ARTICLE 1. — PRESSUS-MAJOR. — PRESSUS-MINOR
375' — Presque tous les tableaux de neumes, après avoir énuméré et figuré les neumes, terminent ainsi : Pressus-minor et pressus-major, non pluribus utor.
Les signes de pressus fournis par ces tableaux varient selon les lieux et les époques; mais ceux de provenance allemande et sangallienne donnent ordinairement les deux formes suivantes :
a) Pressus-minor -
b) Pressus-major f '
Le nom de pressus exprime l'effet que te neume doit produire
dans le chant : c'est, en principe, une note forte, appuyée, longue {pressas de premo). ( i )
376. — Valeur mélodique et rythmique de ces deux près sus. — Pour parler avec précision, le signe dMpressus, en dehors de tout accessoire, est le trait ondulé - Fig. 236, qui dérive de X apostropha.
Ijy. — l^t pressus-major ts,t donc en réalité composé de trois signes :
Une vij'ga (simple /) Fig. 257, ou avec épisème (/) Fig. 238;
Une apostropha-pressus ('-) Fig. 23g;
Un point ( • ) qui suit tout près sus.
Le tout réuni comprend trois notes, dont les premières sont à l'unisson : c'est en somme une clivis dont la première note serait double : trois temps en tout.
Fig. 260
378. — Le pressus-minor (Fig. 255a) n'a que deux notes, \ apostropha-pressus et le point, en principe deux temps en tout. La seule différence entre ces deux signes, c'est que le major est représenté avec la note à laquelle il est apposé — et le minor en est isolé. Dès que ce dernier est attaché à la note précédente, il n'y a plus aucune distinction à faire entre ces deux pressus, leur valeur quantitative est identique ; aussi trouve-t-on la même mélodie écrite tantôt avec le pressus-major, tantôt avec le minor. Exemple :
Fig. 261
(i) L'expression i. pressus accentusl n'était pas inconnue des anciens grammairiens ; on la trouve employée par Probus et par Audax :
Keil, Grammatici latini, IV. Probus, Insiittita ariiuui, p. ii6, «...si quidem ab hac vitu his vel ab his vitibus presse accentu pronuntiatur, at vero ab hac vite his vel ab his vitibus acuto accentu tenuantur... >
Keil. Gramm. lat. VII. AUDAX, p. 353. « Praepositionibus quot accentus accidunt? Très : productus, /r^jjz/j- et acutus quos competentibus praepositionibus adnotabimus... Quare hoc monemus, quod, quando ante cum casu suo &\. presso accentu pronuntiatur, praepositio nuncupatur... »