degré de latitude nord, comprend aujourd’hui la Nubie, le Sennaar, l'Abyssinie, le Tigré et toute la région éthiopienne. On rencontre également cette espèce dans la Colonie du Cap, au Transvaal et dans l’Afrique tropicale, des côtes de Guinée jusqu’au Nil Blanc (6).

(1) Cuamrozzion. Monuments, vol. IV, pl. cccrrv. — Grirrire.

Beni-Hasan, Part, 1v. pl. xr.

(2) L'espèce d'Amérique s’apprivoise facilement, elle est connue à Surinam (Guyane néerlandaise), sous le nom de Sunbird, oiseau soleil.

(3) Brucscu. Dict. hiéroglyphique et démotique, t. 1, p. 222.

(4) Tombeau de Khnoum-Hotep, XIIe dynastie. Lrrsius, Denkm. Abth. BI. 130.

(5) Suerrev. The Birds of Egypt, p. 165-166.

(6) Dausexron. PI, Enlum., t. VIII, pl. 756. Petit Martin pêcheur hupé de l'isle de Luçon.— Snarre. Monographie of the Alcedinidæ, pl. xr. — Ousrarer. Oiseaux de l’Ogôoué. Nouvelles Archives du Muséum d'hist. nat., t. 1l, p. 72, 2e série. (1879). p

ne 4 2 ————————]

L'Alcyon se tient le long des cours d’eau, depuis les bords de la mer jusqu'aux régions montagneuses où il peut encore trouver les poissons, crustacés et insectes dont il fait sa subsistance. Toujours silencieux, il vit solitaire ou par couples et on ne l’apercoit, d'ordinaire, que quand il passe comme un trait rasant la surface des eaux. Dans nos climats, il s’accouple vers la fin mars ou le commencement d'avril. Son nid consiste dans une excavation creusée sur une rive escarpée, inaccessible.

Par ses mœurs, cet oiseau a inspiré, aux anciens, de nombreuseslégendes dont quelques-unes sont, aujourd’hui encore, considérées comme histoires fort véridiques. Sept jours avant le solstice d'hiver, il construisait son

P Hippo yte- Fig. 2. — L’Alcyon (peinture de Beni-Hassan).

nid avec des arêtes de poissons et l’exposait au roulis des vagues; les sept jours suivants, il les passait à pondre et à élever ses petits, période considérée comme sacrée. Sirène des mers,quand, montée sur une pierre, la femelle se mettait à chanter, soudain se produisait un phénomène extraordinaire, la mer cessant d’être agitée s’apaisait tout à coup pour bercer mollement les nids des Alcyons. C'était le vieil Eole qui enchainait les vents, les empéchait de franchir leur retraite, facilitant ainsi l'éclosion de ses petits-fils, tandis que, solitaire et plaintive, sa fille Alcyone (1) semble demander aux flots l’infortuné Céyx son époux.

« Pendant sept jours sereins, au milieu de l’hiver, l’'Aleyon couve les fruits de ses amours dans des nids suspendus sur les flots (2) ».

Ces quatorze jours, appelés alcyoniens,étaient précieux aux navigateurs qui, au plus fort de l’hiver, pouvaient sans crainte affronter les voies de l'Océan avec plus de sécurité que les routes de terre (3).

(1) Fille d'Eole et d'Enarète et femme de Céyx, lequel ayant péri dans un naufrage, Alcyone de désespoir se précipita dans la mer, mais, touchés de compassion, les dieux changèrent les deux époux en Alcyons.

(2) Ovine. Métamorphoses, XI, 145-146.

(3) Amsrore. Hist. des anim. 1. V, chap. vin, $ 4-5. — Ovine. Métam., 1. XI. — PLurarque. Quels animaux sont les plus intelligents,35 ;voirdu même: Préceptes d'hygiène, 8; De la Fortune des Romains, 9; De l'amour que l’on porle à sa progéniture. — Pune. His. nat., Il, 41,4. — Lucren DE Samosare. L'Alcyon ou de la Mélamorphose.

oussac del:

Cet oïseau extraordinaire contribuait à a formationde certains médicaments, Au témoignagede Pline (1), l’Alcyoneum était une production de la mer venant, croyait-on,du nid des Alcyons.1l y en avait de quatre sortes, le meilleur, appelé Milésien, était pourpre et enlevait merveilleusement les lèpres, les lichens et les taies. Pour s’en servir, on l’appliquait sans huile après l'avoir fait calciner.

Nous n'avons pas le nom égyptien de l’Alcyon, les Arabes le nomment Djengela.

P. HIPPOLYTE-BOUSSAC

TRAVAUX PRATIQUES DE BOTANIQUE

LES PLANTES VUES AU MICROSCOPE

LA RACINE. — La coiffe et les poils absorbants des jeunes racines.

Préparation. — Mettre dans un verre environ moitié de sa hauteur de coton hydrophyle et le bien imbiber d’eau. Semer à sa surface de petites graines quelconques (Blé, Cresson alénoir, Radis, Chou, Avoine, etc.) Recouvrir le verre d'un morceau de vitre, ou, à défaut. d’un bout de carton. Mettre le tout dans une chambre où il ne fasse pas trop froid. — Au bout de quelques jours, la plupart de ces grains ont germé et ont émis

| notamment de nombreuses racines. Avec une pince,

détacher une de ces petites racines et l’examiner au microscope, dans une goutte d'eau, entre lame et lamelle.

Ce qu’on voit. — À l'extrémité de la racine, on voit ‘une sorte de petit bonnet, la coiffe.

Plus haut, on voit les nombreux poils absorbants, qui garnissent la racine et qui sont d'autant plus longs que l’on se rapproche de la pointe de la racine.

La coiffe des Lentilles d’eau.

Préparation. — Se procurer des Lentilles d’eau, ces plantes très simples que l’on rencontre dans les champs et les mares, flottant à la surface de l’eau. Ces plantes peuvent, d’ailleurs, se conserver longtemps vivantes, em les plaçant dans un simple verre d'eau. Couper le racine de l’une d'elles et la mettre, dans une goutte d’eau, entre lame et lamelle.

Ce qu'on voit. — On voit le sommet de la racine recouvert d’un long doigt de gant : c’est la coiffe, qui est soudée à la racine à son extrémité; mais qui en est éloignée à son pourtour supérieur. Dans l’axe médian de la racine, on remarque une trainée sombre : c’est le cylindre central. Il est enveloppé par l'écorce, dont les cellules contiennent des grains de chlorophylle, ce qui est très exceptionnel dans les racines où l’absence de chlorophylle est la règle.

La structure de la racine de la Ficaire.

Préparation. — La Ficaire est une plante extrèmement commune au printemps. Elle fleurit dès la fin de l'hiver, ce qui permet de la reconnaître facilement, d'autant plus que ses fleurs jaunes et ses feuilles ont un aspect bier spécial. En se servant d’un piochon ou d’un fort couteau,

ee ——

(1) Hist. nat., lv NX TIENNE 8e

déterrer une de ces plantes ; on remarque que ses racines ont la forme de figues ou de minuscules massues. Récolter quelques-unes de ces racines, les laver avec soin avec de l’eau, et les employer, soit fraiches, soit, ce qui est préférable, conservées dans de l'alcool. En se servant de moelle de sureau, y pratiquer des coupes transversales et mettre celles-ci dans un godet renfermant de l’eau de javel, pendant une dizaine de minutes. Mettre ensuite ces coupes pendant cinq minutes dans un godet renfermant de l'eau à laquelle on a ajouté quelques gouttes de vinaigre. Observer ensuite au microscope, en mettant une coupe, dans une goutte d’eau ou de glycérine, entre lame et lamelle.

Ce qu'on voit, — On distingue tout de suite l’écorce, qui est énorme, du cylindre central, qui est tout petit.

l’écorce présente, en dehors, une couche de cellules

se prolongeant en poils absorbants et qui, généralement, est détruite ou en partie détériorée (assise pilifére). En dedans d'elle, il y a une deuxième couche de cellules, de dimensions, plus grandes et à parois de teinte un peu foncée, c’est l’assise subéreuse. Dans le reste des cellules de l'écorce, on remarque de nombreux grains ovoides, qui sont autant de grains d'amidon.

Dans le cylindre central, on remarque des cellules polygonales, à parois plus épaisses que les autres : ce sont les vaisseaux. Les plus petits sont du côté de l'extérieur, Il sont groupés à plusieurs, de manière à constituer des faisceaux ligneux. Ceux-ci sont au nombre de trois, quatre ou cinq, suivant les racines. — Dans les espaces qui séparent les faisceaux ligneux, il y a des petites cellules également groupées en autant de faisceaux : ce sont les faisceaux libériens. — L'assise des cellules qui séparent la pointe des faisceaux ligneux et des faisceaux libériens de l’écorce est le péricycle. — Les cellules qui séparent les faisceaux ligneux des faisceaux libériens sont les rayons médullaires.— Les cellules placées tout au milieu de la racine constituent la moelle.

Remarque. — On aura avantage, de même que pour toutes les autres coupes d'organes des plantes, de les soumettre, avant l'observation au microscope, à la double coloration. Pour cela, on porte les coupes successivement dans sept godets contenant les réactifs ci-dessous et en les y laissant — approximatiment les temps indiqués ci-après : 1° eau de javel (5 minutes); 90 eau acétique (2 minutes); 3 Ver d’iode (3 minutes); 4 Eau ordinaire (4 minute) ; 5° carmin (4 minutes); 6° eau ordinaire (1 minute); T° alcool à 70°, environ (1 minute).

L'eau acétique s'obtient en mélangant 100 parties d’eau et 2 parties’environ d'acide acétique ou de vinaigre.

Le vert d’iode s'obtient en dissolvant, à chaud, 5 grammes de vert diode dans un quart de litre d'eau. Après ébullition, laisser refroidir, puis filtrer. Conserver dans des flacons bien bouchés.

Le carmin s'obtient en faisant bouillir un demi-litre d’eau avec 100 grammes d’alun. Après refroidissement, filtrer et ajouter 50 grammes de carmin et faire bouillir. Après un nouveau refroidissement, filtrer et ajouter 3 ou 4 gouttes d'acide phénique qui en assurent plus ou moins la conservation.

Au sortir de l'alcool à 7°, on met les coupes dans une goutte de glycérine entre lame et lamalle.

Une coupe de racine de Ficaire, traitée comme je viens de le dire, montre, colorés en un beau vert, les vaisseaux des faisceaux ligneux, ainsi que de petits points sur les parois radiales de l’endos des cellules le plus interne de l'écorce (endoderme). L'assise subéreuse est colorée en vert sale. Tout le reste est d’un beau noir, surtout les faisceaux libériens, qui sont colorés en rouge un peu foncé.

(A suivre.) HENRI COUPIN.

| toute invasion sérieuse de se produire.

La Phalène du Prunier (Cidaria prunata)

Voici une phalène nuisible aux arbres fruitiers à noyau, notamment aux pruniers, et qui, tous les ans, est très commune aux environs de Rouen, c’est la Cidaria prunata ou Phalène du prunier.

La chenille de la Phalène du prunier varie beaucoup pour le fond de sa couleur.

Tantôt elle est grise, tantôt verte, et parfois elle est brune avec un collier d'un noir brillant.

De chaque côté du corps, on aperçoit une ligne rouge ininterrompue et sur le dos une rangée de petites taches de couleur semblable.

Les pattes sont rougeâtres.

A l'état de papillon, la Cidaria prunata mesure environ 36 millimètres d'envergure. Les ailes supérieures sont un peu aiguës au sommet, d’un brun noisette foncé en dessus et chacune est traversée par plusieurs lignes blanches à la fois anguleuses et ondées dont quatre principales, savoir : une près de la base, deux un peu plus loin et la dernière à peu de distance de l’extrémuté de l'aile. Cette dernière ligne forme dans le milieu de sa longueur deux angles très saillants, mais arrondis.

À l'angle supérieur des mêmes ailes, on remarque une tache d’un brun noir, semi-lunaire et bordée de blanc.

La frange est de couleur roussâtre, entrecoupée de brun.

Les ailes inférieures sont en dessus d’un blanc teinté de jaunâtre à la base et au bord terminal,elles sont aussi traversées par plusieurs lignes ondées couleur bistre.

En dessous, les ailes supérieures sont pour ainsi dire du même dessin qu'en dessus, mais celui-ci paraît effacé.

Les inférieures sont jaunâtres avec plusieurs lignes ondées brunes et qui correspondent à celles du dessous.

Chaque aile est, en outre, marquée d’un point discoïdal brun.

La tête et le corselet sont bruns. Les antennes sont également de cette couleur. L'abdomen est d'un gris roussâtre avec deux points noirs sur le bord de chaque anneau.

La femelle est exactement semblable au mâle.

La chenille de la Phalène du prunier vit en mai et juin ; on la trouve aussi quelquefois en juillet sur le prunier cultivé (Prunus domestica), le prunier épineux (Prunus spinosa), l’aubépine, le groseïllier épineux, etc.

Au besoin, elle s’adonne à toutes espèces de végétaux, arbres ou plantes basses.

C'est dans des feuilles réunies par des fils que s'opère sa transformation en chrysalide; environ trois ou quatre semaines après cette métamorphose, apparait le papillon.

On rencontre celui-ci depuis la fin juillet jusqu'en septembre, sur les haies, les murs et les palissades des jardins, puis dans les bois.

Les œufs passent l’hiver et éclosent au printemps suivant.

La Cidaria prunata est très commune, on la rencontre un peu partout, mais en plus grande quantité dans les pays montagneux que dans ceux de plaines.

Le réflecteur emmélassé et la lampe flottante à acétylène en détruisent des quantités énormes et empêchent PAUL NOEL.

Réunion extraordinaire de la Société Géologique DE FRANCE ‘ A ÉVRON, SILLÉ-LE-GUILLAUME, SABLÉ, LAVAL, EN 1909

ÉTUDE STRATIGRAPHIQUE ET TECTONIQUE DES TERRAINS PALÉOZOIQUES SITUÉS A LA LIMITE ORIENTALE DU MASSIF ARMORICAIN Synclinal des Coëvrons : Cambrien, Ordovicien, Gothlandien. Coupe de Sillé à Sablé Etude des Bassins Devonico-Carbonifères de Poillé-Juigné. Solesmes, Bouessay, Bouëère.

Coupe le long de la vallée de la Mayenne, traversant l'ensemble des couches paléozoiques du synclinal de Chateaulin-Laval-Sablé.

PROGRAMME DES EXCURSIONS dirigées par M. D.-P. ŒuzLErr.

Samedi 28 août. — Rendez-vous à wvyron (gare), à 6 heures du soir. Diner. Séance d’ouverture à 8 heures, à la mairie d'Evron. ;

Dimanche 29 août. — Départ d'Evron à 7h. 1/2, en voitures, par la route d’Assé-le-Béranger : Schistes précambriens, poudingue pourpré, calcaire et quartzo-phyllades du Cambrien inférieur.

Déjeuner à Sant-Georges-sur-Erve,

Assises du Cambrien moyen et supérieur. Grès, pétrosilex, brèche porphyritique, diabase, grès feldspathiques, psammites violets et verts et schistes micacés jaunes à Lingulidées, porphyre de Sillé.

Diner et coucher à Sillé.

Lundi 30 août. — Départ de Sillé à 7 heures, en voitures. Série cambrienne complète ; Ordovicien, Gothlandien.

Déjeuner à Fresnay-sur-Sarthe. ï

Porphyre pétrosiliceux de Saint-Ouen-de-Mimbrée. Grès armoricain et couche de minerai de fer. Discordance du Jurassique sur le Paléozoïque.

Diner et coucher à Sillé.

Mardi 34 août. — Départ de Sillépar le train à 7 h.35; arrivée à Neuvillette à 7 h. 54. Contact anormal de l'Ordovicien sur le Précambrien ; grès armoricain, schistes à Calymene (fossiles) ; en voitures, Gothlandien, Dévonien.

Déjeuner à Loué. Ë

Discordance du Jurassique sur le Dévonien ; schistes à Fenestella et calcaire encrinitique dévoniens. Grès armoricain etschistes à Calymenefossilifères ; grès et schistes gothlandiens avec diabases ; grès dévoniens ; Culm inférieur avec plantes et cailloux impressionnés. Pliocène et Alluvions anciennes. Traversée du bassin carbonifère de Poillié.

Diner et coucher à Sablé.

Mercredi 1°: septembre. — Départ de Sablé, à pied, à 7h. du matin. Tranchée du chemin de fer au Sud de Sablé ; grès à Orthis Monnieri et schistes gédiniens, schistes sothlandiens. En voitures, Dévonien inférieur, Culm inférieur et calcaire viséen.

Déjeuner à Sablé. Û à

Bassin de Solesmes-Saint-Loup. À pied, tranchée du chemin de fer au N. de Sablé : Grès à ©. Monnier schistes et calcaires coblenziens, Culm avec roche éruptive et anthracite ; calcaire à Productus giganteus. En voitures ; écailles dans le Dévonien inférieur et renversement du calcaire carbonifère ; contact anormal du Dévonien inférieur et du calcaire à P. giganteus.

Diner et coucher à Sablé.

Jeudi 2 septembre. — Départ de Sabléà 7 h. du matin, en voitures. itude du prolongement, vers l'Ouest, du flanc sud du Bassin de Solesmes-Saint-Loup, et de la cuvette siluro-carbonifère de Bouère ; renversement des couches carbonifères et dévoniennes. Graviers plio-

cènes et limons. Grès du Culm inférieur ; grauwacke,

calcaire marbre du niveau de Laval.

Déjeuner à Bière. is 1 Gothlandien avec diabase. Culm inférieur : calcaire, phtanites et schistes carbonifères. Grès à Orthis Monnieri et calcaire à Athyris undata très fossilifère.

Diner et coucher à Sablé. #1

Vendredi 3 septembre. — Départ de Sablé à 7h. du matin. Schistes violets du Culm inférieur avec andésites et rhyolites interstratifiées. Schistes et calcaires carbonifères, microgranulites, Dévonien inférieur.

Déjeuner à Saulges.

Carbonifére, Dévonien, Gothlandien, Ordovicien,Cambrien fossilifère. S

Diner et coucher à Evron. j

Samedi 4 septembre. — Départ d'Évron en voitures, à 7 heures. Schistes précambriens, filon de microgranulite, grès et sables à Sabalites andegavensis, granite, micropegmatite.

Déjeuner à Montsurs.

Coupe du flanc nord du synclinal de Laval. Cambrien, Silurien, Dévonien, Carbonifère,

D'iner et coucher à Laval.

Dimanche 8 septembre. — Départ de Laval, en voitures, à 7 h. 1/2. Coupe général du syncelinal de Laval. Série dévonienne plissée. Ordovicien. Précambrien modifié au contact du granite; poudingue de Gourin, granite, diabase, micropeymatite,

Déjeuner à Andouillé.

Série ordovicienne : schistes à Calymene fossilifères. Gothlandien et Dévonien inférieur.

Diner et coucher à Laval.

Lundi 6 septembre. — Départ de Laval, en voitures, à 7 heures.

Coblenzien fossifilère de Saint-Germain-le-Fouilloux, blaviérite, poudingue du Culm inférieur.

Déjeuner à Changé.

Calcaire à Productus giganteus (niveau de Sablé) surmonté par l’assise des calcaires et schistes de Laval ; alluvions anciennes de la Mayenne.

Diner et coucher à Laval.

Mardi 7 septembre. — Départ de Laval, en voitures, à 7 heures. Suite de la coupe N.S. du synclinal de Laval. Alluvions anciennes de la Mayenne, ‘hauts niveaux, graviers pliocènes, argileset calcaires oligocènes à Bithinella (Thévalles), sables éocènes ; schistes et grès du Culm inférieur, phénomènes de silicification, orthoalbithophyre.

Déjeuner à Entrammes.

Gothlandien, diabase à structure ophitique ; tranchée de Montigné, renversement de la série ordovicienne ; roches diverses du Culm inférieur et plissements.

Diner à Laval.

Séance de clôture à 8 heures du soir.

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