CONSTAT EUM ITA CONDITUM A BONO CREATORE UT SINE CRIMINIBUS
queat subsistere [c. 1242, A.]. Et je me rappelle Prosper qui écrit : Nemo liabet de sao nisi mendacium et peccatum (Sent. 325] ; et je songe que le concile d’Orange [canon 22] adopte la formule. Ce n’est pas un augustinien bien fervent qui a écrit le prologue de pseudo-Méliton, pas plus que ce n’est un augustinien qui a écrit dans Sébastien : niortem hominis naturam esse non pœnam (1). Notre auteur craint le fatalisme dualiste.
Il est assuré, enfin, que les gestes de Jean et les gestes de Nérée Achillée offrent certains points de contact. Ici et là, je relève l’expression Catholici [ecclesiis caiholicorum , Jean ; nisi studio catholicorum , Nérée]. Ici et là, on rencontre deux descriptions du paradis assez analogues :
Jean [P. G. 5, 1246 A].
Jam regnum paratum uobis erat et ex coruscantibus gemmis zetas instructas, plenas gaudiis, plenas epulis, plenas deliciis, plenas uitae perpetuitate, plenas lumine aeterno, plenas delectationibus... Et amisistis loca immarcessibilibus lloribus plena,plena uocibus organorum...
Nérée [12 mai, § 6, p. 7].
Inter frondes paradisi et uitae aeternae immarcessibiles flores, inter nemora Angelorum et prata umbrosa et sanctis odoribus exhalentia, ubi uita aeterna naribus assumitur, ubi aer ipse habet odoramenti uirtutem ut qui eum naribus assumpserit ultra tristis esse non possit, ultra nulla in eum possit dominationem exercere infirmitas, nullus dolor, nullus tristitia...
dit Salvien du mouvement qui pousse les faibles à se recommander [Gub. Dei, V, 8, § 38, Halm, p. 62].
(1) [| 17. — P. L. 17, 1033, B. — Cf. G. M. R. II, p. 98.] Noter que, dans tout le texte, on parle fort peu de la grâce divine [cf. les gestes augustiniens de Vitus] ; qu’on insiste beaucoup, en revanche, sur l’indulgence de Dieu : si homo homitii indulget, quanto magis Deus homini indnlget et parcit. — J’attire enfin l’attention sur les anges gardiens d’Atticus et d’Eugène que Stactée dit avoir vus : Vidi angeïos vestros fientes [c. 1246, A.] Cf. une mention analogue dans la Visio Pauli , supra p. 262, et dans Vitus , version mombritienne [G. M. R. II, 166].