ÉTUDE DES GROUPES-RYTHMES ISOLÉS. - LEUR EXÉCUTION
273- — Un groupe est rythmé, lorsque sa dernière note est affectée d'un ictus rythmique (II. 267).
On ne s'occupe ici que du cas où cet ictus coïncide avec une note longue (II. 268).
§ I. — Groupes-rythmes de deux notes. 274. — Les groupes de deux notes
Fig. IQO
forment le plus souvent un temps composé binaire ; cependant ils peuvent être rythmés de plusieurs autres manières :
1° Lorsqu'un point ou un oriscus double la dernière note :
3^ ^p^£ft=^
Fig. ICI
Le groupe entier comprend trois temps. Dans ce cas la clivis ou \t podatus sont toujours précédés d'un groupe quelconque auquel ils se relient étroitement (IL 323 : Enchaînement des groupes).
2° Lorsque la dernière note de ces groupes est la première d'un
pressus :
Uft
Fig. JÇ2
3° Lorsque les deux notes sont pointées :
fe
Fig. içj
ce qui arrive très souvent à la fin des membres et des phrases. Ces neumes valent alors quatre temps simples.
Ces groupes sont si courts, qu'ils ne donnent pas lieu, en tant que rythmes, à des exercices particuliers.
^2. — Groupes-rythmes de trois notes :
Quatre temps simples.
275, — On rythme les groupes de trois sons au moyen ôm point qui double leur dernière note. Sur cette note vient se poser le touchement thétique du rythme.
Le type rythmique pur est celui-ci :
Fig. IÇ4
a^Ëi=g
(L 118, fig. 62 et exercices VI, VII et VIII, p. 75).
Tous ces groupes forment des rythmes de quatre temps simples, dont deux à Vélan et deux au repos.
276. — L'intensité des groupes isolés est ordinairement descendante 11:== — , quelle qu'en soit la forme mélodique; on se conformera tout d'abord à cette indication. D'autre part, comme ces mêmes neumes sont susceptibles, au cours d'une phrase mélodique, de recevoir une dynamie toute différente — =c:, on devra aussi les chanter en crescendo.
A cause de cette possibilité, les signes Ôl' intensité ne seront pas ordinairement marqués dans ce chapitre. C'est à dessein aussi qu'on ne dira rien de la dynamie phraséologique (I. 147, 149) qui embrasse non plus seulement le groupe, mais les membres et les phrases. Il est bon de ne pas dissiper l'attention de l'élève sur plusieurs objets à la fois ; tous ses efforts doivent être concentrés, pour le moment, sur l'exécution rythmique du groupe isolé et sa chironomie. Cependant si l'étudiant, une fois maître de ces premiers exercices, est au courant des règles générales de la dynamie phraséologique, on pourra, dès maintenant, lui laisser la faculté de les appliquer, ce qui peut se faire, sans qu'elles soient rappelées par une graphique spéciale.
277. — Recommandations relatives à l'uscige des exercices suivants.
1° Avant de chanter, nommer tous les groupes.
2° Solfier en dessinant soigneusement avec la main les mouvements rythmiques, tels qu'ils se trouvent graphiquement esquissés dans les transcriptions en notation moderne. On se servira d'abord de cette notation afin de faciliter à l'élève l'exécution de ces mouvements. Puis, si on a l'habitude de se servir de livres grégoriens en notation carrée, on fera la même gymnastique rythmique sur les exemples de cette écriture musicale.
30 Après le solfège, arriver à la vocalisation liée ( i ) qui sera faite successivement sur toutes les voyelles.
(i) Les exercices suivants supposent que l'élève a déjà assoupli sa voix au moyen de sérieuses études de vocalisation. Notre Solfège grégorien contiendra des exercices élémentaires pour atteindre ce but : on ne saurait les insérer ici sans interrompre le cours de notre exposé. Cependant le style lié, le legato, ont une telle importance pour l'exécution parfaite, ou même seulement conve-
Exercice XVII.
Groupes-rythmes simples de trois sons. i.