‹ Le néo-manichéisme et la légende chrétienneChapitre 72 sur 185 · INCÎPIT CONCILIUM URBIS ROMAE SUB DAMASO PAPA DE EXPLANATIONE FIDEI · texte numérisé non relu

INCÎPIT CONCILIUM URBIS ROMAE SUB DAMASO PAPA DE EXPLANATIONE FIDEI

Presque toujours, ils divisent en deux groupes les épîtres johanniques, rapportant la première à l’apôtre et évangéliste saint Jean, les deux dernières à Jean le presbytre.

Mais le plus grand nombre des manuscrits ignore à la fois Hormisdas et Damase et rapporte le texte à Gélase ; il s’intitule alors, le plus souvent, décrétais , une décrétale; tels le Lucen-

(1) Voir Thiel et Maassen, 283. (Vindobon. 16 ; Veron 63; Coll.de Diessen).

(4) Le ms. Xe de Thiel, classe 15 [II, III, IV, c. s. Ct. V (VII)].

(5) Le ms. IT de Thiel, classe 16 [II-V (VII)].

(8) P. L. 59, 179-180, 181-182. Le texte est très répandu dans les collections canoniques [Maassen, I, 239].

(9) Thiel, I, 54-55. — Je n'emploie pas d’expression plus précise parce que je ne dispose pas d’une édition critique, et parce que je ne me propose pas d’en donner une.

(10) Turner, Journal theol. stad., I, 556 [juillet 1900]. Il a utilisé le Monacensis 6243, le Parisinus 3837,1e Valicanus 5845,1e Vallicellianus A. V. - Les manuscrits qui suppriment la première partie et, néanmoins, écrivent Damase, forment les cinquième et sixième classes de Thiel [types: Veronensis LXIII; Dacherianus]. — Les manuscrits qui donnent la première partie sans Damase semblent très rares. Même, en existe-il ?

LE CONCILE PSEUDO-DAMASIEN

sis , le Florentinus, le Beccensis (i), les Vaticani i34o, 63o, 3832, le Vat. Palalinus 584, le Germanensis (2), le Divionensis 638 (ancien fonds), 1 e Càrnotensis 3i (85), Y Aurelianensis 191 (168), es Camercicenses 25g (2^,9) et 807. J’ajoute enfin que la plupart des citations attribuent le texte à Gélase (3). Le plus souvent, non toujours, les manuscrits gélasiens laissent de côté I et

Comment classer provisoirement nos manuscrits ? Quelle famille reproduit avec le plus de fidélité la physionomie du texte primitif (5) ? Est-ce le texte long, A, qui est antérieur au texte court, B ? Est-ce le texte court. B, qui a précédé le texte long A ?

Il est évident que C ne peut être le texte primitif: il représente un type bâtard, postérieur aux deux autres. Un détail, du reste, met le fait en pleine lumière : aux trois conciles généraux que rappellent A et B, le manuscrit de Chifflet ajoute le concile de Constantinople de 38 1 : l’église romaine ne l’a pas reconnu avant 534- La version C est donc postérieure à 534 (6). — J’y trouve encore une allusion à d’autres conciles que ces quatre conciles œcuméniques ; après le rappel du concile de Chalcédoine, on lit :

Sed, et si qua sunt concilia a sanctis patribus hactenus instituts, post istorum quatuor auctoritatem, et custodienda et recipienda decreuimus (7).

Ce détail manque dans A et B : n’est-ce pas encore une retouche d’âge postérieur?

Bestent en présence A et B. Les textes B se donnent comme une décrétale du pape, les textes A comme le procès-verbal d’un concile romain (8). Mais, de ce fait, on ne peut déduire avec

(2) Voir Thiel, classes 7, 8, 9, 10, 11, 12, 13, 14.

(3) P. L. 59, 179-182. Sur les collections canoniques qui donnent Gélase, voir Maassen, I, 283.

. (4) Voir les classes 10-14 de Thiel. (Les mss. des classes 7, 8, 9 donnent à la fois le nom de Gélase et la seconde partie.)

(5) Je néglige les familles D, E, F qui isolent et groupent, l’une 1-11, l’autre I-III, l'autre IV-VII. Elles sont, on l’a dit, peu importantes.

(6) Voir infra, p. 181.

(7) P. L. 59, 170. — Noter que ce ms. attribue le texte à Hormisdas. Cf. infra.

(8) Certains manuscrits de B, tel le Lacensis , combinent les deux données : c'est l'indice qu’ils apportent un texte remanié, ils prétendant concilier des traditions textuelles divergentes — Incipit clecreiale ab urbe Borna eclitum de recipiendis. sine non f'ecipiendis libris factum.

Synodum sub Gelasio papa urbis Romae cum LXX episcopis. P. L. 59, 165.

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