‹ Le noir de GuinéeChapitre 9 sur 41 · Traité · texte numérisé non relu

Traité

3. En nous aidant de la longue note de la page 1{H>, I. U du Traite.

s'engendrant les unes les autres, et correspondant à autant de tempéraments de l'âme humaine : V aristocratie ou le gouvernement des gens vertueux, la timocralie ou le gouvernement des ambitieux, To/igarchie ou le gouvernement des riches, la démocratie ou le gouvernement des mauvais sujets, et enfin la tyrannie. Aristote distingue trois formes de gouvernement :

la royauté, Varistocratie et la timocralie (non plus au sens platonicien — mais parce que le pouvoir y procède du cens). De ces trois formes normales de gouvernement, Aristote regarde la royauté comme la meilleure et la timocratie comme la pire. Les trois formes dégénérées qui leur correspondent sont la tyrannie, V oligarchie et la démocratie : la tyrannie est la pire et la démocratie la moins mauvaise (V.

de préférence à la Politique, la Morale à 2Vicomaque,\i\. Vin,ch. x). Près de deux siècles après, Polybe, dans le VI* livre de son Histoire, reprend cette division tripartite et ce parallélisme, mais change la nomenclature. Il reconnaît trois formes de bon gouvernement, qui deviennent encore meilleures si on les combine : la royauté, Varistocratie et la démocratie (gouvernement d'un seul, de quelques-uns, de tous); et il place en regard, comme formes primitives ou dégénérées, la tyrannie, Voligarchie et Vochlocratie (ce qu'on a appelé depuis la démagogie). Cicéron et les autres Romains ont répété la classification tripartite des (Irecs. Depuis la Renaissance, les publicistes européens * ont brodé sur ce thème et vanté la forme mixte. Montesquieu distingue trois espèces de gouvernements auxquelles correspondent des formes corrompues : le républicain, le monarchique (auquel se rattache Taristocratique), et le despotique.

La multiplicité de ces classifications indique à elle seule leur peu de solidité, et la facilité avec laquelle on adopte des gouvernements mixtes montre que ces distinctions manquent de netteté. D'autre part, les corrections proposées ne sont pas toujours heureuses. A la vérité, dans

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