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L HISTORIOGRAPHIE CATHOLIQUE

donc d’un exemplaire, copié à Auxerre, sous l’épiscopat d’Aunachaire, et avant sa mort, c’est-à-dire (1) entre 592 et 600.

Il est certain que le férial est beaucoup plus ancien qu’Aunachaire. Le férial est explicitement désigné par Cassiodore (2); il 11e cite aucun martyr vandale : il est donc antérieur à 55o-56o, peut-être même à 47&- D’autre part il contient une continuation du catalogue pontifical philocalien qui s’arrête à la mort de Boniface [ 7 422] (3) ; il donne également l’anniversaire des églises consacrées par Sixte III [432-44°] (4)- C’est dire qu’il est certainement postérieur à 422et sans doute à 43o-44°-

Il est malaisé de préciser davantage. A titre de conjecture, on peut indiquer comme époque du travail, soit le temps de Sixte III, soit le lendemain de la mort de saint Léon (-[ 461) : Ie férial, outre

(1) Duchesne, p. [XLI-XLIII]. — Les gestes des évêques d’Auxerre sont publiés dans Migne, P. L. 138. — Le férial donne également Yordinatior non la depositio de Syagrius, évêque d’Autun, mort vers 599-600. — Avitus, évêque de Clermont, mort après 591, selon toutes les probabilités, est inscrit au férial, XII. Kal. feb.

(2) Cf. le texte infra, p. 376.

Dom Chapman incline à penser que la compilation est antérieure à 593, car YEpternacensis connaît Avit et ignore le roi Gontran (593): or, YEpternacensis, écrit sans doute vers 710 en Northumbrie par Leontius, compagnon de Willibrord, dérive selon toutes les vraisemblances d’un exemplaire apporté par l’envoyé de Grégoire le Grand, Augustin ; les nombreuses fêtes des églises d’Autun et de Lyon témoignent d’un séjour du férial à Autun et à Lyon ; il donne les ordinations de Nicetius de Lyon et de Syagrius d’Autun aussi bien que celle d’Aunachaire ; il n’en indique aucune autre pour les Gaules. Le séjour à Lyon semble daté par Nicetius, évêque de Lyon [552-573], dont tous les manuscrits donnent à la fois Yordinatio et la depositio. Noter que Nicetius était l’ami d’Aunachaire et de Syagrius. Dom Chapman admet encore un séjour du férial à Arles ; il mentionne cinq fêtes de cette église. Arles était l’évêché de Césaire ; l’évêque d’Arles était alors le représentant officiel du pape auprès des évêques gaulois ; le férial est d’origine romaine. Ces hypothèses de C. paraissent très vraisemblables. [Revue Bénédictine , XX, 1903, 285-313.]

(3) Prid. non. sept. Romae in cymiterio Maximi ad s. Felicitatem, via Salaria, depositio Bonifatii episcopi. Rossi-Duchesne, p. [XLIX].

(4) Le Liber Pontificalis écrit à propos de Sixte III : Hic fecit basilicam sanctae Mariae... Fecit autem basilicam sancto Laurentio...[ L. P. I, 232-234]. — Le férial écrit : Non. ags. Rome dedicatio basilicae sce marie [p. 101] et II1I N. nô... syxti ippoliti et laurenti [p. 138]. — Il serait très possible que ces fêtes eussent été introduites par le compilateur, et donc que le férial datât de Sixte III , du lendemain du concile d’Ephèse : on expliquerait par des retouches les passages qui dénotent une époque postérieure. Noter que saint Paulin (-J- 431) est inscrit au férial et que Félix de Noies y obtient deux fêtes [XVIII. K. feb. ; VI K. Aug.]. En outre, Pseudo-Matthieu est apparenté par les lettres-préface à notre férial ; il a inspiré peut-être la décoration de la basilique de sainte Marie [cf. de Waal : Die apocryphen Evangelien in der altchristlichen Kunst. Rôm-Quartalschrift, 1877, 172], il date peut-être de Sixte III.

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