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2. Notices of'lhe languageSy litcrature and religion of Népal and
lui M. Conrady seul les a reprises, et avec succès. Il a publié une excellente étude sur la grammaire névarie et édité un petit vocabulaire sanscrit-névari rapporté jadis par Minayefif*.
Le névari de la belle époque réalise un équilibre harmonieux entre les parlers himalayens restés au stage primitif en raison de leur isolement, encore pauvres, grossiers, impuissants à traduire les pensées élevées et les notions abstraites, et les dialectes entièrement hindouisés à force d'emprunter aux langues aryennes de la plaine. Le névari a développé son lexique par un travail interne, et s'il a dû emprunter aux langues néo-sanscrites, il a su assimiler ces emprunts et en tirer des forces nouvelles à son service. Il subsiste encore un assez grand nombre de commentaires sur les textes sanscrits bouddhiques ou même de traductions en névari. A partir de la restauration Malla (xiv siècle), le névari s'introduit dans Tépigraphie et y prend rapidement aux dépens du sanscrit une extension croissante. La conquête gourkha, en renversant les dynasties névares, a décrété la déchéance du névari. De génération en génération, la langue névarie recule et perd du terrain au profit du parbatiya, le parler des vainqueurs.
Le névari a emprunté son écriture à l'Inde ; il s'écrit avec les mêmes caractères que le sanscrit ; les variétés d'écriture introduites par les scribes se rapprochent toutes du devanâgarî, mais avec des formes plus archaïques.
Tibet, publié d'abord dans Asiat. Researches XVI (1828), p. 409 ; réimprimé dans les Essays on the languages, etc. London, 1874, p. 1.
1. August Conrady. Dus Newdrî. Grammatik und Sprachproben dans la Zeitschr. d. D. Morg. Ges,, XLV (1891) 1-35.— JFin Sanskrit- Newdrî Wôrterbuch, aus dem Nachlass MinayefTs herausgegeben. /&., XLVII (1893) 539-573. — M. Conrady s'est surtout appliqué à mettre en relief les rapports du névari avec l'ensemble des langues dites « indochinoises » : chinois, tibétain, siamois, dialectes himalayens.