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ACADÉMIE DES SCIENCES
Sur l'élaboration des matières phosphorées et des substances salines dans les feuilles des plantes vivaces. Note de M. G. AnpRé, présentée par M, Armaxn GAUIER.
La teneur des feuilles en acide phosphorique subit une diminution marquée correspondant à l’époque de la migration de l'azote vers les organes floraux. Les phosphates solubles dans l'eau (phosphates minéraux) sont d'autant plus abondants que la
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feuille est plus jeune: la proportion des lécithines est d'autant plus élevée qu'on se rapproche davantage de la période de floraison : les lécithines semblent Jouer un rôle dans les phénomenes osmotiques qui, à cette époque, favorisent le passage de l'azote des feuilles vers les organes de reproduction. La proportion centésimale des matières salines est assez faible et assez uniforme pendant toute la durée de l'existence des feuilles du châtaignier. Ces matières sont particulièrement pauvres en silice, Contrairement à ce qu'on observe chez beaucoup de feuilles, tant de plantes vivaces que de plantes annuelles, dans lesquelles la silice s'accumule en quantités souvent considérables au voisinage de la période qui précède leur chute.
Les graines tuées par l’anesthésie conservent leurs propriétés diastasiques. Note de MM. Jean Arsir et Epmonn Gain, présentée par M. G. Bonnrer.
Il à été démontré qu'une graine peut ne plus posséder la faculté germinative et conserver encore pendant longtemps des diastases actives. Il en est ainsi de certaines graines qui sont restées plus de cent ans à l'état de repos et qu'on a retrouvé dans de vieux herbiers.
Si on soumet une graine à l’anesthésie pendant un temps
suffisant cette graine ne peut plus germer. On peut se demander-
si les facultés diastasiques survivent ici à la perte du pouvoir germinatif.
Dans l'incertitude où l’on se trouve d'interpréter en quoi consiste le système chimique qui est doué de la propriété diastas. sique, cette question présente un certain intérêt.
Des expériences concluantes à ce sujet permettent d'affirmer que non seulement la mort de ia graine par anesthésie laisse subsister la faculté diastasique, avec son activité normale mais encore que les graines ainsi tuées sont encore pourvues de la faculté peroxydiastasique.
Sur la présence de sphères attractives et de ceéntrosomes dans les cellules issues de la segmentation parthénogénésique de l’œuf de la poule et sur les caractères de ces formations. Note de M. LÉcAILLoN présentée par M. HENNEGuY.
Tant au point de vue embryogénique qu’au point de vue purement cytologique, les sphères attractives et les centrosomes des cellules qui se forment dansla segmentation de l'œuf non fécondé des oiseaux sont des éléments dont l'étude ne saurait être négligée, car elle peut contribuer, dans une mesure importante, à la solution de différents problèmes non encore aujourd'hui complètement résolus.
Sur la position stratigraphique des couches à Helerodiceras Lucii Defr., au Salève. Note de MM. E. Jourowsky et J. FAvRE, présentée par M. Mrcnez Lévy.
La couche à Heterodiceras Lucii qu'on peut poursuivre sur toute la longueur du Saléve avec une épaisseur sensiblement constante ne contientles Heterodiceras que d’une manière sporadique. Cette couche est séparée du Purbeckien sous-jacent par une épaisseur d'environ 20 mètres de calcaires oolitiques plus où moins spathiques.
Il résulte de cela que a couche à Heterodiceras Lucii se place nettement à la base du Valanginien. Ce dernier débute, au contact avec le Purbeckien, par un calcaire oolitique qui ne fournit pas de fossiles caractéristiques, si ce n’est quelques fragments d'Ammonites mal conservés.
La cause de la confusion qui a persisté dans la stratigraphie des couches voisines du Purbeckien est tout d’abord la faille parallèle à la face N. W. du Salève, qu’Alphonse Favre avait bien observée, mais dont il ne parait pas avoir déterminé exac tement le rejet, et ensuite le fait que le Purbeckien fossilifère n'avait jamais élé observé en place. En effet, le gisement de Veyrier signalé par G. Maillard appartient à de grandes masses éboulées.
Une étude monographique détaillée de l’ensemble de la chaine du Salève fournira l’occasion de préciser davantage la stratigraphie de la région.
Sur un essai de défense contre la grêle. Note ce M. ne BEAucaAmr.
Saint-Julien-l'Ars (Vienne) était souvent atteint par la foudre.
Quelquefois de violentes chutes de grêle ravageaient les récolles
et particulièrement les vignes. En 1885, les dégâts furent très
élevés
Le parc du chäteau était foudroyé tous les ans, les plus beaux arbres étaient détruits. Les habitants du pays prétendaient qu'il 7 avait un véritable courant orageux dont le cours semblait à peu près fixe. De fait, les observations semblaient confirmer cette hypothèse.
En 4899, M. de Beauchamp profita d? la construction d'un clocher élevé pour y faire adapter par un spécialiste de Paris, un conducteur à lame de cuivre aboutissant à la nappe aquifère.
De fait, à Saint-Julien-l’Ars, il n’y eut plus de coups de foudre dans le parc ni dans les environs. Est-ce l’effet du hasard? La grêle disparut; on a signalé en dix ans une petite chute à 800 mètres du poste en amont dans la direction du vent.
S’étant trouvé à Saint-Julien-l'Ars pendant une période très orageuse, il sembla à l’auteur être dans un oasis, tandis qu'à droite et à gauche le tonnerre faisait rage.