‹ Le Naturisme dans Paul CartonChapitre 13 sur 17 · ANNE · texte numérisé non relu

ANNE

Carton s’élève contre la réputation faite à la viande d’être un tonique de premier ordre. Le calorimètre indique déjà qu’une assiettée de lentilles contient plus de calories qu’un beefteack; la quantité de matériaux azotés même y est plus importante, puisque il y en a 23 % dans celui-ci et 24 dans les lentilles. Les légumineuses, en général contiennent plus d’azote que la viande. On sait l’importance de cette ration azotée quotidienne de 1 gramme pâr jour et par kiloôg de poids. Il semble qu’elle joue le rôle de stock de pièces de rechange tissulaire, alors que les glucides jouent celui de carburant, Ce qui le montre, c’est que les glucides sont bien mieux supportés parles diabétiques, si ceux-ci ont une ration azotée suffisante. — Les protéines animales en putréfaction sont la source de composés toxiques, les ptomaïnes ; ces composés font se dévelbpper dans, l'intestin une flore microbienne importante, puisque le seul fait de passer du régime carné au régime végétarien suffit pour faire passer de 65.000 à 2.500 le nombre des germes par millimètre cube de matière. La viande serait ainsi, pour Carton, la source des appendicites et nous avons pu, dans presque tous les cas, contrôler le bienfondé de cette facon de penser. — Ce n’est pas à dire que l’on doive ne jamais manger de viande; il est des métiers de force où un aliment vigoureux est facilement métabolisé, mais l’exagération était évidente avant la œuerre. La nature nous offrant sous forme non toxique des protides, pourquoi faire une différence morale extrême entre les anthropophages et les malades qui boivent sans un dégoût insurmontable le sang des animaux à la porte de l’abattoir. On comprend que certaines religions défendent le porc à leurs fidèles et qu’il est un peu excessig de manger uñe viande aussi toxique

Le poisson, que la a religion catholique permet pendant

les carêmes, est pourtant une viande encore plus toxique : que l’autre. Eminemment putrescible elle est moins 7 nourrissante. Pour Carton, de plus, la lèpre serait Fe

l’apanage des peuples ichtiophages.

Il s’élève par contre contre la réputation faite aux

AQU celle Fe animal forcé à Ja. chasse ou. add ie

œufs d’ être les «ennemis du: foie. 1e condition d'éviter

la conserve (empoisonfement par la crème de Saint- Honoré), l'œuf est un excellent. aliment, vivant, phos- phoré, minéralisé.… Les susceptibilités sont très | atté-

nuées par le fractionnement dégressif des doses et leur

incorporation à des farines (gâteaux). Les poules,

comme les vaches, donnent, si elles sont nourries de

déchets industriels, des produits impurs.

Carton ne reconnaît pas au lait son titre d’ aliment

de malade. Trop pauvre en fer, trop riche en graisse,

il anihile les sécrétions digestives. Pour: H.'etM Hin--

glais, lui et ses dérivés seraient notre ressource princi-

pale en sels minéraux (?). L'action de la fermentation, -

comme-nous allons le voir pour le pain, facilite beaucoup sa digestion sous forme de « caillé », yogourt, ete. Les naturistes, dont Carton se sépare ici, rejettent ces produits, comme tout ce qui a fermenté.

Carton a écrit sur le” pain des pages qui élèvent cet aliment à la hauteur de l’aliment de base de l’homme.

Le Français redemande du pain, disent. les Anglais.

Tant mieux, mais si aujourd’hui le pain est fait avec des farines blutées à 98 %, c'était avec des farines blutées à 55 % avant la guerre, c’est-à-dire que 45 % du produit de la mouture du grain était destiné à l’élevage. Or, l'enveloppe du grain contient les grosses cellules d’aleurone, si riches en phosphore, en sels mi-

as

en. tn dnoet parce ea bte end ae que

ne sont pas détruites par la cuisson ainsi que l’a

pigeons les uns avec du pain-blutage 70 % et les autres

ou n'étaient pas atteints par les accidents nerveux des premiers. Mile Morel, dosant la vitamine PP dans les

de son contre 1 mgr. dans la farine blanche. Ces chiffres - éloquents et récents (Presse médicale, novembre 1942), : témoignent en faveur ‘du pain complet. Il n’est pas

.. senté rassis, ce qui favorise sa digestion, bien que celle-ci __ bénéficie avant tout du travail de la pâte par la levure qui n’est pas un simple « soufflage » par des bulles de 212 CO7, mais bien un début de digestion. S'il nous fallait manger sous forme de bouillies les 280 gr. de pain, courants dans nos repas habituels, il faudrait dix assiettées de cette bouillie pour assurer le même apport; peu de sujets seraient disposés à ajouter quoique ce soit à cette intromission. Ajoutons que les cylindres métalliques (dont l’alliage de plomb a pu provoquer des intoxica-

sous-Jouare; ces cylindres font éclater le grain et ne

le dilacère pas, ce qui laisse encore moins d’aleurone

dans la farine. On a peine, après cela, à ne pas construire un four familial comme les paysans de Giono,

La valeur alimentaire considérable des légumineuses

est connue, mais, en raison de cette richesse, leur diges-

tion est souvent difficile pour les malades, surtout sous

du rayonnement solire vivifiant. Ces vitamimontré. le. professeur Mouriquand qui, élevant des

avec du pain-blutage 98 %, a montré que ces derniers

aliments des nourrissons, en trouve 13 mer. par 100 gr.

douteux age notre pain de guerre, accusé de tous les méfaits, nous a assuré là un apport en sels minéraux, | 1TATRS vitamines, ete. très important. De plus, il nous est pré-

tions) ont remplacé les meules célèbres de: la Ferté-

la om = bon Dardens En bouillies, s suivant la méthode de Courby, els surmènent le tube digestif - des petits eticonstituent une grande faute de leur diété- ,

tique classique. Hippocrate le mnotait déjà et Pythagore | 2 les éliminait de l'alimentation dés, intellectuels. w: ou LAS 208

Pour le naturiste, l'aliment principal est le légume | & xt vert. Le légume vert assurerait, mieux que tous les s

autres, l'apport indispensable de vitamines et de sels :

minéraux, et, mieux que les fruits inmêmes, la lutte contre CS

le scorbut. Pour les classiques (Gauthier) ils ne seraient

guère qu’un aliment de lest nullement digéré; évidem

ment ils ne font pas long feu dans le calorimètre, mais, rien qu’à ce titre, ils ont un pouvoir puissant de décongestion et de désintoxication que Sydenham utilisait contre la goutte. Pour Carton ils seraient meilleurs minéralisants que les poudres d’os, phosphates et . caleïum de laboratoire qui, pour lui, traversent intou-- chés le tube digestif. Ollier leur prêtait déjà une efficacité douteuse dans la régénération osseuse et leur préférait les céréales. Si cela n’était pas, on se demande

.où les premiers hommes, où les végétaliens (ils ne

consomment strictement que des végétaux) puiseraient

. leurs réserves minérales. [ls contiennent de plus du fer

(35 mgr. par 100 grammes d’épinards), des noyaux pyrolliques pour la synthèse de l’hémoglobine, si proche chimiquement de la chlorophyle, les métaux rares du corps humain. Leur importance est done grande pour Carton, bien que le calorimètre les dédaigne; ils sont considérés comme débilitants et à éliminer du régime des dyspeptiques. Il faut savoir cependant que pendant les années . sèches, en période de grande activité des taches solaires, ils doivent, pour les malades, être cuits à plusieurs eaux à cause de leurs trop grandes richesses

| ne

minérales. (Carton ici encore S écarte Li dognie natu- At MR & ce ; CÉANCRT uns ensuite avec vigueur Le sucre industriel, qu il considère avec l’alcool et la viande comme les ; trois aliments les plus meurtriers. On en fait une con- ie sommation considérable, puisque, déjà en 1907, chaque = habitant d'Angleterre en mangeait 40 kilogs par: an. Carton lui reproche d’être un aliment mort parce que passant par une série d’opérations physiques et chimiques (chaux, CO?, soufre) qui enlèvent aux jus de betterave, de canne, d'érable, toutes leurs propriétés de sucre naturel. On sait les louanges qu ’on en a chantées. Pour prouver combien il est antinaturel, Le Goff a fait absor- S 5‘ ber à à vingt-déux sujets normaux 150 grammes de sirop 4 ie | à saturation : vingt d’entre-eux ont eu de la glycosurie, 10 alors qu’un insuffisant hépatique peut, au cours d’une cure de fruits, manger 2 kilogs dé raisins qui font pourtant 300 grammes de sucre, sans la moindre trace de ce sucre dans les urines. Les nègres des plantations de . cannes, qui en font-grand usage, en ont leurs urines tellement. chargées que les mouches s’y précipitent pour le recueillir (Cantani). Carton lui reproche aussi d’être un déminéralisant, d’être à l’origine de la progression du diabète (parallèle à celle de consommation du sucre), de tuberculose par arthritisme. Il ne le reconnaît que comme condiment. Le goût qu’ont les enfants pour lui u’est pas un signe du besoin de leur organisme, mais de leur goût de ce qui est sucré (les fruits, le miel) en gé- -néral. Le miel est un sucre naturel, maïs sa richesse le rend parfois difficile à supporter par les malades. Les végétaux contiennent des lipides que l’homme a su concentrer sous forme d’huile. A cette concentration ils paralysent les sécrétions digestives et le péristaltisme

= y comme has, D Parlons sil. . on Les graisses qui enrobent les aliments, sous forme de sauces et de friture, empêchent ainsi jeur attaque aisée par. les ; sucs: digestifs. Mais, parce que débitant œ calories au gramme, on à élevé les graisses au rang d’aliment de première nécessité. Certes, la vie dans le froid enlève tout dégoût pour elles, au point qu’on mange de bon appêtit des tartines de saindoux, mais le froid explique «e besoin d’aliments. calorifiques. Carton condamne l’huile de foie de morue. Cette terreur de notre enfance, … ne si elle provoque une pléthore de bon aloi, compromet, a dit-il, la glande hépatique. Les nausées qu’ elle amène, insurmontables parfois, ne sont pas plus un avertissement que les régurgitations n’en sont un pour les parents à ne pas gaver leurs enfants. On sait la fabrication de cette huile, les foies mis à décanter au soleil dans une barrique où surnage l’huïle rance ; elle est peut-être ‘riche en stérols irradiés, mais, pour Trousseau, le beurre à dose convenable a le même ci elle Sr 20 le rachitisme.

Ce sont les fruits, de tous les aliments, que les Het ristes reconnaissent pour celui auquel, l’homme était adapté. En effet, ses mains prenantes, ses dents et la conformation de son tube digestif, le destinaient à cette alimentation. C’est l’aliment par excellence avec son germe vivant, ses enveloppes riches en vitamines et en sels minéraux, ses glucides, graisses et protides facilement assimilables: on peut vivre uniquement de fruits, de céréales et de quelques légumes crus, malgré que « leur composition centisimale renseigne sur leur peu : de valeur alimentaire » (Gauthier). Ils ont les mêmes vertus décongestives que les légumes verts. Chacun peut a à loisir apprécier leurs qualités. Mais ici encore, que |

ent | te ca Us Ds ce … isole les . le Ses on enlève À tee an ces

ri LS ee urines en Re aux réserves de l’organisme les sels minéraux qui le neutralisent, on va répétant qu'il est le fruit alcalinisant par excellence ; . comment un fruit, qui attaque une plaque de marbre comme |’ acide chlorhydrique, apporterait-il des bases? ti naturistes (ici encore Carton ne les suit pas) le présn au vinaire parce que ce dernier est'un produit “de: fermentation. Parce que la tomate ne contient pas | d’oxalates on répète que ce fruit-légume, si apprécié l'été, convient « tout particulièrement » aux arthritiques, goutteux, alors que des générations de cliniciens ont montré son rôle néfaste chez ces malades. Ainsi il est difficile de savoir et de comprendre. Partant d’une #1 idée bonne on peut arriver à une erreur si l’on laisse jouer l’esprit d’automatisme plutôt que celui d’obser- vation. : Lu : Nous laisserons là Les fruits : disons seulement que la France, premier pays consommateur de vin, est l’ un des pays qui consomment le moins de raisins. Le succès de ce fruit en été devrait pousser à le répandre et à le faire manger en grappe plutôt qu’à le boire en vin. Enfin, Carton conseille, comme M. Labbé, de prendre les fruits soit entre, soit au début des repas; en aucun eas, ni verts, ni tombés (même pour « profiter »). . Beaucoup de ces remarques sur les aliments sont en opposition avec les idées classiques. Une dernière question, débattue aussi celle-là, est celle du rôle du sel, de

; \ ENS ? LUN " , : È ) ST? 4 De DA ep ie | ; à CS 3 ï j 14 | sde L « ñ

ce sel sans lequel nos aliments RE si insipides.

Est-il utile, ne l’estil pas? Quinton répond à cette ques- ve

tion en partant de son étude à travers les terrains géologiques. Il montre que au fur et à mesure que l’on s’élève dans les couches successives, les dépôts de sel sont de plus en plus importants; que dans les mers

récentes la teneur en sel est beaucoup plus faible que

dans celles de formation ancienne. Par conséquent, il semble que le sel soit apparu avec la vie, que ce soit les végétaux qui l’aient élaboré et que la décomposition

des cadavres animaux et végétaux l’ait libéré, les eaux

de ruissellement l’ayant accumulé peu à peu dans les mers. De plus, Quinton assure que les sels divers de l’eau de mer, sont dans des proportions réciproques semblables à celles de ces mêmes sels contenus dans les humeurs des animaux. Enfin, ceux-ci ne pouvant fabriquer eux-mêmes le sel à partir de ses éléments, il y a dans la nature nombre de faits qui montrent leur avidité

pour lui: les bergers des plateaux distribuent sur des

dalles de grosses poignées de sel gemme à leurs moutons, les blaireaux viennent ronger la nuit les manches d’outils parce que ceux-ci sont imprégnés de sueur salée, les oiseaux en cage le puisent dans leur os de sèche, les abeilles préfèrent à l’eau limpide d’un ruisseau une laque d’urine, ete... On doute de son utilité, parce qu’on ignore presque tout de son rôle. Binet a cependant montré quel parti on pouvait en tirer dans les occlusions intestinales et Quinton dans les choléras infantiles. Pourquoi dès lors le supprimer comme certains naturistes, pourquoi en is les rénaux qui n’ont pas d’œdèmes ?

Nous en avons terminé avec la question botte On n’aura pas eu de peine à comprendre que Carton est

2 une pd Men a

Scan

partisan du régime Main nl faut au moins connafi-

Ne tre la façon dont celui-ci peut se défendre, moins pour convertir à sa pratique que pour répondre à ceux qui accusent les végétariens de ne pas vouloir faire comme

. tout le monde. On a vu ce qu’il fallait penser de la viande

au point de vue de la ration azotée : elle ne contient en

outre pas de glucides pratiquement. L'homme n’a pas:

un tube digestif adapté à elle (les colons sont trop importants), elle développe les toxines que nous avons

- signalées : un chien dont la veine porte se jette directe-

ment dans la veine cave, sans il’nterposition.du foie, est pris rapidement de convulsions dès que, cessant le régi-

= me végétarien, on le met à la viande. Hébert a noté que

sous toutes les latitudes les indigènes les plus endurants ne se nourrissent pas autrement qu'avec des fruits, des végétaux en général, et ne boivent que de

l’eau. Donc, au double point de vue de l’intoxication qu’elle crée et de la résistance physique, la viande n’est

past nécessaire et souvent nuisible. Dernier point, non

le moindre, elle change le caractère. Ces faits sont

connus. La viande rend les animaux cruels et agressifs. « On fera bien, dit Hippocrate, pour acquérir la prudence, de renoncer à la viande ».

-On conçoit, si ces données sont exactes, quelle erreur représente la suralimentation carnée des tuberculeux. I1 y a peu d'illusions à se faire quant à une réforme possible des mœurs à ce point de vue sans la contrainte des restrictions, mais le médecin doit avoir une opinion personnelle et ne doit pas tenir les végétariens pour des assoiffés d’ascèse. Comme le dit sous une forme humoristique J. Romains, lorsqu'on pratiquait des sacrifices humains, il était important pour l’humanité future

qu’il y en ait qui ne s’y livrent point; peut-être se

tarien, Nous aimerions pouvoir donner in eatenso la

citation d’Upton Sinclair, le romancier américain connu, ;

qui se délivra à à la fois des médecins et. de ses maladies,

après leur avoir consacré une fortune, par les fruits. GE I y a par conséquent des gens, hommes de jugement É

sûr, qui en sont partisans. Il serait. exagéré de prétendre purger le moñde de ses maux par les fruits et la salade, mais n’est-il pas plus exagéré encore que l’on méconnaisse l’importanee de ces questions. Il est vrai que les médecins De donnent pas PAINORES l'exemple d’ une > abstinence rigoureuse.

\ . Le mouvement SU

Que le mouvement soit nécessaire à la vie, cela est banal à force d’être vrai. Mais combien les uns comprennent cette banalité différemment et les SUÛTes le savent mais ne le comprennent pas. MAS

L'homme est tellement fait pour vivre dans la pleine nature, qu’il sent que sa vie la plus intéressante se passe au milieu d’elle, et c’est avec regret qu’il reprend ses occupations citadines. Depuis plusieurs années, il y a une vogue de camping et de vie en plein air qui le montre bien, mais pour étendu que soit le mouvement il n’est peut-être pas très profond. Il est dans la nature de tout effort d’être pénible, véritablement pénible et « les vacances sont faites pour se reposer ». Ceux-qui ont

l’expérience de la chose savent cependant que les efforts

en apparence inutiles, sans objet, les victoires obtenues sur soi-même dans le domaine physique, sont, beaucoup plus que la position horizontale dans un « transatlan-

ni ce qu: ’en pa de ae était végé-

Rec EE:

RTE TS 2 9 CZ

ur Péspritz us savent st accumule ainsi dont on s’étonne ès le retour ‘aux occupations habituelles. UT ÈS Ars à qui compensent un modeste repos d sous la tente par une chère abondante, dés" ner es autour d’un phonographe, au cours des étapes. LÀ Ne hies en voiture, AY a heureusement les « purs ». : a est nécessaire de faire de durs efforts physiques pour. | se renouveler et l’on ne saurait imaginer de quel œil. 5 2 se regarde les contingences de la vie ordinaire lorsqu” Gp se les voit à partir de 3. 000 mètres. Malheureusement, on. » ne peut méditer chaque jour à ces altitudes et il faut se contenter d’un exercice plus réduit < dans ses exigences 4 matérielles. C’est pour cela qu'après avoir étudié les pe autres méthodes de gymnastique, Carton préconise celle de Hébert, faute de pouvoir mener la vie d’un trappeur canadien ou d’un guerrier Maori.

Lee 1 Te lieutenant de vaisseau G. Hébert a étudié au cours de ses voyages autour du monde la vie des indigènes de toutes les latitudés. Plus préoccupé de leur endurance physique extraordinaire que de perfotmances pures, il | constata que cette endurance était le résultat de la 2 | nécessité de vivre par ses propres moyens en pleine. E, ; __ nature. La meilleure gymnastique est celle que l’on pra- ee | tique pour chercher sa nourriture, chasser, pour traverser un cours d’eau, édifier une maïson, ete. Cette vie associée à une nourriture presque exclusivement végé- ‘4 — talienne donne les beaux types d’indigènes que l’on voit - dans les revues coloniales. C’est ce principe qu’il a À essayé d’appliquer, qu’il à finalement élevé à la hauteur ___— d’une méthode complète ayant donné de remarquables Fe résultats dans les écoles de la marine où on la pratique.

RE De

«x La

Le mouvement est nécessaire à la vie,. ou ha la vie

ne peut se passer de mouvement et c’est dans cette synthèse du bras et de la pensée que se trouve l’équili-

bre vital. L’incarnation de la perse est la vraie forme Rue

du travail humain. me RTE L’eau Tout naturellenient le naturisme devait s'intéresser à l’eau comme moyen thérapeutique, étant donné les réactions qu’elle sollicite de l’organisme. Cet élément courant, si l’on peut dire, banal, fait sentir son importance dès qu’il commence à manquer et les poètes mieux

que les chimistes nous le font apprécier. Il baigne nos

cellules, comme si ce milieu était le milieu naturel de nos tissus: il semble que la sécrétion urinaire soit un rappel de ce milieu originel. Il apporte, outre Je couple H?—O0, des sels minéraux directement assimilables (Boussingault) contrairement à ce que pensent certains naturistes. Les réactions qu’il crée dans l’organisme ont été étudiées par Priessnitz.

Priessnitz (1799-1851), était un paysan de Silésie, un empirique, qui se guérit lui- même par le moyen de l’eau. Par son esprit d’ observation, il mit au point une méthode de cure des maladies. La peau est un organe éliminateur; élimimateur de sueur, de produits sébacés, de chaleur. Elle est un organe vasculaire, un véritable cœur périphérique dit Baruch, contractile comme lui, un ‘organe qui absorbe les radiations extérieures. Enfin et surtout, elle est un organe nerveux d’une richesse extrême et par suite très sensible aux sollicitations extérieures. Le corps humain ne se comporte pas comme un objet vis-à-vis de ces sollicitations; il réagit et c’est cette réaction qui est utilisée en thérapeutique naturiste.

Lt

nte médiaire CR a . pyrexies. Ts la méthode de Brand, mais pensent souvent

| qu’elle à a de rigide, de brutal même, d’inadapté aux cas individuels. Elles est d’ailleurs de moins en moins ‘employée. L’antipyrine est plus facile à prescrire qu’un enveloppement ou un maillot de tronc, mais quelle différence d’action. Le malade, dont on vient de faire tomber Ja: température, par ces derniers moyens, éprouve un = bien-être que n ‘apporte pas le premier.

Avant l’action de l’eau, il fatt une pré- -action, c’estàdire une préparation de l’organisme à l’action du

‘ être Diane par un envéloppement sec qui fait transpirer ou par l’exercice physique. Chacun a pu se rendre compte qu’une douche froide matinale annihile les

| forces pour la journée, si elle est donnée intempestive-

EE - ment sans pré-action. C’est à la réaction qu'il faut

accorder la valeur curatrice éliminatrice et sédative de

FER l’hydrothérapie. Très en honneur dans l'Antiquité, elle

était connüe des Indiens d'Amérique qui faisaient pré-

céder un plongeon dans l’eau glacée par une transpiration abondante obtenue dans la « sweat-lodge » (vapeurs d’eau, boissons chaudes).

D - L'air

Du mode d’action de l’eau on peut prévoir ce que

__ peut l’air appliqué dans des conditions analogues. C’est - encore un empirique. Rikli (1823-1903) qui, au cours de cinquante années d'étude, a mis au point sa méthode de

e bain agit contre la fièvre comme la glace dans l’eau d'une orangeade ; ils ne savent pas non plus ce

froid ; cette pré-action pourra être la fièvre, elle pourra.

cure par Pb Il associait one née à ‘une alimen. tation naturiste. On ne peut pas dissocier l’action dela L température . de celle de l’air ou de l’eau. Ee sprit F4 | publie est mieux renseigné sur les bienfaits de l’exposi- és tion du COrpS à P air, mais ce serait une erreur de Con- :

fondre, d’une part le naturisme avec le nudisme (Carton +

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