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RÉPONSE A M. DE LANGE

pourrait être obtenue, il faudrait jeter par dessus bord une méthode de recherches aussi capricieuse dans ses résultats, puisque ceux-ci peuvent varier d'un animal à l'autre et qu'ils sont en opposition avec les résultats fournis par toutes les autres. Mais une telle détermination ne serait pas justifiée, au moins à nos yeux. La méthode est bonne, mais il faut savoir l'appliquer ; l'outil est excellent à la condition d'avoir appris à s'en servir et de savoir éliminer toutes les causes d'erreur.

Nous ne contestons donc nullement l'existence de grains de Marchi dans les nerfs cérébraux dans les coupes obtenues par DE Lange après section de la moelle cervicale chez le chat. Ce que nous contestons, c'est que ces fibres en dégénérescence du corps trapézoïde, du nerf facial, du nerf abducteur, des deux racines du nerf acoustique, etc. puissent être considérées soit comme des fibres médullaires interrompues par la lésion expérimentale (connexions directes), soit comme des fibres appartenant à des neurones de second ordre (connexions indirectes) et qui auraient subi la dégénérescence wallérienne quatorze jours (!) après la lésion du neurone de premier ordre passant par la moelle cervicale.

Pour ce qui concerne les recherches expérimentales de Tricomi-Allegra dont parle de Lange, nous ne contestons pas non plus l'existence de fibres en dégénérescence dans le trajet intrabulbaire du nerf facial après section du nerf acoustique. Ces fibres existaient dans les coupes puisque Tricomi- Allegra les a vues et reproduites. Ce que nous contestons, c'est que cette dégénérescence doive être attribuée uniquement à la section du nerf acoustique, et que par conséquent des fibres radiculaires du nerf acoustique puissent devenir des fibres radiculaires du nerf facial ou des fibres constitutives du corps trapézoïde, des stries médullaires, etc.

Des deux alternatives formulées par de Lange pour expliquer l'existence de fibres en dégénérescence dans les nerfs crâniens après lésion expérimentale de la moelle cervicale, aucune ne nous paraît donc devoir être admise ; et cela, parce qu'il y en a une troisième à laquelle de Lange ne paraît pas avoir attaché l'importance qu'elle mérite et qui nous paraît la bonne. C'est que ces dégénérescences des nerfs crâniens sont

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OU purement accidentelles, ou dues à des lésions concomit-^ tantes et qu'elles sont totalement indépendantes de la lésion médullaire.

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