‹ Le Népal: étude historique d'un royaume hindouChapitre 25 sur 85 · Rose, Briefe, n · texte numérisé non relu

Rose, Briefe, n

Le P. Joseph écrivait en dehors du Népal, mais sur des souvenirs personnels. Le P. Marc délia Tomba n'eut pour traiter du Népal et du Tibet que les informations recueillies et communiquées par les autres Capucins de la mission. Arrivé dansTInde en 1756, le P. Marc resta attaché à la maison de Bettia de 1758 à 1768 ; il Tavait déjà quittée quand les chrétiens du Népal vinrent y chercher asile \ Malgré son vif désir de visiter le Népal, auquel il était destiné dès 1762, il dut s'arrêter sur le seuil de la Terre-Promise, sans avoir le bonheur de le franchir. Il aurait pu y rendre service à la science, car il aimait à s'instruire et n'avait pas voué aux manuscrits la haine intransigeante du P. Joseph. Il lut et analysa un certain nombre d'ouvrages indiens, choisis avec assez de goût ou de bonheur ; un de ces textes, intéressant pour l'étude du bouddhisme népalais, le Buddha- Purâna, n'est connu jusqu'ici que par la notice du l\ Marc. De Bettia il passa d'abord à Patna, puis à Chanderuagor où il s'embarqua en 1773 ; en 1774 il arrivait à Paris, d'où il retournait à Rome. Ses papiers conservés au Musée Borgia ont été retrouvés et publiés par le maître de Tindianisme en Italie, M. A. de Gubernatis.

Mais c'est un Augustin, en résidence à Rome, à qui revient l'honneur d'avoir su mettre en œuvre les renseignements sur le Népal et le Tibet dus aux missions des Capucins. Le P. Georgi les a fait entrer dans cette bizarre machine de guerre dirigée contre le Manichéisme, qui porte le nom inattendu à' Alphabetum Tibetanum '^ fatras

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