‹ Le Niger, voie ouverte à notre empire africainChapitre 73 sur 81 · BUT ET RESU L'IATS DE LA FLOTTILLE · texte numérisé non relu

BUT ET RESU L'IATS DE LA FLOTTILLE

150 piroguiers auxiliaires. Pour effectuer le même travail avec des porteurs, il eût fallu, en tenant compte des éclopés et des parasites de la colonne, une armée de 12 000 hommes au moins. En admettant qu'on ait pu réunir un tel contingent, il faut remarquer que, par le fleuve, les tarifs sont de 17 francs par caisse, sans perte ni casse, rendue de France à Sorbo, point moyen, alors que le même colis coûte de 27 à 28 francs, pour être transporté par la voie de Porto Novo.

En définitive, la voie fluviale offre deux avantages aussi importants l'un que l'autre :

1« Suppression du portage, et ce résultat fait apprécier notre humanité et la nature de nos sentiments par toutes les populations riveraines ;

2° Economie d'argent, et ce bénéfice ouvre à nos commerçants la perspective d'un plus grand profit.

Pour mieux faire ressortir l'utilité de la flottille, j'insiste à nouveau sur l'intérêt considérable qu'il y aurait à faciliter à nos compatriotes l'usage des embarcations que nous avons laissées sur le Niger. C'est le meilleur moyen d'apporter, sur les marchés du Soudan, tous les produits de notre industrie nationale capables de lutter contre l'invasion des produits étrangers.

Je ne saurais terminer sans adresser ici de vifs remerciements à Monsieur le colonel Peroz dont les encouragements récompensèrent nos efforts, ainsi qu'aux dévoués collaborateurs qui partagèrent avec enthousiasme les dangers et les difficultés de cette mission. Le capitaine de Peyronnet, le lieutenant Anthoine, les sous-ofliciers Boury, Groisne et Messéant, n'ont jamais marchandé leurs peines pour que nos efforts fussent couronnés de succès.

La plus sincère amitié nous unissait et nous unit encore. "Véritable famille isolée sous le ciel inclément du Bas-Niger, nous mettions en commun nos heures de souffrance, nos journées de périls, nos semaines de privations, nos éclairs de bonheur.

J'osais espérer que la Providence nous donnerait à tous les

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