‹ Le néo-manichéisme et la légende chrétienneChapitre 168 sur 185 · L HISTORIOGRAPHIE CATHOLIQUE · texte numérisé non relu

L HISTORIOGRAPHIE CATHOLIQUE

par Joseph Bianchini (1) : il conlient, pour une partie de l’année seulement — manquent janvier, février, mars, et quelques jours d’avril — les prières de la messe. Ces prières sont introduites par les mots preces, ou orationes, ou orationes et preces , ou in natale sancti , ou super defanctos ou de siceitate temporis ou in ieiunio , ou incipiunt orationes et preces diurnae : très souvent les simples mots item alia séparent les prières diverses. Grâce à cette précieuse trouvaille, on peut se représenter ce qu’était alors le service divin, les jours habituels et les jours de fête : il faut malheureusement faire exception pour Pâques.

L’origine du recueil est certainement Rome : le grand nombre des fêtes romaines, la précision des indications topographiques qui en accompagnent le nom, tout le prouve avec évidence:

VI Id. iul. natale sanctorum Felicis, Philippi in cymiterio Priscillae, Vitalis et Martialis in cymiterio Iordanorum ; et Silani in cymiterio Maximi nia Salaria; et Ianuarii in cymiterio Praetextati, uia Appia ; — 111 non. aug., natale sancti Stephani in cymiterio Callisti, uia Appia; — VII id. aug. natale sancti Xysti in cymiterio Callisti ; et Felicissimi et Agapiti in cymiterio Praetextati, uia Appia; — pridie Kal. oct. natale basilicae Angeli in Salaria.

Le ton des prières adressées à saint Pierre et à saint Paul dénonce aussi clairement l’origine romaine du livre ; qu’on en juge :

Omp. semp. Deus qui ineffabili sacramento ius apostolici principatus in romani nominis arce posuisti, unde se euangelica ueritas per tota mundi régna diffunderet (2) . .. : » — « quod sedes ilia censuerit quam tenere uoluisti totius ecclesiae principatum (3) ;... » .« sic hostes romani nominis et inimicos catholicae professionis expugna per (4)... ;» — « romani nominis securitas (5) ; — « Statum romani nominis ubique defencle (6)... » On lit enfin : « Qui hanc sedem regimen ecclesiae totius efficeres... (7). »

(1) Le texle fut publié en 1735 dans le tome IV d’Anastase le Bibliothécaire. Muratori reproduisit cette édition en 1748 dans sa Liturgia romana vêtus , tome I. Les Ballerini en ont donné une seconde dans les Leonis Opéra [reproduite par Aligne. P. L. 55]. Je me sers de celle qu’a publiée en 1890 AL Feltœ, à Cambridge : Sacramentarium Leonianum [University Press]. Cf. Ducliesne: Culte, 2e éd. p. 129, sq.

(2) Feltœ, 38. — Cf. 40 (vere dignus qui...) et 37.

(3) Feltœ, 45, lignes 20-21.

(4) Feltœ, 27, ligne 3.

(5) Feltœ, 63, ligne 1.

(6) Feltœ, 75, ligne 19.

(7) Feltœ, 46, lignes 4-5. — Cf. 40, lignes G-8 : Omp semp Ds qui hune diem beatorum apostolorum Pétri et Pauli martyrio consecrasti da ecclesiae tuae toto terrarum orbe diflusae eorum semper moderamine gu-

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