les granulomes identiques au nodule d’Aschoff (2 cas
2. les granulomes à cellules fortement basophiles qui ont une grande ressemblance avec le nodule d’Aschoff (14 cas);
3. les granulomes avec éléments formant passage aux cellules épithélioïdes (23 cas, dont 9 avec follicules tuberculeux typiques). Les porteurs de ces nodules se répartissaient en 12 cas de tuberculose exsudative, 13 de tuberculose productive et 11 miliaires. La taberculose productive est ainsi plus fréquente que chez Ozawa et la caverne ne joue pas le même rôle que chez Franz.
Poursuivant leurs recherches les auteurs japonais trouvent des granulomes semblables dans 13 cas sur 120 (11 %) de maladies infectieuses avec phénomènes d’allergie: pneumonie croupeuse, lues, typhoïde, septicémie, pharyngite ulcéreuse, pneumonie en hépatisation grise, endocardite. Dans la pneumonie croupeuse ils recon-
78 de Courten, Le nodule d’Aschoff-Klinge
naissent les trois stades du granulome décrits par Klinge dans le rhumatisme allergique: le faible infiltrat basophile avec dégénérescence fibrinoïde, le granulome à cellules basophiles polymorphes et la cicatrice. Des réinjections successives de BK chez le lapin allergisé font apparaître dans le myocarde des nodules nettement aschoviens, tandis que dans les muscles squelettiques ils sont plus proches de ceux du coeur des phtisiques.
Tsuruoka, en 1940, étudiant la myocardite interstitielle, découvre à son tour 38 cas de granulomes myocardiques sur 150 tuberculeux. Dans 15 cas, à côté des nodules, il y a une infiltration lymphocytaire ubiquitaire. Dans 4 observations il y a myocardite diffuse (neutrophiles et lymphocytes), follicules tuberculeux et granulomes aschoviens. Et des formes de passage sont visibles entre les deux types de nodules.
Enfin Lanza, sur 70 myocardes de tuberculeux, note une fois un nodule d’Aschoff typique et dans le 18 %, des cas des granulomes périvasculaires ou interstitiels qui se distinguent du type par des histiocytes plus petits et par l’absence de cellules géantes aschoviennes et de nécrose fibrinoïde. Il n’en fait pas des tubercules atypiques, mais des productions hyperergiques en réponse à des poisons bacillaires divers.
En résumé tous ceux qui les ont cherchés ont trouvé les granulomes vus par Masugi. Les opinions ne diffèrent qu’à propos de leur interprétation et surtout de leur rôle dans le problème étiologique dau rhumatisme.
Il faut pourtant excepter Wuhrmann qui, dans une très consciencieuse étude de la myocardite aiguë, déclare n’avoir jamais rencontré de véritables nodules rhumatismaux chez ses phtisiques au point qu'avec Aschoff il pense à la possibilité d'infections doubles, à la fois rhumatismale et tuberculeuse.