‹ Le Nil, son bassin et ses sources, explorations et récits extraits des voyageurs anciens et modernesChapitre 3 sur 23 · érodole, livre II, ch. 29 à · texte numérisé non relu

érodole, livre II, ch. 29 à

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Eratosthène, qui llorissait dans la dernière moitié du troisième siècle avant Jésus-Christ, environ deux cents ans après Hérodote. Dans les fragments de scs écrits qui nous ont été conservés par Strabon, nous trouvons une description de la partie supérieure du Nil; mais, après avoir parlé du principal bras au-dessous de Méroë, il ajoute: — « 11 s’y jette deux lleuves qui sortent de quelques lacs à l’est et entourent la grande île de Méroë. L’un de ces cours d’eau, nommé Astaboras. coule à l’orient de l’île. Au couchant est l’Astapus, qu’on nomme également Astasobas. Mais certains auteurs, prétendent que ce dernier nom s’applique à un autre fleuve de lacs situés au sud , et formant le principal affluent du Nil qui coule en ligne droite, alimenté par les pluies d'été. Au-dessus du confluent de l’ Astaboras avec le Nil, à une distance de 700 stades, se trouve la ville de Méroë, du même nom que l ile, puis au delà de Méroë il y a une autre üe occupée par les réfugiés égyptiens qui se sont révoltés du temps de l'sammétique et que l’on a surnommés Sembrita* ou étrangers. Ils sont gouvernés par une reine, vassale elle-même du roi de Méroë *. ».

Si cette citation d’Ératosthène n'a subi aucune modification de la part des copistes ou des selio-

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