‹ Le NaturalisteChapitre 258 sur 304 · Conchylis zephyrana, Tr. — Heinemann · texte numérisé non relu

Conchylis zephyrana, Tr. — Heinemann

(Tortric., p. 19), donne le Gnaphalium (Helichrysum) are-:

narium comme nourriture de cette chenille vulgaire, avec l’Eryngium campestre. 3 (A suivre.) P. CHRÉTIEN.

ÉLEVAGE DE L'AUTRUCHE AU CAP

Différentes espèces de plumes (1)

IV. Les caractères de la plume au point de vue commercial. — Les plumes d’autruches diffèrent considérablement dans leur aspect et dans leur valeur suivant les différents caractères qu’elles possèdent. Ces caractères, l'expert les reconnaît immédiatement dans une plume et peut sans difficulté procéder au classement. Dans l’appréciation des plumes, surtout en vue du « Studbook », différentes valeurs (ou pourcentages) sont assignées à ces qualités et sont désignées sous le nom de « points ». Les

(1) Voir le Naturaliste, n° 453.

différents caractères que possède la plume détermine sa valeur commerciale et sont ceux que l’éleveur s'efforce d'obtenir chez ces oiseaux. On peut les analyser ainsi :

4. Longueur. Les autres caractères étant égaux, une plume a de la valeur en proportion de sa longueur. Dans certains cas, par exemple pour la fabrication des éventails, la plume (il s’agit de la partie plumeuse) courte, compacte est requise, mais en général la plume augmente beaucoup en valeur à mesure qu’elle augmente en longueur en admettant que les autres « points » demeurent également bons. La longueur de la partie plumeuse est nécessairement déterminée par la longueur de la hampe ou rachis, la longueur du tuyau n'étant pas prise en considération.

2. Largeur. De même, plus une plume est large en travers, plus elle a de la valeur, les autres caractères étant également bons. Longueur et largeur combinées forment une grande plume, et les plus grandes plumes réalisent les plus grands prix, quoique la demande pour les plumes longues ou courtes varie dans une certaine mesure suivant la mode. Dans la fabrication des plumes, il est possible d’en produire d’une longueur quelconque en y adjoignant d’autres plumes, mais il n’existe pas de procédé de ce genre pour accroître la largeur d’une plume. La longueur des barbes est le facteur qui détermine la largeur de la plume et aussi l’angle auquel elles se détachent de la hampe. Dans les meilleures plumes les barbes se détachent presque à angles droits, alors que dans les plumes inférieures elles se relèvent vers l’axe. Aucune corrélation constante ne semble exister entre la longueur d’une plume et sa largeur, et souvent de très longues plumes sont de peu de valeur, étant étroites et à large hampe. Les deux côtés doivent être de même largeur, et une petite dépréciation se produit quand un des côtés est plus étroit que l’autre.

3. Densité ou compacité de « Flue ». Dans un nombre donné de plumes,on constate une grande variété dans la densité de la « flue », les unes étant minces et ouvertes alors que d’autres sont très denses ou compactes. D’autres caractères étant égaux, une plume dense, compacte a beaucoup plus de valeur qu’une plume mince. La densité de la « flue » dépend de trois facteurs : 1) l’état serré des barbes; 2) l’état serré des barbules ; 3) la longueur des barbules. Les deux premiers sont corrélatifs, c’està-dire que plus serrées sont les barbes sur la hampe, plus les barbules sont serrées sur les barbes. On peut facilement voir que les barbes se détachent de la hampe en demeurant beaucoup plus rapprochées les unes des autres dans certaines plumes que dans d’autres, et il en est de même des barbules par rapport aux barbes. Dans la plupart des plumes les barbes se présentent toutes dans le même plan vertical, mais dans quelques-unes ellés sont tellement serrées qu'elles sont disposées de manière alternative de chaque côté de la hampe et donnent ainsi à la « flue » l'apparence d’être double ; d’où le terme « double flue » ou « double floss » que l’on applique à de telles plumes, lesquelles sont parmi les plus appréciées en raison de leur densité. La longueur de la barbule est aussi un caractère important pour déterminer la valeur d’une plume, comme la densité ou compacité de la « flue » est grandement déterminée par elle. Actuellement, la longueur de barbule est probablement plus recherchée par les éleveurs que toute autre qualité prise séparément, car sans elle aucun degré rnarqué de densité ne saurait être obtenu. La compacité de « flue » doit être égale dans toute l'étendue, c’est-à-dire pas plus ouverte ou plus dense dans un endroit que dans un autre. La régularité produit une grande différence dans l’apparence des plumes naturelles et, dans une certaine mesuré, est déterminée par la manière dont les plumes se superposent au cours de la croissance.

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