‹ Le Niger, voie ouverte à notre empire africainChapitre 57 sur 81 · LE NIL FRANÇAIS · texte numérisé non relu

LE NIL FRANÇAIS

RAPIDES DE KEMIAOJI PH0T0ORAPHII--S AVEC LES ILES QUE hOR.ME L ISSA-BER A 180 MÈTRES DE HAUTEUR SUR LA MONTAGNE DE KENDADJI.

Le coton, l'indigo, le riz, le mil, les jardins potagers, croissent dans toute cette contrée.

Arrivée à Dounsou. — Le 24 décembre, nous passons le rapide d'Ayorou et jetons l'ancre devant Dounzou, le plus beau poste de toute la région. Le lieutenant De Saint-Maur qui commandait à Sinder nous y rejoint pour partager avec nous l'intéressante hospitalité du lieutenant Thibaut.

Rien ne manque à Dounzou, même les primeurs; Adrien en est ravi. Immédiatement il s'installe à la cuisine et prépare des mets succulents pour les fêtes de Noël. Mes pilotes sont à bout de forces; Ousman en est pâle; Koloba et Lanciné sont exténués : nous effectuons depuis soixante-dix-huit jours des étapes de 35, 40 et même 50 kilomètres. Un repos sérieux semble donc tout indiqué. Groisnc est également souffrant; le froid des nuits est, pour notre sang épuisé, un stimulant excessif qui nous donne des accès de fièvre.

Je ne saurais dire combien ces quatre journées de repos

RAPIDES DE KE.NDADJI PH0TO3R MMIltS AVEC LES ILES CLE FORME l'iSSA-BEP A 180 METRES DE HAUTEUR SUR LA MONTAGNE DE KENDADJI.

furent agréables. Le paysage est charmant; le jeune oificier qu: commandait le poste nous était, ainsi que son collègue, des plus sympathiques. C'est là que nos santés ont acquis la force dont elles avaient grand besoin pour l'assaut des futurs rapides; nous avions beaucoup souffert dans les marécages du Bas- Niger, et mieux que per.sonne, nous sommes à même d'apprécier tous les effets salutaires dont nous sommes redevables à la vallée du Xil français.

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