CHAPITRE VIII
Comment les Catholiques arrêtent-ils la diffusion de la littérature
néo-manichéenne ?
B. — Réédition de la Bible.
Aux livres hérétiques, les Catholiques opposent des livres catholiques,
p. 240. Qu'il y a eu une édition pseudo-hiéronymienne de PÉcriture
élaborée aux cinquième-sixième siècles à Lérins, à Rome et à Vivarium.
I. — Le prologue prinium quaeritur : texte, p. 241 ; résumé, p. 243; il vise les Manichéens et les Pélagiens, p. 243 : son origine lérinienne, p. 244, note.
IL — Le prologue non idem est ordo: texte, p. 245; caractères, p. 246: la place de l’épître de Jacques ; le verset des trois témoins : origine lérinienne ou espagnole, p. 247 ; ses rapports avec Peregrinus.
III. — Le prologue très libros Salomonis , p. 247 : texte, p. 218 : la ver¬
sion courte (Jérôme) et la version longue (Peregrinus) : la version Jérôme postérieure à la version Peregrinus et parente des deux prologues précédents, p. 249. — Le prologue canones noui testamenli , p. 249, combat la thèse du prologue non idem est ordo (et donne la première place à l’épître de Pierre, comme Cassiodore et pseudo-Damase).
IV. — Les trois éditions bibliques de Cassiodore, p. 251 : celle de Yan-
tiqua translatio , p. 252 ; elle parait être l’édition pseudo-hiéronymienne dont nous avons retrouvé la trace, p. 253. Deux difficultés : la place de l’épître de Pierre, l’ordre des épitres
TABLE DES MATIÈRES
pauliniennes ; qu’il y a parfois désaccord entre les prologues et nos manuscrits ; de l’importance spéciale des prologues, p. 255 (de l’Amiatinus et du Fuldensis, p. 255, note).
— Les livres canoniques d’après pseudo-Damase, p. 255 : leur nombre ; la préface du commentaire des épîtres catholiques de pseudo-Hilaire est à la fois parente des prologues pseudo-hiéronymiens et du concile pseudo-damasien, p. 257 ; parenté de ces textes avec les textes espagnols. Origine de ces textes : Lérins, p. 258, et Vivarium, p. 259 : rapports de Lérins avec Vivarium, p. 259, note. De l’influence de ces travaux scripturaires sur le texte de nos manuscrits, la Vulgate pseudo-hiéronymienne, p. 260. (L’épitre aux Galates, p. 260, l’épître aux Laodiciens du Fuldensis , p. 261, note.)
L — Les Catholiques ont aussi rédigé des apocryphes animés d’un esprit orthodoxe, p. 261. Notre version latine de l'Apocalypse de Paul, p. 262. Elle vise les Manichéens, p. 264. Elle est apparentée à la Descente aux Enfers, p. 265. Elle dérive d’un texte grec, p. 265 ; textes d'Épiphane et de Sozomène, la version de Tischendorf, p. 266 ; les caractéristiques du texte latin, p. 266 : il doit venir de Lérins et de l’entourage de Césaire ; une note de l’index pseudo-damasien, p. 269. (Rapport du texte avec les gestes de Gervais-Protais et ceux de Nazaire-Celse : deux éditions du texte latin, ou influence en Occident du texte grec, p. 268, note). — Note sur quelques autres apocryphes latins catholiques de ce temps, p. 269, note.