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et peut-être dangereux de provoquer rapidement une chute {rop considérable de la pression ; à plus forte raison si un dosage d’urée sanguine révèle un excès de COrps azotés.
L'hypertension a parfois une raison d'être, pour ainsi dire physiologique, en assurant un débit urinaire en rapport avec la diminution secrétoire rénale observée chez les brightiques, d'autant plus que les altérations anatomiques de la glande rénale y rendent la circulation plus défectueuse ; et il n'est peut-être pas indifférent de provoquer un abaissement transitoire de la pression dans un organe qui a coutume de travailler sous une tension déterminée. D'ailleurs, nous avons entrepris de suivre quelques hypertendus légèrement azotémiques chez qui nous nous proposons de faire baisser la T.A. pour vérifier ensuite les modifications du taux de l'urée sanguine.
Les malades arythmiques, avec extra-systoles, dues à une cardiopathie mal compensée, ceux qui présentent une tachycardie duc à une insuffisance ventriculaire gauche, signe avant-coureur d'accidents graves, en un mol tous ceux dont le myocarde présente des signes de défaillance assez accentuée, se trouveront mieux, malgré la coexistence d'une hypertension, de prescriptions hygiéniques, révulsives, diurétiques ou toni-cardiaques, selon les cas. De même la constatation d'un anevrysme aortique, malgré l’absence dans les parois de la poche, de muscles vaso-dilatateurs, et la prédominance de libres conjectives, ordonnera de laisser la place aux médications d'un autre
ordre. LEPENNE, qui à pratiqué 800 injections de nitrate de
soude ne signale aucun accident, et nous-même, ne relevons qu'un seul incident digne d'être noté (Obs. XIX), ayant consisté en vertiges, céphalées, bourdonnements d'oreille, apparus le soir de la piqüre et existant encore l: lendemain. îl s'agit là d'une malade suivie depuis deux ans pour lithiase biliaire, ayant consulté pour du subictère quelques mois auparavant ; le produit injecté à la dose de o gr. 02, aurait-il eu un effet nocif pour la cellule hépatique
Il va sans dire que dans tous les cas d'adynamie créés par les maladies infectieuses aigües, par certaines intoxications, la coexistence de l'hypertension semble contreindiquer le N. de S. Dans ces états, il faut respecter un élément qui permette au sujet de lutter et l’aide à franchir l'étape critique de la maladie.
En terminant ce chapitre d'indications et de contreindications, nous croyons utile de réfuter les opinions émises à la Société de Médecine d'Anvers, par le Docteur A. DeLnaye. Nous avons succinctement résumé dans notre introduction-historique les grandes conclusions auxquelles aboutit le clinicien belge, qui a expérimenté le mtrite et la trinitrine par voie buccale seulement. Pour lui, ai avec l’un, ni avec l'autre, la chute de la pression ne se maintient.
DELHaYE insiste sur le fait des perturbations de l'équilibre circulatoire, dangereuses pour des parois artério”
sclérosées, et partant moins valides. Au point de vue pure-
ment théorique, cette opinion mérite qu’on y prête atten-
ton, et nous croyons volontiers avec cet auteur que Ja
dilatation brusque et passagère puisse entraîner quelque
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accident, si elle s'exerce sur une paroi fragile ; en somme, la pression baisserait en provoquant une poussée exagérée sur la paroi artérielle. Mais en pratique, nous estimons que les écarts des chiffres de tension sont mieux supportés qu'on ne le suppose généralement, tel le malade de Vircaner, et celui d'Harvier, que nous avons cités plus haut, tel le cas rapporté par ParzLarp (de Vittel), qui
observe chez un sujet une tension de 23-13 au Vaquez, au
cours d'une colique néphrétique, alors qu’elle oscille en
temps normal entre 15 4-9 et 14 1-5 à.
Sur le point de terminer, DELnaye ajoute : « Il est du reste peu probable que l’action simpliste et purement symptomatique de ces hypotenseurs puisse être de quelque utilité thérapeutique. La cause de l'hypertension persiste.… » Qu'il soit symptomatique, en agissant soit sur les signes fonctionnels, soit sur l'hypertension elle-même, nous en convenons; la cause de l'hypertension subsiste ; mais il n'en reste pas moins que l’on peut espérer atténuer une hypertension de luxe (surajoutée à un équilibre circulatoire normal), ce qui est déjà un avantage ; et, d'autre part, le nitrite permet d'agir sur certains symp-
tômes, révélateurs d’une affection mal tolérée.