‹ Le Néoplasme Rectal Chez les JeunesChapitre 22 sur 36 · HAS · texte numérisé non relu

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petite tumeur, qui est reconnue pour être néoplasique. ;

Faut-il, dans ces deux cas, attribuer aux hémorroïdes une relation de cause à effet avec le cancer ? Nous ne pouvons le croire, surtout dans le premier cas, d'autant plus que le néoplasme était situé à dix centimètres au-dessus de l’anus et par conséquent assez loin des hémorroïdes. Certes, il est possible qu'elles aient joué le rôle de cause prédisposante ; mais il nous semble plus logique d'admettre que ce soit le néoplasme commençant à se développer qui ait été la cause de celles-ci ou tout au moins des douleurs que le malade localisait sur elles.

Le second cas semble plus net : la tumeur s’est développée sur la cicatrice même de l’opération ; elle paraît n’avoir été qu’une récidive d’un genre spécial. Pourtant, ne serait-ce pas au contraire le traumatisme opératoire qui aurait été la cause du néoplasme, à moins encore que les hémorroïdes opérées n’aient été que la première manifestation du processus néoplasique en évolution, ce qui paraît plus plausible.

Ces faits ne nous permettent donc que de constater, sans conclure, la présence simultanée sur les mêmes malades d’hémorroïdes et de cancer rectal.

Nous pourrons être, semble-t-il, plus affirmatif, sur le rôle de la constipation dans le développement du néoplasme rectal chez le jeune.

A priori, tout d’abord, en tant qu’agent d’irritation rectale, elle semble devoir lui préparer le terrain, faciliter son éclosion. Et en fait, quatre des malades dont

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