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Toutes les notes longues, sans exception

Sont considérées comme notes longues r

a) Toutes les notes avec points — en musique moderne les noires.

h) Tous les pressus : (Cf. ch. VIII, l'exécution de ce neume).

S::i3ît:

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Fig. 176

c) Les notes allongées par Poriscus (Cf. ch. X, l'exécution de ce neume).

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Fig. 177

263. — 30 La première note de tous les groupes, quelle que soit la forme de cette note, à moins qu'elle ne soit précédée ou suivie d'une note épisématique ; car Yépisème, en cas de conflit, remporte toujours sur toutes les autres indications ictiques.

i=ïï:

Fig. 178

264. — La réserve insérée dans cette règle motive les exceptions suivantes :

Exception a) : Une première note de groupe est privée àUctus, lorsque la note simple finale du groupe précédent est elle-même marquée d'un touchement, d'un épisème, car deux ictus rythmiques de suite sont impossibles.

Exemple :

Fig. 179

Le do, première note du cliinaacs, n'a pas d'ictus rythmique. On en dira la raison plus loin, au paragraphe sur V enchaînement des groupes (II. 323).

Exception b) : De même V ictus abandonne la première note d'un groupe et glisse sur la seconde, lorsque celle-ci est affectée de Vépisème.

Exemple : le do-virga du climacus dans le mélisme suivant ;

Kyrie Altissime \ ^ ^1,- 1s1i>a

Fig. 180

Dans la figure ci-dessus, la première note ré de la clivis est privée d^ ictus, en vertu, à la fois, des exceptions a ^\.b\ elle est en même temps précédée (exception d) et suivie (exception b) d'une note ictique.

Exception c) : La première note du podatus et de la clivis perd son ictus, lorsque la deuxième note de ces groupes est longue, c'est-à-dire doublée par un pressus, un oriscus, un punctum, etc.

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^^l^ifegË^^-l^^

Fig. 181

Exception d) : Le salicus, première forme (IL 46), porte son ictus sur la deuxième note :

Fig. 182

Cet ictus est marqué tantôt par Xépisème vertical, tantôt par le trait horizontal (cf. plus loin, ch. XI).

265. — 40 Sont aussi affectées d'un ictus rythmique toutes les virgas culminantes des groupes.

a) Soit au centre du groupe :

b) Soit à la fin.

Domine

te

Dô- mi-ne

Fig. 184

Remarque. — Cette virga culminante peut être assimilée à la première note des groupes, et son ictus est, en conséquence, soumis aux mêmes exceptions (IL 263, règle 3^).

§ 4. — Distinction fondamentale en groupes-rythmes et en groupes-temps.

266. — L'étude rythmique des groupes de notes doit être établie sur un fait aussi indiscutable qu'important : la distinction entre les groupes-rythmes et les groupes-temps. Cette distinction provient de la valeur rythmique de la dernière note des groupes. Elle vaut pour tous les chants du répertoire grégorien.

A. — Groîipes-rythmes.

267. — Le groupe-rythme (ou groupe rythmé) est celui qui, avec ses seules ressources, possède tout ce qu'il faut pour constituer un rythme complet — élémentaire ou composé — c'est-à-dire, au moins un élan et un repos ictique.

\jt groupe-rythme a donc nécessairement sur sa dernière note un ictus rythmique, ce qui peut arriver en deux manières.

268. — a) Le touchement (ictus) final peut coïncider avec une note longue (cf. ci-dessus 262). Le groupe jouit alors, comme tout rythme, d'un élan et d'un repos, si c'est un rythme simple ; ou de plusieurs élans et appuis, s'il s'agit d'un long groupe pouvant former un rythme composé. Exemples : Groupes-rythmes simples.

ïst

^:v=:=îi;

p=li=.ti

De tels rythmes terminent toujours une incise, un membre, une phrase : v. g.

Alîelùia.

Allelûia.

in ae-térnura in ae-térnum

Fz^. 186

Ces deux torculus sont rythmés.

269. — b) Le touchement peut coïncider avec une note simple, dernière note du groupe.

(s (S' qd (f fe cT"

Fig. 187

Les groupes ainsi notés sont également rythmés, mais ils sont toujours au centre d'une division rythmique, et suivis de quelque autre note ou groupe, auquel ils se rattachent étroitement pour former un temps composé.

Cette seconde manière de rythmer un groupe se rattachant à l'enchaînement des groupes entre eux, i! en sera traité un peu plus loin (II. 323).

B. — Groupes temps.

270. — Le groupe-temps est celui qui est privé Rictus rythmique sur sa dernière note. Exemple :

Aspér-ges me

T^ ^ fi ^

A- spér- ges me.

Ces trois groupes neumatiques — podatus, climacus, podatus sont des groupes -temps.

Il en serait de même s'ils étaient vocalises sans paroles :

a Fig. i8g

271. — Les groupes-temps ne peuvent donner le sentiment d'une fin définitive, ils sont toujours postictiques ou féminins (L 132-

134). Ils appellent après eux une suite mélodique et rythmique, ou, au moins, une note finale ictique, pour y appuyer le repos définitif du rythme.

Il faut appliquer à ces sortes de groupes grégoriens ce qui en a été dit dans la première partie. Le groupe-temps n'est qu'une partie du rythme, un membre isolé qui demande son complément (I. 209-210) ; par lui-même, il n'a pas de place fixe dans le rythme, qui en fait, selon son bon plaisir, une arsis ou une thésis.

272. — Ces deux manières de traiter les groupes — rythme ou temps composé - - s'appliquent à tous les neumes sans exception, comme on le verra par la suite.

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