médicale. Le fait de s’être guéri soi-même, « alors que
reprocher en disant après Molière que cette guérison
libre-arbitre dans un déterminisme aussi absolu que
ES 4 A + Û RE RAT \ Le Se FAR
Que la médecine actuelle manque d'idées gé qu’elle fonde sur des vérités partielles toute une théc (les hormones, les germes...), qu’elle ne no ee
“que du seul aspect physique de la personnalité humaine,
ce sont des vérités que pas un médecin, pensons-nous,
ë n'ira contredire et ne déplore d’ailleurs, chagun s’effor-
cant de combler cette lacune par ses propres qualités d’homme. Il n’en reste pas moins, que sans principes ‘de ; base, elle est susceptible de tous les errements théra- : peutiques, le succès immédiat. étant sons seul critère d'efficacité. — Que sert-il de faire tomber avec un composé.chimiqhe la température d’un malade, pourquoi sé-
cher une sécrétion bronchique avec la terpine? Les lysats
de corps microbiens secouent violemment l’organisme, était-ce nécessaire pour un anthrax? Queidire de l’auto-, matisme avec lequel on distribue généreusement les sulfamides sur un peu toutes les pyrexies, « pour voir »? Chaque époque a sa panacée : avant-hier l’aspirine, hier les vaccins, aujourd’hui les sulfamides, que sera-ce < demain? Et dans cette course au « nouvel astre du fir- -mament thérapeutique » (Savy), à la médication qui bloque les symptômes, on oublie tellement des vérités plus générales et moins contestables, que l’on se deman-
de qui celles-ci peuvent bien intéresser. La médecine
qui devrait être douce, patiente, reproche parfois sa brutalité à la chirurgie. Paille et poutre. Son injection interminée, le médecin se lave les mains, au propre et
au figuré, des effets lointains de celle-ci. Cette ardeur thérapeutique est-elle crainte de passer pour peu instruit, est-ce parce que « les clients » aiment une ordonnance bien remplie, leur permettant d’achéter, fût-ce à gros prix, la santé sans efforts personnels. Jules Romains a exploité ce thème. On se demande si.
, Lu nus pate ‘La nn mt , e boutit à la ou Pourquoi nu lors, la ne
os des in ? A ne nd pas, he où. alare te bon sens dirait qu’un jeune et faible prenne n° est à AIRES pas un bouillon de culture. SES CH
Cest parce que Carton à rs après ‘tous. les.
auteurs pose js en ne des. faits. A pr
4 nous te avant de “quitter 1 de Haies: avoir
réfléchi à ces problèmes que nous avons présenté ses Re
conceptions. ee ur Que vient faire le naturisme ici, dira-t-on, et qu’ Pt ce
que le naturisme? Les mots manquent pour exprimer
certaines idées et le mot naturisme à Été érTée pour:
exprimer toute manière de vivre suivant les lois que la.
nature nous ‘apprend. Comme Monsieur Jourdain sa
- prose, nous faisons tous du naturisme, ne serait ce
qu’en uous reposant quand nous avons fait un effort,
en mangeant quand nous avons faim; mais alors. que
chez l’animal, l’instinet est là qui le guide, le libre- Re
arbitre de l’homme le pousse à des actes, violations des 4
Jois naturelles, contre quels actes réagit le naturisme.
Tous les auteurs donc, qui, à partir de la nature, ont
essayé de se donner L. lois d’une vie harmonieuse ct Lens
équilibrée, sont des naturistes. Sénèque était naturiste. Hé
Pythagore, Platon, Socrate, tous les grands Initiés
étaient des naturistes et de nos jours il y a une longue
lignée d’auteurs qui l’ont été comme Sydenham, Hoff-
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mann, Huffeland, Tissot. one ne : Dons. ‘pas “en.
ce sens que, Si, au nom de la clinique, il a réagi après
Laënnec et Bretonneau, contre les vues unicistes de
Broussais et a ‘montré le rôle du terrain et de la spéci- È ficité, il a par contre tiré d’une matière médicale assez
démodée aujourd’hui, presque torse son action thérapeutique. CAN
Le naturisme n’est pas une ascèse desséchante mise en honneur par des attardés et des assoiffés de mortification. Il correspond à une hygiène de vie qui permet de se débarrasser de maux, parfois réputés incurables, par les seules forces de la nature et contre lesquels
-S’obstinaient vainement les assauts médicamenteux.
Pas plus que la morale, le naturisme n’est un but en soi; ce n’est qu’un moyen de permettre au corps et à
. . . Î A 2 Q l’esprit de vivre harmonieusement. Le rôle du médecin,
s’il ne doit pas méconnaître le facteur moral, est de soigner le corps ; il ne doit donc pas méconnaître les lois qui dirigent la vie et les appliquer à la thérapeutique. Utopie, dira-t-on! Les lois naturelles ne sont pourtant pas difficiles à déchiffrer dans leurs plus évidentes manifestations. Nous observons tous les rythmes de la nature, nous connaissons l’effet des aliments, leurs vertus souvent, celui des conditions atmosphériques. Si nous n’arrivons pas à tout connaître, du moins pouvons-
nous éviter de grossières erreurs et la vie naturiste
n’est pas une vie qui dispose au laisser-aller intelleetuel, mais au contraire à une attention constante aux phénomènes, à la réflexion, bref à un art personnel de médecin. La pratique devient alors un jeu passionnant et permanent d’observation et non une technique froide que l’on peut améliorer, mais non renouveler. L’utopie
a été réalisée par Carton: il suffit de lire certaines
tions pour connaître es ni tee Sn
f et de profondément humain. Cette utopie n’a urs, rien be dans sa réalisation et il
D rt. De ee comme nous dé see le fait d être ue par les aneiens auteurs dont nous nous étonnons naïvement qu ils aient pu être aussi intelligents malgré qu'ils fussent si arrierés, rend évident à l’esprit qu'il doit y avoir une médecine traditionnelle, empreinte de bon sens, celle précisément à laquelle on aspire dans “notre désarroi devant la pathologie. F534
. Il est en effet singulier que notre intelligence, formée
Ô e au contact des philosophes, du grec, des mathématiques,
joue si peu de rôle dans les études médicales. Que l’on
, attende d’être en quatrième année, à un moment où il
est rare que l'étudiant ait autre chose en vue que la fin rapide de ses études, pour apprendre qu’il y a des tem- péraments différents, que la pathologie générale soit enseignée non au début mais à la fin des études, est un non-sens. Personnellement, nous n’avons assisté qu’au dernier de ces cours pour regretter de n’avoir pas suivi les autres. C’est au moment où il sort de ses humanités que l’étudiänt a le plus de compréhension, d’intuition; c’est d’autre part, comme nous le disions, le moment où il est a même, de se faire de la maladie une conception personnelle quand son esprit n’est pas saturé par une difficile pathologie. Il est peu fait appel aux formes supérieures de l'intelligence dans les études analytiques, descriptives qui précèdent cette pathologie,
et elles se rouillent. C’est avec envie qu’il regarde parfois ses collègues des grandes écoles « plancher sur une colle » sans regarder le temps passer, ceux des
lettres retrouver dans des textes des pensées qu’ils
ie dr ui ns pe ie ire
du moins tous les médecins qui 9 Lejars, au laisser- faire et la
à inéconnaitre ne humaine et
par la de Fu certains ou ses ont qui le lui reprochaient et avee quelle dignité il supportait
leurs attaques. Pour tous ceux qui ne sont pas exclusi- è vement préoecupés d’ amour-propre, Carton sera recon- US
nu pour un chercheur honnête et courageux. Nous pensons que la France a motif d’être fière : que l’un des sièns aît une fois de plus protesté contre la 1 main-mise ‘du matériel sur la médecine.
N'est-ce pas là une œuvre bien faite pour notre temps. En ce moment où notre vie est comme emmurée dans
le déroulement de la guerre, bien qu’il soit réconfortant
de pouvoir penser que l’esprit est plus puissant que le feu et l’acier, ce n’est pas sans découragement que nous avons essayé de nous délivrer de cette étude, en nous demandant quelle application elle pourrait avoir, tant
ces événements captivent notre esprit. C’est pourtant
le seul motif d’espérer, que travailler et croire. Le concert des nations n’est pas tellement harmonieux que le rôle de la France ne soit peut- être de n "y pas parti ciper.