LES RAI-IDES D OUROU
jusc^u'à Tiégou et Léaba, le fleuve décrit un S à larges courbures. La pente de ce grand obstacle est perceptible à l'œil nu, et donne l'impression d'une route qui monte. Tout à fait en haut du rapide, le Niger longe une montagne de 100 mètres d'altitude qui se trouve sur la rive gauche et se divise en deux bras.
Le spectacle de ce rapide est saisissant : l'eau, projetée par les aiguilles, forme des volutes d'écume qui jaillissent à 1 ou 2 mètres de hauteur; il est impossible de se faire entendre, tellement le vacarme est assourdissant. Le petit bras part également du sommet du rapide, mais il est en ligne droite et circule entre des masses granitiques complètement submergées à l'époque des hautes eaux. Si l'on songe que la différence d'altitude entre le sommet et le pied de ce rapide est de 12 mètres, si l'on sait que le grand bras a 1800 mètres de développement et le petit î 100 mètres en ligne droite, il est facile de se rendre compte de la pente du fleuve et de la vitesse du
RAPIDE DOUROU.