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E. Turin G. V. 20.
Fig. 2Ç2
/A oc/ =
A. — Le codex de Saint- Gall 376 n'emploie que des apostrophas sur le groupe de notes vii fa sol-sol, à la fm du mélisme alléluiatique et à la fm du verset.
B. — Presque tous les manuscrits de Saint-Gall préfèrent le trigon.
C. — Le 340 cependant a deux notations : trigon et deux virgas.
D. — Les deux manuscrits de Monza font usage de l'apposition des deux virgas.
E. — Celui de Turin a deux fois l'apposition sous deux formes, et une fois le pressas.
406. — La simple apposition de deux notes est si souvent la forme normale du pressus, même dans les meilleurs manuscrits neumatiques, que nous ne voyons aucune raison pour ne pas
assimiler ce cas .■ ' Fig. 2çj aux pressus précédents. Le fait que le pressus se compose régulièrement de deux notes descendantes, et non de trois, suffit pour expliquer l'usage presque constant de Xapposition dans ces circonstances mélodiques.
Il y a donc réellement deux formes authentiques d'écriture pour le pressus :
a) Le pressus-inajor ou le pressus-minor^
b) L'apposition.
Cette dernière forme est la seule employée dans la notation carrée.
407. — Onzième équivalence. — Au sujet de cette équivalence, il y aurait à faire un long travail; car elle embrasse l'étude générale des manuscrits; l'indiquer en quelques lignes est tout ce qu'on peut faire ici.
Voici en quoi elle consiste.
La note épisématique romanienne, dont la durée souple et élastique variait selon les circonstances mélodiques, était appelée quelquefois à représenter une note réellement double (II. 82), et alors le pressus la remplaçait facilement.
Cet échange se remarque :
a) Soit dans les manuscrits de Saint-Gall, ce qui est assez rare;
b) Soit dans les autres familles de manuscrits, ce qui est assez fréquent.
408. — Échange à'épisème et de pressus dans les manuscrits de Saint-Gall.
xMss. Sangalliens ^ <M-. xA I P Einsied. 121
Off. Mirabilis
Al-le- lluia.]
Fig. 294
Les manuscrits de Saint-Gall se contentent de l'épisème sur le sol et Laon n'a qu'un a = augete, accolé à cette même note. Seul, Einsiedeln emploie le pressas, peut-être le doublement est-il excessif ici, un simple appui prolongé aurait pu suffire.
409. — Echange de Vépisètne romanien et du pressus dans les autres familles de manuscrits.
En dehors des codices sangalliens, l'étude des autres familles, prises en bloc, nous met en face de faits beaucoup plus clairs et plus décisifs. Le pressus y remplace souvent, et avec plus d'unanimité, Vépisème romanien, spécialement dans les groupes descendants. Encore une preuve que Vépisème sangallien est bien l'expression graphique, particulière au grand monastère et à toutes les églises qui l'ont imité, d'une tradition universelle qui se retrouve sous d'autres formes dans l'ensemble des manuscrits grégoriens.
410. — A l'aide du petit tableau suivant, il sera possible de donner une idée de ce fait.
Remarque. — Qu'il soit bien entendu que les échanges ou équivalences transcrites ci-dessous ne se trouvent ni régulièrement, ni constamment dans tous les manuscrits, ni toujours et partout dans un manuscrit donné. Il s'agit seulement de constater, sur le point étudié, l'existence d'une tradition rythmique dont les traces apparaissent encore assez abondantes et assez universelles dans les codices, pour qu'il soit impossible d'en nier la persistance. Cette tradition est attestée par les transformations de certains épisèmes romaniens en bons et beaux pressus de deux notes.
s. Gall
il:
Laon239
Verceil 186
B. M Egerton
Cambrai Monza Ivrée
Mss. Aquitains
.ri
JU
tix
411- — Première ligne. — Saint-Gall. Climacus ou plutôt clivis subpunctis, avec épisème sur la deuxième note.
Laon ne traduit pas cet épisème par un pressas, mais seulement par une note longue accompagnée d'un a = augete.
Verceil, de notation messine comme Laon, va plus loin ; dans ce manuscrit, le pressus par apposition apparaît en échange de X épisème; il est formé par deux clivis ; la première légère, la seconde large.
Egerton. Le signe du pressus propre à ce manuscrit se montre également à la place de \ épisème.
Divers manuscrits italiens et français de la famille des neumesaccents font usage du pressus réel ou de V apposition.
Manuscrits aquitains; il en est de même dans cette catégorie de documents.
Deuxième et troisième lignes. — Torculus subpunctis et pes subbipunctis. Mêmes observations que pour le climacus précédent.
412. — Deux exemples concrets, tirés de pièces grégoriennes, suffiront pour donner plus de précision à ces faits.
Laon 239 ^ t l
S Gall /.. /L
Ail. Lavdate pueri Version épisème
g-r-rt
Laudâ-te
Pressus B * «^MV
Laudâ-te
Fig. 2q6
En dehors des codices de Saint- Gall, de très bons manuscrits en neumes sans lignes, écrivent le simple climacus; ils ne connaissent pas répisème; d'autres, très bons aussi, remplacent l'épisème romanien par le pressus (ligne B). Quant aux manuscrits sur lignes, ils donnent ordinairement la préférence au pressus, qui a persévéré dans la version traditionnelle actuelle.