X 3 XII
dn' = me'
cd
bd = ce
Pi m ^ nip ( ^ m b
= Si n'
= 3«Xii
Pf
be
io5
m'c = sn' = ns'i
to8
pg
pm' = mp' = ns' =
Pi m = m' p'| =
= 3«Xi3
sn
n's' = pm = m'p' =
gs
= 5iX3 =
en
bV = 53 X 3 = iSg =3 X 53
bn' = 57 X 3 = 171 = 3» X 19
ph = 66 X 3 = 198 = 2 X 3* X n
psj = 69 X 3 = 207 = 3* X a3
pT =71 X3 = 2i3 =3 X 71
Pi p'i = md' = 72 X 3 = 216 = 2» X 3»
Pj s = 74 X 3 = 222 = 2 X 3 X 37
me' = S4 s'i = 75 X 3 = 225 = 3« X 5»
ss'i = s'S| = Pi p' =
pp'i = 78 X 3 = 234 = 2 X 3« X i3
ss' = 81 X 3 = 243 = 3»
pp' = 84 X 3 = 252 = 2« X 3» X 7
ps = 88 X 3 = 264 = 2» X 3 X 11
m'n' = mn = 90 X 3 = 270 = 2 X 3» X 5
Seules, les valeurs qui sont des multiples de 1 1, répondent à un nombre entier de pieds gaulois. Quant au périmètre, on a pour le développement total du rectangle :
pp* + p's' + s's + sp = 252 + a6i -h 243 + 264 = 1020 = 2« X 3 X 5 X 17.
On a pour le périmètre réel à angles rabattus :
Pi P\ + P\ P\ ■+- P'i s'j + s\ s\ + s'i S| + S| h -+- hp,
+ Pi Pa-
La seule valeur encore inconnue est S| h, telle que S| h* = (69)* -+- (9)* = 4842 ; c'est dire que S4 h = 69,6.
Ainsi le périmètre réel = 216 -+■ 71,3 -+- i5o -h 43 -f 225 -^ 69,6 -h i56 -f- 45,70 = 976,60.
La moyenne des deux périmètres :
Lio5] 146
= ^ = ^^ — = 998,3. Ce résultat est
remarquable.
On peut être assuré que Tenceinte était de 1000 pieds romains = 2' X 5*.
La valeur de 976 pieds 1/2 doit représenter le périmètre de cette enceinte au pied extérieur du mur de la courtine.
L'ensemble de la défense était formé d'un mur terrassé à rintérieur et couvert à Textérieui par un fossé*. Le mur devait avoir une épaisseur de 6 pieds au moins. Mais la berme qui séparait le mur du fossé extérieur pouvait n'être que de 3 pieds. Il est facile de calculer quel était le périmètre moyen de l'enceinte, par le pourtour de la berme, entre les fossés et le mur terrassé, c'est-à-dire entre les deux lignes extérieure et intérieure de défense.
Sur le pourtour se présentent huit angles, à chacun desquels correspond sur le front extérieur du mur une légère augmentation du périmètre, par rapport à celui du front intérieur. Cette augmentation croit en raison de la faiblesse des angles intérieurs et de l'épaisseur du mur.
En p, l'angle intérieur est de 90<>
En Pi, de ii2<'
En Pj, de 158°
En s de 95°
En h de 172°
En S| de 103°
En s' de 92°
En s'4 de 102°
En s'j de x^oP
En p' de 92*^
En p', de 166°
En p'4 de 106°
* G. de la Noë, Principes de la fortification antique^ fasc. II, Fortification romaine, Paris, Leroux, 1890, pp. 90-97; en particu« lier, les pp. 92-93.
[io6]
Par conséquent, Tépaisseur du mur de la courtine créera vers rextérieur des angles correspondants :
En Pi de 68°
En Pi de 22°
En h de 8^
En S| de 7/*
En s'i de 78°
En s\ de io<»
En p'j de 140
En p'i de 74°
Figure H
En effet, si la berme est de 3 pieds, on a :
MPi = NPi = MT2 = NT2 = 3 pieds angle Pi = 112° angle P2 = i58o.
MQ =x QN =x'
Et, comme QPi = MQ"4-MPi = QN" -+- NPi , il en résulte MQ = QN.
DemêmeM'Q' = Q*N'.
Si l'angle Pi vers l'intérieur de la cité = lia®, Fangle
MQN a la même valeur et il suit de là que Tangle extérieur MPi N = 680.
De même Tangle extérieur M' P2 N' = angle M'Q*N'
1^ = 1^ x=.,8a. D'où a x = 3.64
^ = ^ r = 0,4.. D'où 2r = 0,82
Pareillement :
pour h, l'accroissement 2 x est de 2 X 0,139 = 0,278
pour S|, de 2 X 2>23 = 4,46
pour s\, de 2 X 2*29 = 4,58
pour s'j, de 2 X o» 17 = 0,84
pour p'j, de 2 X o»25 = o,5o
pour p'i, de 2 X 2,09 = 4,18
Soit un total, pour les huit angles, de 18,798
Ce qui, avec le front déjà calculé de la courtine 976,60
fournit la somme de 995,898
La largeur de la rue de TOdéon, qui est de 2™25 environ, doit répondre au fossé et à la berme qui le séparait de la courtine.
Cette largeur de 2,25 équivaut à 7 ou 8 pieds. Elle est insuffisante à représenter le fossé extérieur qui s'étendait au delà de la berme > : ce fossé, pour une berme de 3 pieds,
* La largeur de la berme varie de o,5o à 1*88, suivant l'importance des ouvrages dans les types observés : à Capersburg et à Gross- Krotzenburg, elle est de i", à Wiesbaden, de i"88. Or, Capersburg est un ouvrage de 52o* de circuit, Gross-Krotzenburg en a 600 et Wiesbaden aussi. A Capersburg, le fossé a 4* de largeur; à GrossiCrotzenburg, il y en a deux, larges de 7*60 ; à Wiesbaden, il y en a trois. Le plus grand développement des fossés observé est de 18". (G, de la Noë, fasc. II, p. 94). Pour le développement de chacun des 38 châteaux observés, dont le plus petit est Schlossbuck, avec 72* de circuit, le plus grand, Niederbieber, avec 920*, voir le travail fondamental de M. de Cohausen, mis à la portée du public français et résumé par le Qal de la Noê (A. y on Cohausen, Der rômische GrenzwaI
149 [ïo8]
devait mesurer au moins i8 pieds de largeur, sinon le double. Sur le plan de 1841, il est facile de constater une ligne de mitoyenneté à peu près continue qui contourne le quadrilatère à environ 12™ de son front*. Ces 12™, équivalent à environ 40 pieds et, la berme déduite, il resterait 36 pieds pour la largeur des fossés. Les valeurs 3, 18 et 36, sont conformes au système de calcul basé sur le module de 3 pieds.
Quant à l'intérieur du quadrilatère, dans le sens de la largeur et des deux côtés de la rue de Provence, il est divisé en deux parties par deux mitoyennetés, parallèles à la direction de la rue*. Ces mitoyennetés courent, Tune à 19" au nord et l'autre environ à i8°» au sud de la rue de Pro-
in Deutschland. Militflrische und technische Beschraibung desselben... Mit 52 Folio-Tafeln Abbildungen. Wiesbaden. C. W. Kreidel's verlag, 1884, p. 339. — Voir également D' Georg Wolff und Otto Dahm, Der rômische Grenzwall bei Hanau mit den Kastellen zu Rûckingen und Markôbel. Hanau, G. M. Alberti's Hoft>uchhandlung, i885, in-4% p. 3o, à la note i de la p. a8).
< Cette ligne englobe, sur la place St-Arnoux, les immeubles 8 et 10, sur la rue du Connétable, l'emplacement 3 et l'immeuble i, sur la rue de Provence les immeubles 34, 36 et 27, le corps de bâtiment dépendant de l'immeuble 3i, entre l'impasse du Muzéum et la terrasse du Séminaire, le pavillon sur base carrée qui forme l'extrémité de l'aile du Séminaire avec la terrasse, sur la rue du Jardin des Plantes l'immeuble i3, sur la rue de Provence, les n** 41 et 58, dans la rue de l'Odéon, l'emplacement placé devant le n' 4.
* Mitoyenneté traversant les rues de la Cathédrale et du Séminaire : elle laisse au nord, le n' i sur la rue de l'Odéon, le n* 4 sur la place, le n* 3 et le n' 2 sur la rue de la Cathédrale, le n* 6 sur la place, le n* 2 sur la rue du Collège. Elle laisse au sud : les n*' 3 et 5 sur la rue de l'Odéon, la cour du n* i sur la rue de la Cathédrale, le n* 3 et la partie du n' 5 au sud de la cour sur la rue du Séminaire, le n* 38 sur la rue de Provence.
Mitoyenneté traversant la rue du Jardin des plantes : elle laisse au nord, les n*' 39, 37 et 35, sauf la cour de ce dernier, sur la rue de Provence, le n' 7 sur la rue du Jardin des Plantes, le corps du n' 33 sur la rue de Provence et une partie de ses dépendances, les n** 3i, 29, sauf leur cour. Elle laisse, au sud, les n" 9 et 1 1 sur la rue du Jardin des Plantes, la cour du n* 35 et le corps qui en dépend sur la rue du Jardin dt% Plantes, la majeure partie de la cour et de l'aile du Séminaire sur cette cour, les cours des n" 3i et 29.
vence, ccst-â-dirc à environ fi6 pieds au norJ cl au sud de cette voie.
Au oord de la rue, cette hauteur de 66 pieds est ct!e-m£me divisée en deux parties égales par une autre mitoyenneté, depuis la rue de l'Odéon jusqu'à la rue du Séminaire seulement. Entre la rue de l'Odéon et la rue de la Cathédrale, cette mitoyenneté esc parallèle à la direction de la rue de Provence, à 33 pieds de disUnce'. Entre la rue de la Cathédrale et la rue du Séminaire, elle s'inBéchit, de manière à devenir sensiblement perpendiculaire à la direction des deux rues secondaires entre lesquelles elle se trouve*. Cette mitoyenneté perpendiculaire aux rues secondaires est à environ 21"^ du Iront gh, c'esi-à-dire à 73 pieds de la place Si-Arnoux.
Enfin, dans le sens de la longueur, indépendamment des rues secondaires placées de biais, il existe, le long de la rue del'Odéon et dans un sens perpendiculaire à ta rue de Provence, une dernière mitoyenneté à obscr\-er'. Elle embrasse, sur 66 pieds au nord et 66 pieds au sud de la rue de Provence, une profondeur de &'° environ, c'est-àdire de 37 pieds. Cette dernière mitoyenneté permet de se rendre compte de l'épaisseur probable de l'enceinte, à l'intérieur. Selon les observations groupées par te G»' de la Noé, l'épaisseur du mur de ta courtine variait entre i'°65 et a™, l'épaisseur de la terrasse qui s'y adossait est estimée à 3™ ; en arrière de la terrasse, se trouvait te chemin de ronde'. Si
' Enlre cette miloyenneié ei la rue de Provence. 3 56, 54. Si. k et 4B.
■ Entre cetie mîioyenneté et la rue de Provence, se trouvent Ici n~ 46. 44, 41, .|0 cl le n' 1. sur la rue du SJminRire. Le mur qui sépare Ici n~ 46 et 44 se dirige de biais, bu lieu de se présenter perpcndicakiremeni sur I* rue de Provence.
• D'un càti. cHe l«issc *ur U rue de l'Odfon, le» n" î et 5, sur U rue de Provence, les n" 56, îg et 37, sur la rue de t'Odëon l< o" 7. De Cautre eini, sur la rue de Provence, l<« n* 54 et 35.
De l'autre cité du quadrilatère, le n' 19 sur la rue de Provence p«n!i correspondre, vominc siiuaiion et comme dlmensionii à cette ni-
Itile la No«. Iltid..
i5i [iio]
donc l'enceinte de Gap se trouvait formée d'une terrasse épaisse de 12 pieds = 3'"552, adossée à une courtine, épaisse de 6 pieds = 1^776, et précédée d'un chemin de ronde, large de 9 pieds = 2^664, cet ensemble occupera une profondeur de 6 -f- 12 + 6 = 27 pieds = j^S^. C'est exactement la dimension donnée par la mitoyenneté.
Toutes ces observations faites, il ne reste plus qu'à en faire saisir les conclusions d'un coup d'oeil en présentant le plan restitué du quadrilatère.
La figure /', montre comment a été construit le quadrilatère.
Soit le rectangle M'ps N's'p', tel que sa longueur M'N' = 270 pieds et sa largeur pp' = 262 pieds. La partie MpsN est construite sur la demi-circonférence, de rayon oM, qui a son centre en 0. La partie M'p's'N' est construite sur la demi-circonférence, de rayon o'M', qui a soa centre en 0'.
Par définition, les angles p s p* s* valent, chacun 90^. Les bissectrices des angles p et 5 se joignent en 0, celles des angles p* et s' en o\ Ces bissectrices coupent naturellement par 45^ la direction de la voie.
Tel quel, ce rectangle assis sur la voie se présente avec une impeccable régularité. Diverses convenances ou nécessités d exécution amenèrent le constructeur à en modifier certains détails sur le terrain. Se portant en 0|, sur le milieu de la voie, à distance égale des centres et 0' qu'il venait d'employer, l'ingénieur détermina la droite S| P'|, passant par 0|, faisant un angle de 6^ avec la bissectrice so et de 89° avec la direction MN de la voie.
Cette droite S4 P'i répond sensiblement à la direction du nord-sud. Il est facile de voir avec quelle approximation: un observateur qui, aujourd'hui, se place en c, à l'angle de la rue de la Cathédrale et de la rue de Provence, avec une boussole graduée pour une déclinaison de i6<*, constate que la direction cd de la rue de Provence fait un angle oriental
* Voir la tig. /, sur la pi. 111 hors texte.
de 64" avec le méridien magnétique et de ^S-^ avec le nord
réel. Pour u
; déclir
1 de i3"
:cllc
maison t
existant à Gap, la direction cd de la rue de Provence fait donc un «ngic oriental de Si" avec le nord'. Ainsi, la direction S| P'| fait un angle de 1 a" du nord vers l'est et du sud vers l'ouest.
La direction nord-sud Si P', coupe en R la bïssearice K>, en Q' la bissectrice p'o. On a O, R = O, Q". exactement comme o'Q' = oR, comme oO| = o'Oi.
Prenant une valeur Si R, telle que l'on ail la proportion O, R Si^ sR*
lenlrional du quadrilatère cherché. Joignant le point S] au point déjà connu N' et prenant 0, S, comme bissectrice de l'angle, on détermine la droite S, Si qui complète l'angle S, S, N'.
Procédant de même pour l'angle méridional, on obtient P", O, bissectrice de l'angle M P', P',.
Ces deux angles obtenus, pour Hxer l'angle oriental, l'observateur cherche autant que possible la direction de l'est absolu. Sur O,. il élève une direction Oi S'i taisant un angle de 3" avec la bissectrice oV vers le nord et, par conséquent, un angle de 81" avec 0| S,. Puisque 0( S, fait un angle de 13° du nord vers l'est. 0| S'i fait un angle insignitîani de "i" de l'est vers le sud. Cette direction O, S'|
coupe la bissectrice o's' en R' : prennat
O^ S't R' oR- ~ s'R'
on obtieni un pointS'i qui est le sommet de l'angle oriental. Menant NS', et prenant R'S', comme bissectrice, on obtient S', S', qui complète l'angle NS', S',.
Pour dégager l'angle occidental, on procède par analogie Cl on recherche autant que possible la direction de l'ouest absolu. Elevant sur 0, par o' la direction Oj P,. telle qu'elle
I Sur 1m p\. I et H hon tcne. le J«sinauur * donc eu pleincmcni ration d'iniiiqucr le nord comme formani un iag\v d« 5o', plutdi ■aglc ^e 4}', avec U direction de la rue d« Provence- Cî.
fait avec la bissectrice po un angle de 9° vers le sud et, par conséquent, un angle de jS^ avec Oj P'|, de loS^ avec Oj S4, cette direction Oj P| coupe la bissectrice po en Q. Puis OjSj fait un angle de 12° du nord vers Test, Oj P| fait un angle de 3° de Touest vers le sud. Prenant
-^-- -= — ^, on obtient le point Pi qui sera le sommet Qo pQ r i T
de l'angle occidental du quadrilatère. Menant M*P| et prenant P4 Q comme nouvelle bissectrice de l'angle cherché, on obtient P| Pj qui complète l'angle M'Pi Pj.
Les bissectrices 5, s\ p et p du rectangle géométrique font uniformément un angle de 6** du nord vers Test, de l'est vers le sud, du sud vers l'ouest et de l'ouest vers le nord. Les bissectrices S|, S\, P'4 et P| du rectangle tracé sur le terrain font respectivement, avec les bissectrices s, s\ p' et p, un angle de 6^ du nord vers l'est, de 3® du sud vers Test, de 6° du sud vers l'ouest et de 9® du nord vers l'ouest.
Ces bissectrices S|, S'4, P'4 et P4 font, avec les points cardinaux, un angle de 12® du nord vers Test, de 3° de l'est vers le sud, de 12^ du sud vers l'ouest et de 3^ de l'ouest vers le sud. Ces bissectrices font avec la direction de la voie des angles de 3g^, 42°, 39° et 36°. On a également observé des angles de jS^ et de io5®.
Dans le choix des angles, l'architecte trahit donc la même prédilection pour les multiples du nombre 3, que dans ses autres calculs.
Restent à déterminer P^ Sj, P'j S'j et les voies secondaires.
Jusqu'à présent, l'architecte a orienté sensiblement les bissectrices du rectangle géométrique, et celles du polygone réel qui y répondent, sur les quatre points cardinaux : vers le nord et le sud, il s'en écarte de i2<»; vers l'est et l'ouest, il ne s'en écarte que de 3<*. Toujours placé au point central 0|, il observe ensuite le cours apparent du soleil, soit à son lever soit à son coucher. Cette observation lui fait noter la direction VV passant par 0|. Cette direction fait un angle de 470 avec Sj P'|, c'est-à-dire de 59® du sud vers l'ouest, et du nord vers lest. 11 peut s'agir, ou bien d*un lever du
soleil à l'horizon par 3 1^ de l'est vers le nord, ou bien d'un coucher du soleil à l'horizon par 3i" de l'ouest vers le sud. Dans le premier cas, il s'agit d'un lever du soleil vers le solstice d'<^té; dans le second cas. d'un coucher du soleil vers le solstice d'hiver.
Cette direction établie, l'observateur abaisse sur O, V, du point de croisement R des bissectrices sa et S| 0(, la perpendiculaire RT ; il la prolonge, au-delà de R, jusqu'à sa rencontre avec S, Sj au point Sj. Ceci fait pour l'angle septentrional, il opère de même pour l'angle méridional en abaissant sur V'O,, de Q'. la perpendiculaire T'P'j qu'il prolonge jusqu'à P\, point où celte perpendiculaire rencontre la ligne P'( Pj, Les droites S|S, et P'i P'j sont désormais limitées.
Enfin, pour les angles oriental et occidental, il dresse sur les points de croisemeni R' et Q deux droites R'S'j. QPj, telles qu'elles font sur les bissectrices Oi R' et o'Q un angle S', R'O,, ou PiQo', égal à l'angle P'iQ'O,, ou S,RO,, déjà établi. H élève ces deux droites R'S", et QPj. jusqu'aux points S'jct P, où elles rencontrent les lignes S'| S\, P| Pj, La grandeur de ces lignes S,' S\, P, Pj est désormais fixée : joignant les points Pj et Sj d'une part. P', et S'j de l'autre, on détermine les lignes P^ Sj, Pj S'j qui complètent le quadrilatère cherché : M'P, Pj Sj S, NN S\ S', P', P', M.
C'est un dodécagone tracé dans un rectangle géométrique, de telle sorte que trois de ses côtés s'y superposent (MM*. NN', P', Sj) et que les bissectrices de huit de ses angles se joignent, deux à deux, aux points R, R'. Q'. Q avec les bissectrices de ce rectangle géométrique, de telle sorïe également que quatre de ses angles iSi. S'|, P'| et Pi) soient sensiblement orientés sur les quatre points cardinaux, par leur bissectrice; enlin, de telle sorte que deux auovs (Sj et P'j) soient perpendiculaires, par leur bissectrice, au cours apparent du soleil.
Les voies secondaires sont, elles-mêmes, perpendiculaire* i celte direction.
On se rend compte que le tracé de ce dodécagone est [Çppipte^e: mais, par rapport au rectangle géométrique.
il ne présente aucune déformation irréfléchie ou amorphe. Tout y est voulu et l'ingénieur qui l'a construit savait ce qu'il faisait.
La figure J. en dernier lieu', montre commeni a été aménagé le dodécagone, une fois construit.
Le rectangle géométrique p s p" s' mesurait 270 pied» ifcj long sur 352 pieds de large, son périmètre était de la pieds et il couvrait 68040 pieds carrés, On observe q ayo = a X 3' X 5 ; aSa = a* X 3* X ?■ La largeur Kpl sente donc les i4/i3*>de la longueur.
L'octogone PSN'NS'P'MM" mesurait 364 -|- 243 -|~ 7 4- aSï = toao pieds de pourtour.
Le dodécagone M'P,PiS,S| N'NS',S'iP",F,M mesure 976 pieds î/3 de pourtour.
Si Ion compare la surface de ce dodécagone i 1 du rectangle géométrique, on voit qu'il faut retrancherdi celui-ci :
i" Les triangles pPM', Mp'P', qui sont de grandeur égale
CI dont la surface totale = — a" Le triangle NS's'
3" Le triangle N'Ss"
4" Le triangle Pss" 5° Le triangle PP,P, = 6» Le triangle P',FP', = 7" Le triangle S'jS'S'j = 8" Le triangle SS,S, = Au total :
4' X tS
a 4aX 9
' Voir ia figure J, »ur la pi. III. hor» i.
re cl irè> neiie de M. UbauJ. qui » truc
Ce qui nimàne la surl'acc de 68040 à 64334,35 pieds carrés.
Le front de 976,6 est celui de la courtine. Il faut voir quel est le front des défenses extérieures et intérieures.
Celtii d'une bernie de 3 pieds serait de 995,398; celui d*un lossé de 36 pieds, de 1321,94. Pour une courtine de 6 pieds, lî pourtour de la terrasse qui s'y trouvait adossée est de 938,94. Pour une terrasse, elle mJme de 13 pieds, le pourtour extérieur du chemin de ronde éuit de 865 pieds 63.
Quant au front de la ligne de combat, il est constitué par le pourtour intérieur du parapet. A supposer ce parapet de 3 pieds d'épaisseur, cela donne à cette ligne 9^7 pieds 77: i le supposer de 2 pieds seulement, ce qui serait en contradiction avec tout le système des mesures de l'archilecte. cette ligne serait de 964 pieds 3o.
Le pourtour du chemin de ronde, qui est de 865 pieds 63', équivaut à celui d'un rectangle de 234 pieds de longueur sur 198 pieds 8t de hauteur. Ce rectangle couvrirait 46531, 54 pieds carrés.
Trouvant, dans la largeur, des subdivisions de 99, de 66 et de 33 pieds, il semble que, dans ce sens, l'unité de base ait été de 1 1 pieds, concurremment avec le module de 3 pieds ; dans la longueur, le module de 3 pieds est le seul commun diviseur.
D'après les apparences, l'arpenteur chargé de distribuer le terrain à l'intérieur l'aura divisé en rectangles de 9 pieds de large, de l'est à l'ouest, suc 33 pieds de haut, du nord au sud.
Selon la coutume romaine, l'arpentage en carrés caractérise les terres aliénées par l'ICtat à des colons, en pleine propriété, de manière àèlrc exemptes de l'imp&t foncier. Cet arpeoiage, dît centuriath, employait volontiers des carrés,
• Ea roicl le ilét«it, sur U âg. J. Us lignes : 45-4S : 88^ .#<-47 : 3M9. 47-4II: '5*.70. 4S-5t: 55,». 5/-Jj; 85J6, 53-$4. ^M. S4-SS: j9.11. 55-S8: 147,4s. SS-Sg : 57,ï6, 59.60: «6,46. Toul : Sag pi«ds 6). En r ajouiant l'eauéc et Ea sortie Je la voie = 36 pltdi, nblc est bien de S65.6i.
i57 [ii6]
dont le côté, pour le terrain agricole, était de 2400 pieds. A côté de ce mode d'opérer, Tarpentage en rectangles caractérise, selon Frontin et Hygin, les terres dont TËtat gardait la propriété et dont il laissait la possession seule aux provinciaux, à charge de Timpôt foncier. Ainsi, en principe, les carrés représentent des terres libres, les rectangles des terres domaniales, tout au moins sur le sol rural des provinces : mais, en fait, il y avait beaucoup d'exceptions à cette règle*.
En tout cas, le sol urbain de Gap parait avoir été soumis à un arpentage rectangulaire et, par conséquent, s'il en fut de même du sol rural, les habitants qui y furent installés n'étaient pas libres propriétaires des terrains qu'ils y reçurent. Cela, jusqu'à preuve contraire.
En principe, la ligne décumane qui servait de base à l'arpentage, devait être dirigée de Test à l'ouest* : sur elle, se modelait la longueur des strigœ. Les cardines^ du nord au sud, servaient de cadre à la largeur des scamna.
Mais, souvent, quand il existait déjà, sur le sol où se préparait l'arpentage, une voie importante, on utilisait cette base toute prête comme décumane. C'est ce qui s'est passé à Terracine, pour la voie Appienne*, à Parme, Modène et Bologne pour la voie Emilienne, à Padoue pour la voie Aurélienne, à Trévise pour la voie Postumienne^. C'est aussi ce qui s'est passé à Gap. A cause
* A. 5)chultcn, V Arpentage romain en Tunisie, Paris, impr. nât, iQoa. (Bull, archéol. du comité des tr. hist., pp. i3o-i33). La centuria = 100 heredia = 200 fugera. Le fuger = 240 x lao pieds; aoo pugera = 2400 x 2400 pieds {IbiJ,, p. 145 n. 1). Nipsus, cite des rectangles per scamna de ao x 24 actus = x^p jugera {Ibid,^ p. i38).
• Ibid., pp. i3o-i34.
Frontin dit : « Quidquid autcm sccundum hanc conditionem in longitudinem est delimitatum per strigas appellatur ; quidquid per altitudinem per scamna.
Puis : « Ager per strigas et scamna divisus et adsignatus est more antiquo in hanc similitudinem qua in provinciis anra publica coluntur. »
• Ibid., p. i33.
* ibiJ., p. 134.
[ii7] i58
de l'existence d'une voie, la direction théorique de la ligne décumane de Test à Touest, est devenue celle des lignes cardinales, c'est-à-dire celle des voies secondaires de la ville. La direction théorique des lignes cardinales, du nord au sud, est devenue, celle de la décumane. Elle emprunte le cours de la voie et elle a servi de base, comme on l'a constaté, pour l'établissement du tracé. Ainsi, les lignes allongées des strigœ se présentent, en fait, sur les directions cardinales, au lieu de se présenter sur la décumane ; les lignes courtes des scamna se présentent sur la direction décumane, au lieu de se présenter sur les cardinales.
Sur la ligne de base, l'arpentage de Gap se présente donc per scamna, au lieu de se présenter per strigas : c'est un arpentage dans le sens de la largeur des lots^
Selon Frontin, il est rationnel de tracer les lignes décumanes de l'est à l'ouest, comme les lignes cardinales du midi au nord : mais, Hygin déclare que la coutume s'établit de prendre l'est au point où le soleil se lève*. Quelquefois même, au lieu d'observer l'est au lever du soleil, c'était l'ouest qu'on obsen-ait à son coucher '. Pour comble de négligence, ce n'était pas le point de l'horizon astronomique, où l'astre devait paraître et disparaître, qu'on en venait à observer : c'était le point de son lever ou de son coucher apparent, d'autant plus différent de l'ho-
* Voici comment M. Schulten interprète le texte de Frontin {Ibid., pp. i3o-i3ij. Pour lui, l'arpentage est per strigas si le côté le plus grand est du sud au nord, per scamna si ce plus grand côté est de Touest à l'est. Frontin dit simplement que Its strigœ, c'est la longueur des rectangles, les scamna leur largeur.
* « Optima ergo ac rationalis agrorum constitutio est cujus decimani ab oriente in occidentem diriguntur, kardines a meridiano in septentrionem » (Frontin ; Ibid., p. 142 note 3).
« Primùm duos limites constituerunt : unum qua ab oriente in occidentem dirigunt, hune appellaverunt decimanum... secundum antiquam consuetudinem limites diriguntur... postea placuit omnem religionem convertere eo qua parte coeli terra inluminetur, sic et limites constituuntur. » (Hygin ; Ibid., p. 142, note 3).
* Multi, ignorantes mundi rationem, solem sunt secuti, hoc est ortum et occasum (Hygin; Ibid., p. 143).
iSg [118I
rizon astronomique que les montagnes étaient dans le pays plus ou moins hautes'.
La plaine de Capoue offre un exemple d'orientation normale avec les décumanes de louest à Test, les cardinales du sud au nord. M. Schulten prouve qu'on a suivi le cours apparent du soleil en Afrique, c'est-à-dire à Carthage, à Sousse, à Grombalia et à Moktar*. La colonie romaine de Carthage a été fondée au lever du soleil et au solstice d'été' qui, selon Pline l'Ancien, est le magnusmundi cardo^. Cette fondation fut faite sans doute, le 26 juin de l'an laa avant J.-C, par C. Gracchus*^. A Hadrumète, l'orientation s'est faite vers le coucher apparent du soleil au solstice d'hiver • : le soleil se couchant par 30° à l'horizon absolu, les lignes suivent un angle de 37®, ce qui fait équivaloir l'horizon montagneux à un obstacle de /> sur cet horizon absolue Enfin, dans la plaine du Mornak, l'orientation s'est également faite au coucher apparent du soleil par un angle de 35° au solstice d'hiver*: l'obstacle montagneux est ici de 5» seulement.
Dans Gap, les constatations faites permettent de dire que la voie de Provence a été prise comme base décumane : mais, quatre angles de ce dodécagone sont orientés sensiblement sur la direction astronomique des points cardinaux, ce qui est conforme aux prescriptions les plus strictes. L'architecte ne les a suivies qu'à moitié, car il a observé le cours apparent du soleil pour fixer la bissectrice de deux autres angles de ce dodécagone et pour tracer la direction perpendiculaire des voies secondaires.
Le cours du soleil observé par le fondateur de Gap fait un angle de b(j^ vers l'est avec la direction du nord absolu
* Ibià., p. 143.
* Ibid., p. 144.
* Ibid.y p. i5o.
* Ibid,^ p. i5i.
8 Ibid., p. i5i.
« !bid., p. 168.
' Ibid.^ p. 164.
* Ibid.y p. 170.
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ou bien de Sg^' vers l'ouest avec la direction correspondante du sud. Cela équivaut à 3i^ de Test vers le nord, ou bien à 3i° de Touest vers le sud. Dans le premier cas, il s'agit d*une observation faite au lever du soleil vers le solstice d'été ; dans le second cas, d'une observation faite au coucher du soleil vers le solstice d'hiver. A la demande de M. F. Peyrot, M. Gustave Andrault, agrégé de physique, professeur au Lycée de Gap, a bien voulu calculer que le soleil, au solstice d'été, s'est levé en 1901 sur l'horizon astronomique de Gap, par 44o33'3o" de latitude nord, à 33<>57' environ, de l'est vers le nord, l'obliquité de l'écliptique étant alors sensiblement de 23<>27'. Au solstice d'hiver suivant, il s'est couché pareillement sur cet horizon, à 33<»57' environ, de l'ouest vers le sud.
En réalité, l'obliquité de l'écliptique passe du minimum de 2i®59' environ au maximum de 24036' environ, en près de i3.ooo ans. Au i^*" janvier i9o5,elle est de 23®26'56" : en octobre igoi,eIle était de 23<>27'. Elle diminue, actuellement, environ de i' en i25 ans; jadis, sa diminution était plus rapide et on peut admettre une diminution moyenne de 5* en six siècles. A la fin de l'an 14 av. J.-C., elle devait être environ de 23^45'. En même temps que l'obliquité de l'écliptique, l'angle par lequel le soleil se lève au solstice d'été et par lequel il se couche au solstice d'hiver diminue environ de i'2o" par siècle. A la fin de l'an 14 av. J.-C., il s'est couché sur l'horizon astronomique par environ 34^25' «.
De là, on peut inférer que, si le soleil en trois mois, de l'équinoxe au solstice, marche de 33<^57' ou de 34»25', il doit se trouver à 3i<^ sur l'horizon astronomique, sept ou huit jours environ avant le solstice d'été à son lever, sept ou huit jours environ avant le solstice d'hiver à son coucher et, encore, sept ou huit jours après les solstices.
Ainsi, dans le cas où l'observation romaine a été faite sur l'horizon astronomique, elle peut répondre à quatre
< Ces chiffres sont dus à une obligeante communication de M. Andrault (7 et 11 mai igo5).
dates possibles, soit qu*il s*agisse d'un lever sept ou huit jours avant, sept ou huit jours après le solstice d*été, d'un coucher sept ou huit jours avant, sept ou huit jours après le solstice d'hiver.
Mais Tangle de 3i<^ répond à une déclinaison de i3^: pour une déclinaison locale et actuelle de I2<>22\ qui est plus précise, l'observation romaine répond à un angle de 3o«22' seulement. Si, à l'époque de cette observation, le soleil marchait, en trois mois, de 34^25', il devait se trouver à 30^22* sur l'horizon astronomique dix ou onze jours avant et après les solstices*.
Actuellement, en raison des maisons qui bordent la rue de Provence, il est impossible d'observer le lever et le'coucher du soleil exactement du point central 0|, où s'était placé le géomètre romain.
Dans le Xl^ quartier, le n^ 2 sur la rue du Connétable est exposé au sud-ouest. Observant le coucher du soleil, de la fenêtre du 3^ étage placée sur cette façade tout à fait au nord-ouest par rapport aux autres^ on l'a vu disparaître à l'horizon montagneux, sur les 4 heures moins 23' du soir, le 20 décembre 1904, par un angle de 38^,30' de l'ouest vers le sud, avec une boussole dont la déclinaison était graduée à 16^. Pour une déclinaison de 12^^22' environ qui est actuellement celle de Gap, l'angle se ramène à 34052', c'est-à-dire à peu près à 35<>. L'astre disparaissait, exactement au point le plus bas de croisement, entre les pentes de la grande Séûse à droite et celles de la petite Séûse à gauche. Ce point est à environ 14 kilomètres de Gap et coïncide sensiblement avec la montée qui mène au col placé vers la Fin de Para. L'altitude de ce col est de 1361"™, entre la corniche de la grande Séûse cotée 1840"™ et l'un des sommets de la petite Séûse coté i562". L'altitude du point d'observation à Gap, étant d'environ 740"™, c'est derrière un obstacle de 600™ placé à i4kilo-
* ï\n raison de ia valeur de 12*22' substituée à celle de i3* pour It déclinaison maf;nétique, il y a lieu de préciser quelques chiffres des pp. i52, I.S3. if)4. i59 et 160. Voir, à ce sujet, VErrata.
mètres sur Thorizon absolu que disparaissait le soleil. Cet obstacle ajoute une déviation de !<> environ à Tangle sous lequel se fait au solstice le coucher à Thorizon astronomique.
Observant ensuite, le 21 décembre 1904, le lever du soleil, d'une fenêtre du second étage de Taile du Grand Séminaire au sud-est sur la terrasse, Tastre s'est levé à 9 heures moins 11' par 33®3o' de lest vers le sud, légèrement à droite et en dessous du plateau horizontal qui couronne Saint-Mens*. Cette observation était faite avec une boussole dont la déclinaison était graduée à 16® ; pour une déclinaison locale de 12022' Tangle s'élève à 37^8*. Le plateau de Saint-Mens est à l'altitude de 979™ et il se trouve environ à iioo"^ du point d'observation. Le soleil paraissait donc à cette distance en surmontant un obstacle surélevé de 200"™, lequel ajoute une déviation de 3° environ à Tangle sous lequel se fait, au solstice, le lever à l'horizon astronomique.
D'après l'aspect de l'horizon vers l'orient, il est loisible de penser, que le soleil, au solstice d'été, se lève à environ 8 kil. 5oo, derrière la montagne qui domine la Rochette. L'altitude de ce point est cotée 1396™ et il surplombe Gap de 65o™ environ.
L'obstacle qui cache le soleil au solstice d'été est à peu près le même, comme hauteur, que celui qui le cache au solstice d'hiver : mais il se trouve à 9 kilomètres tout au plus, au lieu de se trouver à 14 kilomètres. Sa valeur en est donc augmentée et on peut lestimer à une déviation de i<>40' environ. Le soleil doit donc se lever alors à Thorizon apparent par un angle de 35<^3o' ou de 36® environ.
Si l'observation du géomètre romain a été faite par un angle de 3o^22*, non pas à Thorizon astronomique, mais à l'horizon apparent, il est probable que cette observation a été faite, soit au coucher du soleil environ i3 jours avant
< M. Tabbé Bontoux, directeur du Grand Séminaire, a bien voulu se prêter à cette observation, avec une obligeance que l'air assez vif du matin rendait très méritoire.
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ou après le solstice d'hiver, soit au lever du soleil de 14 à i5 jours avant ou après le solstice d'été.
Au point de vue du site, il est facile de remarquer que, depuis la rue de TEgoût, la voie monte assez fort pour arriver à l'entrée de l'enceinte entre les n^* 36 et 38 du XI« quartier. Puis, à partir de la rue du Collège, elle descend en pente très douce jusqu'à la rue Saint-Arey. D'autre part, si Ton quitte la rue de Provence pour prendre la rue du Connétable, la rue du Collège ou celle de la Cathédrale, on constate que ces rues montent sensiblement afin d'atteindre le niveau de la place Saint-Arnoux.
Par contre, si Ion quitte la rue de Provence pour prendre la rue du Jardin des Plantes, on descend. Le sol du Séminaire et de sa cour sont de plein pied avec la rue de Provence, parce que le niveau de ce sol est artificiel. C'est celui de la terrasse qui soutient l'enceinte polygonale du IIl^ siècle et ce sol est à ô^^So en surplomb au-dessus du sol de la rue Neuve.
La partie nord-ouest de l'enceinte, placée en dessus de la rue de Provence, est plus élevée que la partie sud-est, placée au-dessous de cette rue. Dans la partie nord-ouest, les environs de l'angle septentrional sont plus élevés que l'angle occidental : dans la partie sud-est, l'angle oriental est plus élevé que l'angle méridional '. La ligne de plus grande pente
^ M. F. Pcyrot a eu ramabilité de noter avec précision quelques points de nivellement, le long de la rue de Provence et aux débouchés des rues secondaires sur la place Saint-Arnoux; les voici. 1* Rue de Provence : par le travers de la rue de TEgoût, 731*67 ; en face de la rue du Grenier d'Abondance, 732"ô5; en face de la rue du Connétable. 733"52 ; en face de la rue du Collège, 733"52 ; en face de la rue de la Cathédrale, 732*96 : par le travers de la rue de TOdéon, 732"3S; en face de la rue des Vieilles Prisons, 73o"82; en face de la rue Saint-Arey. 73o"36. 2' Place Saint-Arnoux : au débouché de la rue du Connétable, 734*06: au débouché de la rue du Collège, 735*19; au dcbi:>uché de la rue de la Cathédrale, 734*92; au débouché de la rue de rOdéon. 734""72. 3' Rue Je rOJéon, à l'angle, en face de Timmeuble i : 7?3"o2. Il y a quelques années, l'entrée de l'immeuble 2, à l'angle de la c'.athcdrale et de la rue du Connétable, a été abaissé de 0*32. Au nord de l'ancienne cathédrale, rentrée de la cour, où a été
se dirige donc du nord au sud : le site rentre dans la catégorie des adrechs exposés en plein midi. Dans un pays soumis à la neige en hiver et à la bise en toute saison, ce site s'imposait à des gens pour qui la civilisation ne consistait pas à se placer nécessairement au soleil dans les pays chauds el au froid dans les p;iys iVoîds. Cet adrech occupait ainsi le versant sud-ouest en pente douce et le sommet aplati d'une croupe qui dominait laLuycvcrs le sud à une centaine de mètres, il était encadré au nord-est et au sud-ouest par deux petits vallons dont le reliel n'a pas encore disparu.' Dans chacun d'eux coulait un très modeste affluent de ce modeste cours d'eau. Ils y coulent encore: mais, le niveau du sol s'étant exhaussé de 4"" au moins, ils sont transformés en égoùts souterrains. Ils sont placés tous deux à une distance du front de l'enceinte sensiblement égale à GS™, L'un d'eux, le béai des Eysscreines descend des pentes nord-est de Puymaure le long du chemin de Charance : il suit, dans Gap, les rues de la Citadelle, du Palais de Justice, du Centre, du Mazel. du Content, de Provence, de l'E^oilt ei Vallon-Corse, après quoi il se jette dans la Luye.
L'autre a perdu son nom depuis qu'il est presque entièrement sous terre et on peut l'appeler béai Satnt- Arey, en raison du quartier qu'il traverse. Il descendait des pcmes sud-ouest de Puymaure en suivant le chemin qui. au nord du Champ-dc-foirc et de Bartalays, joignait la route de V'cynes au pied du château-d'eau de la Providence; il suivait la rue Saini-Arey. prolongeant la route de Veynes. puis la route de Rcmollon (rue de Valserres) et tombait dans la Luye, un peu en deçà du pont Borel '.
4gur<« U lour D (pi. Il hors texte), est le point le plus t\evi de U rue de la Trésorerie, le long de cette uih^nilc : ce point est lui-<n£ine plus élevé •l'cnviron i~ ou t*5o que le •léboiictié de U rue du Colline on du Séminaire au «ud de la cathédrale. L'axe de la rue du Sdmiaaire forme doac, du ooril-oueit au suJ-«m. i peu pris, la \ip\K de (altc de ta croupe sur laquelle cM éiabli le quadnlai^e de Gap. On a creasé un btis-fond pour aaieoir la cathédrale actuelle.
I L>e tracé de ces cours d'eau entre Pufiniiure et Gap cxi emprunté au plan de •K^i : de même, le point de leur chiite dans la Luve. \x(,
Entouré de cours d'eau sur trois de ses fronts, le site choisi par Rome pour Gap se trouvait également à proximité d'eaux jaillissantes. Non loin de là, sous la maison de M. le Commandant Meyère, rue du Mazel, s'est rencontrée une source importante fournissant environ 5o litres à la minute*. Une autre source plus rapprochée, d'environ 10 litres à la minute a été retrouvée un peu en dehors de l'angle septentrional du quadrilatère en établissant la crypte de la nouvelle cathédrale et vers labside*. De tout temps, le
renseignements relatifs au tracé urbain des deux égoûts qu'ils suivent sont dûs à l'obligeance de M. F. Peyrot, voyer-munidipal. Il a été fait usage également de quelques détails écrits par M. J. Roman (lettre du 3 octobre igoS) : mais, l'historien de Gap nomme volontiers Afer^are/, le béai des Eyssereines. (Cf. Hist. de Gap, p. 290, n* 16) et c'est là, peut-être, une confusion. Selon M. Gauthier, surveillant en chef du canal du Drac, que ses occupations rendent particulièrement compétent sur ce point, les affluents de la Luye, rive droite, sont, en partant de La Bâtie: i* Torrent du Garenton, 2* Béai de Fauvette, 3* Béai de Font-Bonne, 4* Torrent de Grosse-Pierre, 5* Torrent de la Rochette, 6* Torrent du Chêne, 7* Torrent de l'Eglise, 8' Torrent du Touet, 9* Béai de Larra, lo* Torrent de la Grand'Combe, iT Torrent du Buzon, 12* Béai Grimaud, 1 3* Torrent de Bonne, 14* béai des Eyssereines, i5* Torrent du Turelet, i6' Torrent des Eyssanières, 17* Béai de Grafinel. Le Merdarel est un affluent de Rosine. Le béai des Eyssereines a d'ailleurs pu recevoir lui-même le nom tout indiqué de Merdarel, dans la traversée de Gap, dès qu'il y est devenu un égoût. Le ruisseau Saint-Arey, non indiqué par M. Gauthier, se place entre le béai des Eyssereines et le Turelet.
* Cette source est celle qui a été acquise par M. Ollivier. La maison dont il s'agit, entre la rue du Centre et la rue du Mazel, est actuellement le n* 7 de la rue du Centre. Dans le plan de 1841, c'est le n* 14 du Vir quartier, sur la rue du Mazel. Elle est donc en deçà du trajet du béai des Eyssereines, par rapport au quadrilatère.
5 Au témoignage de M. Goulain, « il y avait, à l'entrée de l'abside, une piscine d'une construction fort simple ». (Templier, Mémoire sur ta cathédrale de Gap, démolie de septembre 1866 à mars 1867, Caen, Le Blanc-Hardel, 186^. p. 9I.
Cette source, trouvée sous l'abside de la cathédrale, fut menée, en partie par un drainage, en partie par une canalisation, jusqu'à la fontaine de Chaussièrcs, munie de deux canons, et elle fut mise au service du public par l'un de ces canons. Elle fournissait ainsi, environ. S litres à la minute, au témoignage de M. F. Peyrot. Viciée, pcnsait-on, dans son trajet souterrain, par des infiltrations malpropres,
culte s*est exercé en cet endroit : avant la cathédrale actuelle, il y en a eu une du XIII« siècle et une, plus ancienne encore, probablement du XI« avec la même orientation que celle du XII I«. A proximité, se trouvait le baptistère Saint-Jean-le-Rond. Pour la cathédrale, Saint-Arnoux est un patron relativement récent : Notre-Dame Tavait précédé. L'église, qu'Abon cite le 5 mai 73g S était alors sous ce titre primitif.
Avant l'existence de l'église chrétienne, les sacrifices païens avaient dû se faire sur cet emplacement septentrional et élevé*. Ils y avaient été précédés eux-mêmes, sans doute,
elle a été condamnée récemment. Un échantillon prélevé le 28 octobre 1902 et analysé au laboratoire de l'Institut Bouisson-Bertrand à Montpellier a donné les résultats suivants. On a trouvé 181 bactéries par centimètre cube d'eau, ce qui caractérise une eau très pure. (M. Wilhelm. Projet d'alimentation en eau et d'assainissement de la pille, Gap, Vollaire, 1904, p. 11). Un cobaye de 400 gr. a survécu à son inoculation. 11 a été impossible d'y trouver le bacille d'Eberth : dans une goutte d'eau et dans dix, on n'a pas trouvé davantage le bactérium coli. On l'a trouvé dans une quantité plus grande c'est-àdire dans 10 et 100 gr. d'eau et c'est là le résultat des infiltrations malsaines qui s'étaient produites. L'analyse chimique a donné des résultats favorables. Elle a fait constater une quantité de nitrate élevée; mais, ce caractère perd de son importance par suite de la quantité relativement faible des chlorures.
* Carlo Cipolla, MonumentaNovaliciensiavetustiora, vol. I, Roma, palazzo dei Lincei, 1898, pp. 32-33.
* On y a trouvé un autel gallo-romain, en marbre rouge, gardant le souvenir d'un sacrifice fait à la déesse Victoire, particulièrement honorée chez les Celtes Voconces, sous le nom dWndarta {J, Roman, Répen. archéol. du départ, des Hautes-Alpes, Pans, impr. nat. 1888, col. 104. — C. Jullian. Notes gallo-romaines : I, Sainte Victoire, Dea Victoria, Andarta. Rev. des Etudes anciennes, t. 1, janvier-mars 1899, Bordeaux, Feret, pp. 47-3o}. Cf. j€m. Espérandieu. Inscriptiones Galli£ Narbonensis (h. de Ruggiero. Sylloge epigraphica orbis romani, vol. 111, pars prima, Roma, L. Pasqualucci, p. 52, n** 576- 586).
En démolissant la cathédrale du XIll* siècle, bâtie sur le même emplacement que celle du XI*, on a trouvé une très étroite église, en petit appareil, de 6" de long sur 3* de large, avec abside circulaire orientée par cette abside au sud-est (J. Roman, Répert. archéol, du département des Hautes-Alpes, Paris, impr. Nat. 1888, col. io5).
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par un premier culte, celui de ces déesses mères, de ces matrcBy dont les eaux vives étaient adorées par les gaulois. Stables, elles demeurent sous les ruines des monuments qui devaient les faire oublier ; elles les ont vu naître et puis disparaître.
A huit litres par minute, la source de la cathédrale donnait 1 1.520 litres par jour. A cinquante par minute, le débit de celle de la rue du Mazel est de 72.000 litres par jour. Le service des eaux de la ville de Paris évaluait la consommation privée à 45 litres par jour et par personne domiciliée, à 20 litres par jour et par élève ou militaire, à 5 litres par jour et par ouvrier*. En se basant sur cette
Personne n'en a relevé le plan exact, pas plus que des vestiges de la cathédrale du XI* et des fondations de celles du XIII*. Toutefois, M. J. Roman, qui a assisté à ces fouilles^ a bien voulu préciser ses souvenirs, dans une communication orale (Paris, 29 janvier 1894) Ces souvenirs sont les suivants. La petite église de 6* sur 3* se trouvait dans le bas côté septentrional de la cathédrale ; son abside était placée entre le 1*' et le 2* pilier de ce bas c6té, en venant de Tangle nord-ouest. Son entrée était vers le gros mur septentrional de la cathédrale, vis-à-vis de ces deux piliers. Le baptistère de Saint-Jean devait, par contre, se trouver vers l'angle sud-ouest de la cathédrale. Le four du potier, de l'époque franque, se trouvait adossé à l'extérieur du mur méridional de la cathédrale, en face du second pilier, en venant de l'angle sud-ouest et du baptistère.
Dans la petite église orientée du sud au nord, il faut voir l'église paroissiale primitive, dédiée probablement à Saint-Etienne. La cathédrale Notre-Dame devait dès lors être orientée comme les suivantes, avec son abside au même endroit que les leurs : mais, forcément plus étroite et moins longue qu'elles, au lieu d'avoir 5i'*35 de long et 26*70 de large [Templier, p. 11), elle ne pouvait avoir plus de 3o à 35" de longueur. Au XI* siècle, les bourgs commençant à se développer hors de la cité et la population augmentant, la cathédrale fut rebâtie et agrandie, ce qui obligea à détruire la petite église Saint-Etienne. Cette église paroissiale fut reportée extra-muros, au milieu du bourg et sur la place qui a gardé son nom jusqu'au XIX* siècle.
* Ces chiffres sont ceux prévus par les arrêtés préfectoraux du 9 mars i8ô3 et du 7 juin 1864. Actuellement, ils sont devenus trop faibles par suite du système d'abonnement h domicile et k robinet libre. Chaque bourgeois a ainsi chez lui son filet de fontaine et il entend le laisser couler, pour que l'eau demeure fraîche. Les ingénieurs prévoient donc 120 litres par personne, au lieu de 45, 5o au \m
évaluation, on voit que la source de la cathédrale aurait suffi à 356 habitants de Paris ou à 576 militaires. La source du Mazel aurait pu alimenter 1.600 habitants ou 3.6oo miliuires.
^ 3, .4 quelle époque remonte le quadrilatère. — Au premier coup d'oeil, on reconnaît dans ta forme de l'enceinte, dans la répartition du sol urbain, dans l'assiette du site tous les éléments qui caractérisent l'établissement des châteaux permanents placés sur la frontière de l'empire romain,
Auguste fut le premier a en établir sur quelques points. La muraille continue qui protégeait la frontière du Rhin et que soutenait, un peu en arrière, une ligne de château.x permanents e&t attribuée à Tibère (14-37).
Ces châteaux permanents, tels qu'on en a retrouvé sur le Rhin un certain nombre, sont des rectangles aux angles arrondis ; les tours carrées et intérieures, quand il y en a pour soutenir les portes et quelquefois les angles, ne sont pas saillantes sur la counîne ■.
de ao, tS au lieu de 5. iVillt dt Gap, Projet d'alimeniauon en eiu et d uuinissemeni de la ville. Rapport de M. Wilhelm, infiénicur des Ponu et Cliaussées. Gap. A. Vollaire, 1904. p. 6.)
> (Cette organisation défensive semble avoir consisté uniquement, au débat, en quelques camps Tortillés permanents, outra auUua. élevés sur des points bien choisis pour surveiller la franUère : de ce nombre fuient CuMtra Veura. sur la rive {^uche du Rhin »... (dus 1 Auguste)... a La construction d'un rempart limite contint) doit Cire attribuée seulement ï Tibire. |Cf. Tacite Ann. J. ia)... Ce rempart ne régnait d'aïUcors que sur la partie de la frontière ob le Rhin ne servait pas de IronUcre... En arriére de la ligne fronliire, qu'elle fût marquée par tut fleuve ou par un retnpan. s'élevaient un nombre considérable de ctufrd ou de caattlta pcnnancnis... > |G. de la Noe, Mrlncipet de la /iwtfJÎCJfWB anli>/iie. fac. Il, p. 7S). • A cm défenses, en qucli^uu lonc patiivcs, les Romains ajoutèrent dans certains cas, des ouvrages foniâtf. caitra pratidiaria. construiu au deit de la fronuère. au sein arftns dis populations ennemies. Tels furent celui établi dans l'Ile de Mono, vers l'an 61,... cette organisation.... coinmenc^ par Auguiic ci fuTibtre... fut remaniée par Hadriun |ii8;... • ilbid.. p. ;«) .. cl Les aia> avaient pour principe d'asseoir les camps paasaj;cni sur un
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Ces châteaux ne présentent donc pas encore le tracé que préconisera Vitruve sous Titus (71-81) * pour les enceintes permanentes : ils sont calqués sur le modèle traditionnel des camps temporaires, tel que l'ingénieur Hygin, l'indique sous Trajan (97-1 17) •.
terrain légèrement en pente du côté de l'ennemi... Cette prescription a été suivie dans l'établissement des castella de la frontière... certaines positions dominantes voisines ont été négligées... les castella étaient... accessibles sur toutes leurs faces... Tous les castella étaient établis à proximité de Teau potable qui leur était fournie soit directement par les sources, soit par les conduites d*eau, soit enfin par des puits... les castella du rempart limite,... sauf un, qui encore était un trapèze, sont tous des rectangles. Ces rectangles étaient arrondis aux angles. Des tours renforçaient la muraille ; elles étaient placées le long de Tenceinte... aux arrondissements des angles et de chaque côté des portes. Ces tours étaient carrées et de dimensions très restreintes... ces tours faisaient généralement saillie à l'intérieur et non à l'extérieur de l'enceinte, ainsi que le recommandaient Vitruve et Végèce pour les oppida,.. Les portes étaient au nombre de quatre, placées vers le milieu de chaque face de l'enceinte »... (G. de la Noif fasc. II, pp. 90^}. Cf. Ibid,, pi. VIII, fig. 19 et Cohausen, Taf. XXII, fîg. a, le plan du castellum de Wiesbaden : ce château présente 28 tours, dont 8 carrées pour les portes, 4 allongées pour les angles et 16 pour les courtines, ce qui en fait deux entre chaque porte et chaque angle. Cf. également le plan du castellum de RQckingen qui ne présente que 8 tours, placées uniquement aux portes (Georg Wolff und Otto Dahm Der rômische Grenzwall bei Hanau mit den Kastellen zu RQckingen und Markôbel. Hanau, G.-M. Alberti, i885, taf. III). Wiesbaden offre un périmètre de 6oo" (Ibid,, p. 3o en note) et RQckingen, de 640" {Ibid,, p. 32). La même disposition se voit à Saalburg (CoAdM5en,Taf. Xlll, fig. I), à Zugmantel (/6iV/.,Taf. XXI. fig. 1), À Holzhausen (Ibid., Taf. XXV, fig. i). A Alteburg près de Heftrich (Ibid.,Tsi{. XVIl,fig. 3), à Alteburg près de Heimbach et de Weiss ^/6trf., Taf. XXVIII, fig. i), il parait n'y avoir de tour nulle part. Enfin, à Niederbieber {Ibid., Taf. XXIX), les tours des portes font saillie à l'extérieur comme à l'intérieur, sur les courtines ; aux angles, les saillies ne se présentent qu'à l'extérieur.
* Voir le système de Vitruve, pour les tours, dans G. de la No€, fasc. 11, pi. VI, fig. 12.
* On connaît un C. Julius Hyginus, amené à Rome comme esclave par César et affranchi d'Auguste; l'ingénieur, son homonyme, vivait sous Trajan (renseignement dû à l'obligeance de M, Maurice BesnicT : lettre du 29 janvier igoS),
A l'époque d'Hygin. la manière de tracer les camps temporaires était toujours la même: la méthode de bâtir les cités et les châteaux permanents avait déjà commencé à chanj^r. On reste fidèle au rectangle; mais on y insère des tours carrées ou rondes, en tout cas saillantes, ouvertes à la gorge, qui évitent de rabattre les angles. L'enceinte de Turin, que M. Borgatti l'ait remonter jusqu'ù Auguste luimême, est déjà un exemple de ces changements ' : les tours y sont rondes. L'enceinte d'.Vosie, fondée sous .\ugu$ie. sur l'emplacement d'un camp permanent de Varron, est également un rectangle dont les angles ne sont ni arrondis ni rabattus : elle comporte des tours rectangulaires, sur les portes, sur les angles et sur les counines. Ces tours ont une saillie extérieure de 4'°5o *.
■ Mariano Bnrualiî. l.c mura di Torino, Roma, lipografii Vogbera 1S99 (Estriiia Jilla Rivisu di Aniglicrix e Genio. snno XVI, ftscicolo di dicembre, pp. Si^-J^^ tvec 4 pi. hon texict- Voir U p. 3m el la planta di Torîno romana, i«v. H. fig. tt. Ces murs de l> colunia Julia AuguiCa Taurinorum formeni un rectangle large, du nord au sud, de 670' el lorg, de Touesi ï l'est, de 7W" environ. Les courtine*, hautes de y'j^ jusqu'au sommet du parapet |tav. Il, fig, ùi). étaient épaisses Je 1*43 dans les fondations (pag. 3i^ et de l'i^ lur le chemin de ronde. Le >:hemin de rondi; lui-méinc est de l'/t et le p«rap«l dt 0,47. L'enceinic esi perche de 4 portes et de 4 poternes. EUc «51 llanquée de 4 tours rondes et Termées, sur deux des portes ■euicmcm, de 4 tours rondes, ouvertes à la gorge ; sur les quatre angles et sur les courtines, de ai {f) demi-tours circulaires ouvertes ï la gorge avec fondations carrées |?)
M. Borgaiti ■ également fait la monographie des murs de Florence {Mariano Borgatll. Le mura e le lorri di Firen<c. Koma. lip. Voghera, 1930; estraiio délia Riv. di Artixl. e Genio. anno NVII. (a. di diccmbre pp. ï73-3ïa. avec 11 pi. hors telle). On voit nettement que Florence a présenté l'aspect d'un recungle aux angles rabattus comme Gap |Uï. [• c Villa). [^ colonie romaine de Flonmce passe pour avoir éié fondée par L Cornélius Sytia, dictateur et consul en 80 av. J.>C. (tbU.. p. »7S).
' L'enceinic d'Aoste (orme un rectangle de 714" »ur 571'. Le mur «■t m cailloux ruuiés du la Doire noyés dana un bain de monier : le revlteineni exUrieur est un moyeu appareil de tuf calcaire. L'é* paitseur de lu courtine est de l'Tto au pied, de a" au sommet. L» eonrtine est renfonée par des contre-foru iniéritura, distants d« 14* d'axe en ue, »ilUnis de pria d< 3'. destinés i lupponcr un chemin
Cela ne veut pas dire, fvtdcmmcni, que, dès l'époque del Titus, la méthode des tours saillantes ait triomphé panoulg^ pendant longtemps, on continuera ^ bâtir des châteaufl suivant le système des camps temporaires '. A envisager s forme, l'enceinte du quadrilatère de Gap est encore coai forme à l'usage romain que, dès Titus (71-81), Vitruvï cherchait à améliorer et que, dès Auguste, on voit se m(Ktt<<| fier soit à Aoste. soii à Turin, pour les cités. Voilà ce qu'iT faut retenir.
Sur la ligne de défense du Rhin, établie parTib&re, ' parmi les châteaux qui joignent le Main au Neckar, : trouve, vers la source de l'RIz. le chAteau de Schlossau qufj mesure îoo™ de circuit, à peu près comme Gap*.
de ronde. Le mur du purapei crénelé csi épais de o'fo. L> haute de U courtine, du sol au lommei des créneaux, est de B* n'csi perche que de 3 portes sur sa liir({eur. Elle est rendre^ 1 tHiours recungulaires. saillnmes de 4~5o il l'cxiirieur. Il ; e k chtque porte, une i chaque nnglc. trois sur chacun des froRis de t^ longueur, esptcies de 170', deux sur chacun del tVonts de la lâr outre colles des portes, espacées de i3o" (A. de ftocfiai tCAlftt» Principcsde U ronilîcaiion antique, l'aris, Tanera, 18H1 ; eiiraJi d« Ij Rcfue générale de l 'architecture et des travaui public?. XXXVII' voll 1880 ; pp. 6Î-65 de l'extrait et pi. », lig. 1 à 5). L'enceinte de Viwnj que donne M. de Rochas {Ibid., pp. 103-104 s' ^^- 4^1 <^I loppcment tel qu'elle ne peut pikn être aniirieure It la crâation d la Viennoise et à la an du 111* sikle.
< Voir, notamment, le chAtenu permanent d'El-II>^ueulT, ilîi KtÉ GhilAno. Mti sous Commode (176-1(11). C'est un rectangle ■ angloi arrondis, de 40' sur 3o*. sans tours saillanics. orienté de Tcsl^ l'ouest dans le sens de la longueur ; la courtine a l'^o d'épaîMcnr é devait mesurer 4* de hauteur, {Qumbttud- Fouille» du Castelluflidr llagueulT, Tunisie. Paris, impr. Nai. 1901 ; eitr- du Bull. anU du Comité, igou pp. 81-94. avec une P'- hors tei(c). On y 1 trooo des monnaies datant de Trajan (97-117) jusqu'i Maiimin Daz>(3o5-3i4M
< n. dt ta Noe, fasc. 11. pi. VU. Cohauien. pp. ii^. ij et Taf. I. SVX 3K chSteaux. dont le divcloppcmcni s'iRve du minimi (Schlossbuck) au maiimum de 91a* iNiedcrbieber). il y en ■ hiah q ont de t5o t 35o*. Ce sont Hcidcnkfingen. iSi*; llenelbacbi ^ Augil. aSo-; Vlclbrunnen, 9il5''; I.Otielbach, atl6- : Sclilosun. 3i Castel (en face Mayencel, îao"; FeldbcTK. îïo"; Heftrich. Skr. U n d'Augii est intéressant : il s'agit d'Augsi. fais d'Anbadh • Coblenti.
Ii3il 17»
|] est rcinar()uable que, dans le château de Capersburg', dont le périmètre esi de Sao", les murs tombent de biais sur les deux portes principales et d'aplomb sur les deux autres, exactement comme à Gap*. Sur la iig. J, on a été amené à restituer 14 tours qui renforcent lacouninede Gap aux angles et aux portes : on y a été amené par l'analogie que la distribution intérieure du quadrilatère de Gap présente avec celle qui règne à Wiesbaden '. De plus, dans la lopopraphie actuelle de Gap, la disposition des immeubles 39 au coin des rues de Provence et de l'Odéon, 11 au coin des rues de l'Odéon et du Jardin des Plantes, celle du pavillon, placé au coin de la rue du Muzéum et de la cour dépendant du 3g paraissent être une sur\'ivance de ces tours. Il faut cependant bien avouer que, sur le Rhin, les châteaux de la grandeur de Gap n'ont pas de tours. Les ouvrages de Kaisergrube (112™ de pourtour),d'Alteburgprès de Heftrich (îîo™), d'Alleburg près de Heimbach et de Weiss (Sgo") en paraissent dépourvus'. Le château de Feldberg {330°") en a deux qui couvrent l'une de ses portes et les trois autres portes n'en ont pas'. Le château de Capersburg (sao") en a six qui couvrent trois de ses portes : la porte principale de gauche n'en a pas'. Les châteaux de Holzhausen (430"). de Zugmantel (540™) et d'Alteburg près Ruckingen (640"') en ont huit qui couvrent leurs quatre portes V Outre ces huit tours, le château de Saalburg, plus considérable (740""), ofTre un contrefort faisant saillie à l'extérieur sur chacun de ses quatre angles*. Le château de Gross-Kroizenburg (600°'), qui n'a que trois portes, est muni de dix tours dont deux sur chacune de ses portes et une à chaque angle*.
CoAdUitfR, pp. Q6-98. Taf. 1 et Taf. \X hg. 1.
A une époque plus ancican««t dans une région diRiîrcme.lcs murs ta préseoteni linji de biais sur les deux pont» principiles. i Pcsio <£. àUidtktr. Italie méridionale, 11' éd. Leipzig, i8q6, canon placj •«toi la p. 1^).
• Cuka.tutn. Taf. XXII, •rtW..Ta/. VUI. â«. a.
» Md., Taf. XVII, flg. 1
• ftirf.. T«t. IX. lig. 1.
» nu.. Taf. XXV, ûg., 1 •/Htf..T(t XIII. tg,- I.
bTiT. IV.