Polychrosis (Eudemis) helichrysana Rag
— Lafaury a décrit cette chenille (Ann. soc. ent. Fr., 1885, p. 405), qu'il avait découverte en juin, à Dax. sur Helichrysum stœchas. L'espèce est aussi en Corse, où la chenille est commune sur l’Helichrysum angustifolium, en avril.
16.Epiblema (Grapholitha) albidulana, HS. — D'après Hartmann, cette chenille vivrait sur le Gnaphalium arenarium,en mai; cependant, Müblig (teste Nickerl) la fait vivre sur l’Arfemisia campestris et Barrett, qui l’a décrite (Ent. m. mag.. mars 1888), dit qu’elle vit dans un tube de soie parmi les fleurs et les graines de l'Artemisia maritima, en septembre. Elle resterait ensuite dans son cocon neuf à dix mois, avant de se chrysalider.
17. Dichrorampha alpinana, Tr. — Je lis dans une note manuscrite de Ragonot que la chenille de cette vulgaire espèce vit sur l’Helichrysum arenarium. C’est très vraisemblable, puisqu'elle affectionne les racines de plusieurs Composées, des genres Tanacetum, Senecio, Leucanthemum, Artemisia et surtout de l’Achillea vulgaris.
18. Lita psilella, Hs. — Cette chenille mine en avril-mai les feuilles radicales ou trainant à terre, cachée alors dans un tuyau de soie entouré de grains de sable, ou bien encore se tient dans les jeunes pousses qu’elle dévore. Ragonot a dit, dans le Naturaliste de janvier 1875, comment [il, la découvrit sur l’Artemisia campestris, plante qui la nourrit le plus fréquemment.
Je l'ai trouvée abondamment sur l'Anthemis maritima dans l'Hérault.
Elle est signalée sur l’Helichrysum arenarium par E. Hofmann, p. 105.
19. Sophronia humerella.Schiff. — Cette chenille vit à peu près de la même façon que la précédente, mais sur un plus grand nombre de plantes, des genres : Artemisia, Lavandula, Santolina, Pimpinella, Achillea. Zeller (Ent. m. mag., août 1869) l’a trouvée sur l'Helichrysum arencrium.
20. Stagmatophora divitella, Cst. — Cette chenille se trouve, de juin à août, sous le tomentum soulevé le long des tiges des Helichrysum serotinum et stæchas, en Provence et dans le Languedoc. (Cf. Constant, Soc. ent. Fr., 1885, p. 8.)
Constant ne dit pas au juste ce que mangeait cette
chenille. J'ai pu m'assurer qu'elle minait les feuilles. Elle fait sa coque dans sa galerie soyeuse. Elle n’est certainement pas cécidogène.
21. Stagmatophora pomposella, Z. — Cette chenille mine en mai les feuilles de l’Helichrysum arenarium. Elle fait sa coque dans sa mine. (Cf. v. Heyden, Sfett. ent. Zeit., 4865, p. 381.)
22. Coleophora vulpecula, Z. — Cette Coleophora dont le fourreau a été trouvé sur Hedysarum onobrychis par Gärtner, vivrait aussi sur Helichrysum italicum (?) d’après Millière.
23. Coleophora cælebipennella, Z — Chenille vivant dans un long fourreau, comprimé sur les côtés, caréné en dessous, d’un brun noirâtre luisant, sur les Helichrysum arenarium, stæchas et serotinum, principalement dans le Midi.
On la signale aussi sur Artemisia campestris, en mai.
24. Coleophora pappiferella, Hofm.— Chenille vivant d’abord daus les Calathides du Gnaphalium dioicum, puis se faisant un petit fourreau blanc, ovale, tout recouvert du tomentum et des poils de la plante, en mai et juin. Les poils disparaissent après l’hivernage (CF. Ot. Hofmann, Sfett. e. Zeit., 1869, p. 109).
Hartmann, p. 102, indique aussi l'Helichrysum arenarium.
25. Coleophora gnaphalii, 2. — Chenille vivant dans un petit fourreau brun et duveteux et minant les feuilles de l’Helichrysum arenarium, en mai-juin. (Cf. Stainton, Hist. nat. Tin., p. 59.)
26. Bucculatrix helichrysella, Cst. — Cette chenille vit en février et mars sur les Helichrysum serotinum et angustifolium en France et en Corse. (Cf. Constant, Soc. ent. Fr., 1890, p.13.)
21. Acrolepia cariosella, Tr. — Cette chenille, brièvement décrite par A. Schmid (Bert. ent. Zeit., 1863, p. 64) et trouvée dans les anthodes de Gnaphalium sylvaticum, est aussi signalée sur Filago arvensis en marsavril et en septembre-octobre par Hartmann et sur Helichrysum arenarium dans des notes de Constant.
28 Acrolepia eglanteriella, Mn.— Cette chenille, décrite par Constant (Ann. Soc. ent. Fr., 1883, p. 15), vit en avril dans les pousses des Helichrysum stæchas, serolinum et angustifolium.
J’ai réussi à faire pondre une Acr. eglanteriella © sur les pousses de l’Helichr. angustifolium, en Corse. L'œuf a la forme d’un ellipsoide assez allongé et comprimé. Sa surface présente des dépressions polygonales très accentuées; elle est luisante, irisée. Sa couleur est d’un blanc verdâtre un peu plus foncé que la couleur des feuilles. L’œuf est pondu isolément sous les feuilles encore assemblées en bouton.