Toutes ces équivalences sont suggestives
Elles démontrent que la distinction graphique des groupes ne suffit pas uniquement pour guider le rythmicien et le chanteur ;
Elles démontrent la nécessité, dans le cas de dislocation, graphique des neumes, de pratiquer Xa. jonction des groupes, soit par juxtaposition, soit par enchaînement ;
Elles démontrent enfin la nécessité, pour les éditions pratiques, de signes rythmiques précisant le mode d'exécution.
B. — Enchaînement après un groupe-temps.
346. — Après les explications précédentes, ce nouvel enchaînement sera facile à comprendre. La seule différence avec celui qui vient d'être expliqué, c'est que l'ictus rythmique, au lieu de tomber sur le dernier temps simple du premier groupe, est toujours placé sur l'avant-dernier : les deux groupes enchaînés formant toujours un temps ternaire :
Exemples : *
Mss. Messins
Mss. Sangalliens J'. J i\
R7. G. ne mode. \ 3» 3fl1^
Ftg 337
Le premier groupe, pes subbipunctis, se subdivise en deux temps composés binaires. Le deuxième de ces groupes-temps — la- sol — s'agglutine avec le podatus suivant, dont la première note la se rattache nécessairement au temps précédent pour former avec lui un temps composé ternaire.
Même exemple en notation moderne a) avec liaison embrassant chaque temps composé, — U) avec barre de mesure.
etc. a etc.
Fig. 238
347. — L'ictus rythmique central du pes subbipunctis est marqué sur le la; il pourrait l'être sur le sol, car les manuscrits rythmiques ne disent rien sur ce point.
Cependant leur témoignage, tout en restant purement négatif, invite plutôt à pencher pour le la; le manque même d'épisème ou dQ punctum planum sur la dernière note d'un pes subbipunctis donne à entendre que l'ictus peut être reporté sur la note précédente, le la.
De plus, ce passage est du cinquième mode, le la est une note modale qui, en principe, supporte un ictus ; et, dans l'espèce, le balancement mélodique qui se meut alternativement du la au do et du do au la vient plaider en faveur du principe.