Hamilton, p
de loisir; en conséquence ils s'adonnent aux potins, au jeu, à la débauche sous toutes les formes S). En revanche, le capitaine Vansittart apprécie el exalte, en soldat, les qualités des recrues Gourkhas. « Comparés aux autres Orientaux, les Gourkhas sont hardis, endurants, fidèles, francs, indépendants, confiants en soi... Ils méprisent les natifs de Tlnde, et fraternisent avec les Européens, qu'ils admirent pour leur supériorité de connaissances, de force et de courage et qu'ils cherchent à imiter... Il peut paraître étrange, mais c'est un fait indubitable, que chaque année un grand nombre de recrues déclarent s'enrôler uniquement pour apprendre à lire, a écrire et à calculer dans nos écoles de régiment ^ » 11 convient d'observer que M. Vansittart juge le peuple sur les recrues d'humble condition qui viennent annuellement s'engager sous les drapeaux britanniques et qui consistent plus en indigènes Magars et Gurungs qu'en Thâkurs et en Khas, tandis que Hamilton et le D*" Wright avaient surtout en vue la haute société Gourkha du Népal. Je dois avouer cependant que mes impressions, au Népal même, ont concordé avec le sentiment de M. Vansittart. Les préventions défavorables que j'apportais des plaines se sont évanouies à mesure que mon séjour se prolongeait; et j'ai dû constater que si les Gourkhas sont en effet soupçonneux et méfiants, comme on le leur reproche, dans les relations officielles aussi bien que dans les rapports privés, les Européens (et je ne dis pas seulement les Anglais) ont rendu le soupçon et la méfiance trop légitimes. Moins affinés, moins bien doués que les Névars, ils ont au plus haut degré Tamour de la liberté etl'amour de la patrie, deux sentiments que Tlnde n'a pas connus. Leur héros national, Prithi Narayan, a donné Texemple, trop facile-