‹ Le néo-manichéisme et la légende chrétienneChapitre 180 sur 185 · CHAPITRE VII · texte numérisé non relu

CHAPITRE VII

Comment les Catholiques arrêtent-ils la diffusion de la littérature

néo-manichéenne ?

A. — Le concile pseudo-damasien (suite).

Coup d’œil sur les trois premières parties du texte, p. 189.

I. — La traduction latine des canons de Nicée attribuée à Isidore uti¬

lise le concile pseudo-damasien, troisième partie, p. 189. Or, c’est, cette traduction que copie le légat Pascasinus à Chalcédoine, p. 191. Il faut donc que le concile dérive d’un document antérieur à 451 ; s’agirait-il, comme le suggère un groupe de manuscrits, d'un document contemporain de Damase, p. 192.

II. — La seconde partie du concile pseudo-damasien : catalogue des

livres canoniques, p. 192 : coup d’œil sur les manuscrits, p. 198, note. Le catalogue de Cheltenham, p. 194, n’a pas de rapports avec le- nôtre. Ceux du Glaromontanus et de Laodicée, p. 194, de Carthage et d Innocent Ier, de Cassiodore et de l’Amiatinus» p. 195, le rappellent assez bien. — Notre catalogue et s. Jérôme, p. 196: points de contact ?t divergences ; il semble avoir subi son influence, p. 197. Jérôme à Rome sous Damase, p. 197, en 382-384.

La troisième partie du concile pseudo-damasien : les églises pétriniennes, p. 198. Notre texte est certainement une riposte formelle au canon 3 du concile de Constantinople de 381 ; son importance, p. 198. — La question de la date des martyres de Pierre et de Paul : polémiques, p. 199. Le texte est de peu postérieur à 381, et provient de l’entourage de Damase et de Jérôme.

III. — La première partie du concile pseudo-damasien, p. 201 : ses trois

sections. La première section ne rappelle pas Didyme-Jérôme, ni Ambroise (l’expression septiformis , p. 201, note), mais le contra V arimadum , p. 202, et surtout le de Trinitate , p. 207 ; origine et caractères des Regulae définit ionum , p. 205, note ; du contra Varimadum , p. 203, note ; du contra Felicianum , p. 204, note ; du de Trinitate , p. 205, note ; du de Trinitate et Unitate , p. 206, note ; du Breviarium Fidei , p. 207, note.

La seconde section, p. 205, rappelle de nombreux textes, surtout, peut-être, des textes espagnols.

La troisième section, p. 210, parait plus originale : les sept patriarches et les sept dons de l’Esprit. Point de contact avec le livre XII du de Trinitate , p. 211. Rapport de la troisième section aux deux autres, p. 211 : la seconde section paraît être une interpolation, p. 213.

IV. — La seconde section est bien une interpolation : celle-ci se retrouve

plus complète dans une seconde version du concile pseudo-damasien (première partie), que j’appelle version de Paris, p. 213. Caractéristiques de cette seconde version : le Verbe prend la place de l’Esprit, on dit ses noms multiples, on insinue 1 e Filioque. Origine du Filioque, p. 214. Le livre XI du de Trinitate , p. 214, et le livre XI l sont parents de notre seconde version, p. 216. Origine et date des livres IX-XII du de Trinitate , p. 216, note; le XI est postérieur à Ghalcédoine, p. 218; notre seconde version est postérieure à Ghalcédoine et provient de milieux espagnols ou hispanisants.

Rapport de la seconde version (de Paris) à la première (de

TABLE DES MATIÈRES

(Munich), p. 221 : le problème pneumatologique au temps de Damase, le problème christologique au temps de Léon ; multiples attaches de ces textes avec l’Espagne : Damase et ses amis espagnols à Rome, p. 222. — Conclusion : le texte primitif (Damase) n’avait que deux paragraphes et ne traitait que de l'Esprit ; l’interpolation est postérieure à Chalcédoine, elle est peutêtre le fait d’un seul auteur, p. 223. (Le de Trinitale de pseudo- Ambroise, p. 223, note.)

V. — Il y a eu peut-être une troisième version du concile pseudo-da-

masien, p. 224. Le traité de l’Esprit septiforme du Codex Parisinus latinus 2175: le texte, p. 226, note; la doctrine, p. 228: sa parenté très précise, encore qu’incomplète, avec les deux versions du concile pseiulo-damasien : il sort du même groupe, p. 230 : ses sources (Diodore de Tarse, etc.), p. 230, note ; l’auteur a peut-être rédigé une troisième version du texte damasien.

VI. — Conclusions. A. Les trois premières parties du concile pseudo-

damasien datent du temps de Damase, p. 231 : lumière qu’elles jettent sur la politique de Damase dans son duel contre l’Église d’Orient, p. 233. — B. Le compilateur du temps d’Hormisdas a retouché les trois documents damasiens (d'où notre version de Paris), et leur a cousu les quatre dernières parties, p. 239 ; il a placé le tout sous le patronage de Damase et l’a présenté comme un texte conciliaire ; il avait accès aux archives du Latran ; il appartenait au monde romano-lérinien. (Retour sur les textes espagnols : portée anti-priscillianiste du filioque , p. 239, note.)

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