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servation d’un malade chez lequel des applications locales de radium ont fait diminuer la tumeur de plus d’un tiers. Si ce dernier moyen échoue, il faut au moins soulager de son mieux le malade et le prolonger. Sa douleur sera calmée par la morphine, des suppositoires à l’extrait thébaïque ou des lavements lauda- nisés.
L’étäblissement d’un anus contre nature, surtout dans le cas de sub-occlusion, lui évitera les douleurs de la défécation produites par le passage des matières contre le néoplasme ulcéré, ou l’intoxication subaïigue, due ‘à la rétention stercorale. C’est généralement un anus iliaque gauche (Observ. IL IT, IV et XD et qui peut dans certains cas permettre une survie relativement longue. Nous disons « survie », car le malade est malgré cela condamné à brève échéance.
Ce n’est pas à dire que lorsqu'il aura pu être soumis à l’exérèse de sa lésion, le malade puisse toujours se considérer comme définitivement guéri ; malheureusement non. Nous ne le verrons que trop en parlant maintenant du pronostic du cancer du rectum.