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CRE RE A

les couches du sol de tous les âges etde tous les pays. Dans le nombre, le vestige représenté dans la figure jointe à cet article a certainement le mérite de la singularité. Comme on le voit d’un coup d'œil, il consiste en un bloc de roche où se montrent des délinéaments assez réguliers, bien qu’on soit bien éloigné d'y découvrir une symétrie géométrique. On y distingue un réseau à mailles allongées et dont les bords consistent en bourrelets minces et assez saillants. Dans un grand nombre de ces mailles, mais non pas dans toutes, est un petit mamelon très uniforme, de sorte que l'aspect général est assez bien celui de certaines empreintes végétales fossiles, comme on en trouve par exemple dans le terrain houiller. Il y a des sigillaires qui, au premier aspect et pourvu qu'on n'y fasse pas trop attention, rappellent notre échantillon d’une manière assez ressemblante.

Cependantil s’agit, cette fois, d’un fragment des marnes blanches supérieures à la formation du gypse des environs de Paris et je l'ai recueilli, au cours d’une assez récente excursion géologique publique, tout près de l'entrée souterraine de la célèbre exploitation d’albâtre de M. Taté, située aux Vallières, près de Thorigny, dans le département de Seine-et-Marne. Ici les suppositions relatives aux bilobites ne sauraient être aucunement invoquées. Il ne peut être question dans le cas présent que d’un travail interne auquel les roches les plus diverses sont également en proie et qui donne des produits variés d’après la nature minéralogique de ces roches, d’après leur âge et d’après les conditions auxquelles successivement elles ont été soumises.

Dans le nombre,et pour rester dans notre sujet actuel, les marnes (associations variées de calcaire etd’argile) se signalent par la diversité des effets qu'y produit, suivant les cas, la diminution spontanée de leur volume primitif. D’ordinaire cette diminution résulte de la dessiccation et du tassement progressif des sédiments, mais elle est très fréquemment augmentée par des compressions plus ou moins énergiques dont la conséquence ultime est le développement de la structure schisteuse ou feuilletée,

Dans les environs de Paris, comme à Thorigny, ces réactions mécaniques souterraines n'ont été depuis les temps tertiaires que fort médiocres dans leur intensité et elles se rapportent presque exclusivement aux poids des assises superposées et aux contre-coups du soulèvement général et très progressif du sol. Aussi faut-il ici donner le premier pas à la contraction interne qui se fait par retrait et qu'on a le droit de comparer à celle qui, sur une toute petite échelle, donne naissance dans les usines aux pains plus ou moins prismatiques de l’amidon.

Le nombre des couches marneuses est considérable, qui ont conservé les traces d’un craquellement de ce genre. On peut classer à côté d'elles celles qui se sont subdivisées tout autrement, sans qu’on apprécie tout de suite de différence notable dans les causes.Ainside maints côtés on rencontre des marnes dont la structure est globuliforme et n’a évidemment aucun rapport avec l'état initial que leur avait donné le phénomène de lasédimentation. Par exemple on en connaît à Noisy-le-Sec dans le terrain sannoisien et à Nanterre ou à Charenton dans les caillasses du calcaire grossier, où le marteau détermine des cassures écailleuses et concentriques rappelant celles qui ont valu leur nom aux cipolins des terrains cristallins.

Dans une autre série, on rangera les marnes que le

retrait spontané réduit en feuillets plus ou moins épais :

et parfois prodigieusement minces. À ce type appartiennent par exemple les marnes du calcaire grossier supérieur de Vanves, dont le délit est si ténu que les membranes qu'il détermine ne sont pas plus épaisses que du papier de soie. La sépiolite du niveau de Saint-Ouen, auprès de Paris, est souvent dans le même cas et certains niveaux des marnes d’entre-masses ou à!fers de lance des carrières de plâtre d'Argenteuil.

Toutefois, dans l'exemple procuré par l'échantillon des Vallières, les choses paraissent avoir été beaucoup plus compliquées, et avoir admis des circonstances relatives ordinairement à des cas séparés. C’est ainsi qu'on distingue d'abord une structure générale due à la sédimentation elle-même et qui fait que sous le choc la roche se délite en plaquettes. Puis perpendiculairement au plan de la plaquette représentée, on distingue une direction privilégiée de craquellements parallèles entre eux et qui ont donné l’apparence de vaisseaux le long d’une tige végétale. Ces craquellements s'anastomosent cependant entre eux et s'associent même à une fissuration rectangulaire à leur direction générale. Il en est résulté la production d'espèces de logettes quadrangulaires plus ou moins arrondies selon les points ou plutôt de petits prismes au sein de chacun desquels le retrait s’est opéré tout autrement que dans la masse générale. En effet c'est là qu’on observe la tendance à la réduction en globules conformes à ceux que nous mentionnions tout à l'heure. Et c’est la cause de cette apparence si singulière soit de bourgeons soit de cicatrices foliaires, qui fait de notre spécimen comme une caricature d’empreinte végétale.

Des éclats de la roche étudiés en lames minces n’ont rien indiqué de spécial quant à des variations de structure ou de composition en rapport avec ces diverses directions de retrait. En tous cas il est intéressant de faire intervenir l'observation que je viens de résumer dansla discussion des empreintes ou traces problématiques étudiées par G. de Saporta et, à sa suite, par un si grand nombre de naturalistes.

STANISLAS MEUNIER

LES CHENILLES DES HELICHRYSUM

13. Conchylis reversana, Stgr. — J'ai trouvé cette chenille dans les anthodes non développées de l'Helichrysum angustifolium à San Ildefonso (Segovia), en mai.

Chenille. — Courte, dodue, presque ovoïde, mais mesurant 8-9 millimètres à peau tendue ; fusiforme, atténuée antérieurement à partir du 4° segment, le 2° un peu renflé, et postérieurement à partir du 9°; incisions segmentaires bien prononcées ; couleur verdâtre, sans lignes distinctes; verruqueux très petits, à peine visibles; poils bruns, très courts; tête un peu cordiforme, noire, luisante ; écusson de la couleur du fond, mais marqué au bord postérieur de deux petites stries noires sur le milieu et de deux points noirs sur les côtés; clapet brun; pattes écailleuses marquées de noir extérieurement, membraneuses très courtes, de la couleur du fond, avec crochets roux ; stigmates petits, cerclés de brun foncé.

(1) Voir le Naluraliste, n°9 453.

Elle se transforme dans la dernière anthode dont elle a dévoré l’intérieur. +

Chrysalide. — Médiocrement allongée, régulièrement atténuée du 4° segment abdominal jusqu’au dernier couleur brun jaunâtre, plus foncé sur le thorax et les ptérothèques, plus clair sur l’abdomen ; surface ridée sur le thorax, lisse sur les ptérothèques et l'abdomen; nervures des ptérothèques faiblement prononcées ; incisions segmentaires marquées d’une ligne noirâtre; dents de la première rangée plutôt petites, celles de la seconde rangée peu saillantes, ressemblant à une forte granu-

lation; stigmates assez gros et mamelonnés; mucron petit, conique, portant à sa base sur le dos deux petites cornes et garni de quelques poils à crochets disposésen éventail et de la couleur de la chrysalide.

Eclosion du papillon en juillet.

14. Conchylis implicitana, HS. — Cette chenille vit dans les anthodes de beaucoup de Composées des genres Anthemis, Artemisia, Chrysocoma, Pyrethrum, Solidago, Tanacetum.… Ræssler ajoute Gnaphalium (Helichr.) arenarium. D'après Hartmann, elle aurait deux générations : juin-juillet et août-septembre.

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