‹ Le Népal: étude historique d'un royaume hindouChapitre 82 sur 85 · Svayambhû'P.f III, p. 179 et · texte numérisé non relu

Svayambhû'P.f III, p. 179 et

arnour; le soir, KAlt. une vieille décrépite, de grande cruantr, maiif^euse vorac^e d'hommes et de créatures vivantes '.

IjK6 Bhairavas. — Derrière les protagonistes se presse une masse innombrable de divinités secondaires, imaginées à plaisir par les religions rivales. Au premier rang se placent les B/iairavas^ avec leurs compagnes les Bhairavîs (( les Terribles ». On désigne sous ce nom inquiétant les esprits émanés soit de Mahà-Deva, autrement dit Çiva, soit (le Devl, les énergies mâles ou femelles où se manifeste la toute-puissance divine. Le territoire du Népal, tout restreinl qu'il est, sert d'asile h 5 600000 Bhairavas et Bhairavîs. On représente généralement les Bhairavas avec la bouche ouverte, des dents proéminentes, une chevelure en désordre, un œil de surcroit au front ; ennemis des démons, ils les foulent sous leurs pieds ; leurs images rappellent ainsi les Saint-Georges et les Saint-Michel du christianisme. Comme la plupart des divinités népalaises, les Bhairavas vont volontiers par quatre, sans doute pour faire face aux quatre directions ; c'est une disposition stratégique de ce genre que, par exemple, le bhiksu Çantikara adopte, après avoir consacré le sol de Svayambhù^ Le nombre immense des Bhairavas permet une infinie variété de combinaisons. Il n'est pas jusqu'au Bouddha et jusqu'au voyant Vasislha qui ne figurent parmi les Bhairavas \ Le groupe de Bhairavas le plus célèbre, et tenu pour le plus ancien, est formé par les Bhairavas de Nayakot, de Bhaktapura ( Bhatgaon), de Sanga (à l'Kst, hors de la vallée), et de Paûcalinga : un autre groupe réunit les Bhairavas Harasiddhi, Hayagriva, Lutàbàhà et Tyàngà. Leurs noms mêmes décèlent en général leur origine et leur fonction strictement

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