C. — Remaniement de la Légende
2° Les apôtres.
La Légende catholique des apôtres continue la Légende catholique de
Jésus. Deux groupes d’apôtres : ceux qui sont vénérés dans l’empire
(Ephèse, Patras, Edesse), ceux qu’on rattache à l’Inde fabuleuse, p. 311.
I. — Les gestes de Jean, version de pseudo-Méliton, p. 312: analyse, texte du prologue, p. 312, note. Le texte est parent de la version pseudo-mélitonienne de la mort de Marie, p. 316. Il combat Leucius et le Manichéisme. Il a été écrit dans les milieux lériniens ; influence de Salvien, p. 317 : l’action de la providence, p. 319 ; l’usage des richesses, p. 318 ; une insinuation pélagienne, p. 320. Il rappelle les gestes de Nérée, p. 322 (le paradis), de Vitus (les anges gardiens), p. 320, note ; de Silvestre (Craton), p. 321, note.
IL — Les gestes d’André, version des prêtres d’Achaïe, p. 321. Son caractère pseudépigraphe, p. 324. Sa confession trinitaire rappelle pseudo-Méliton (mort de Marie), la version de Paris de pseudo- Damase. Originalité du thème dont la légende n’est qu’un développement : la spontanéité des martyrs, p. 325. Points de contact avec les gestes romains, avec les gestes de Pierre ; insistance sur le mystère eucharistique, p. 325 et note. Que notre version est un original latin, p. 326, note : ses variantes, p. 327, note.
III. — Les gestes de Thomas, version Bonnet, p. 327. Que cette version est étroitement apparentée aux gestes de Cécile, p. 331, et aux gestes, de Nérée-Achillée, p. 332 : ils sortent d’un même milieu.
Comparaison des trois gestes qu’on a étudiés, p. 333 : leurs quatre points de contact. Leur rédaction est certainement en rapport avec la fondation de sanctuaires consacrés, à Rome, à s. Jean, à s. André, à s. Thomas, à la fin du cinquième et au début du sixième siècle, d’après le Liber Pontificalis, p. 334. Originalité et ancienneté des gestes d’André, p. 336, note. Les hagiographes lérino-romains.
TABLE DES MATIÈRES