V. Mode
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Mane exercice, transcription musicale.
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rO^g^-'f'-LL^^
474. — Il est impossible d'exposer tout au long les diverses raisons qui nous déterminent à classer telle ou telle mélodie dans
l'une ou l'autre de ces quatre catégories : il suffit de dire — comme on peut le voir d'ailleurs — que ces motifs sont d'abord d'ordre archéologique, ensuite d'ordre viélodigtie et rythmique, enfin d'ordre esthétique. Toutes les données pratiques qui peuvent être suggérées par ces différents points de vue doivent être examinées, pesées pour un bon classement. Une classification rigoureuse de tous les cas ne saurait être exigée : il est clair que les catégories voisines peuvent parfois se compénétrer, c'est au goiàt à décider. Le maître et l'élève, après avoir pris connaissance, à l'aide d'une bonne notation, des indications pratiques fournies par les anciens codices, doivent faire appel à l'art, afin de les appliquer avec toute la science et toute la grâce convenables.
475. — Deuxième cas. — Première note de groupe après strophicus, répercutée à l'aide d'un simple ictus individuel
Ce cas se présente toutes les fois que Victus rythmique est reporté sur la deuxième note du groupe, par suite de la présence à cette place,
a) Soit d'un pressus,
b) Soit d'un oriscus (cf. ci-dessous n^ 477),
c) Soit d'un simple ictus rythmique.
, 476. — d) Cas de pressus sur la deuxième note du groupe.
Laon 2H9
S. Gall
Intr. Sacerdotes tui ■• " *
{ ; ** fVp
a- vér- tas
Fig. 37S
S. Gall " A /
OfF. Diffusa est
là- bi-
Fig. 379
Laon 239
S. Gall
Intr. Qiiasi modo
alJe-lii- ia Fig. 3S0
Laon 239
S. Gall
ï^. G. Sacerdotes ejiis
5 ,^."rL^
sa- Fig. 381
lutâri
Dans tous ces exemples, la première note de la clivis qui suit le strophicus ne compte dans le rythme que pour une note simple, distincte, sans ictus rythmique. La nature de la répercussion exige un ictus individuel, rien de plus; cet ictus est placé au troisième temps simple d'un temps composé ternaire, comme on le voit dans la transcription musicale :
i=îti
rs^iïîp
ZÉZi
477. — b) Cas de Xoriscus. — Nous anticipons un peu ; cf. le chapitre suivant :
Laon 239
S. Gall
R7. G. Ecce sacerdos
Fig- 383
478. — c) Cas de l'ictus rythmique simple sur la deuxième note du groupe.
Laon 289
S. Gall
B7. G. Juravit
Les six apostrophas de la figure précédente sont aussi divisées en deux tristrophas ^ w, ou même en une seule série ininterrompue ; ce qui prouve bien que toutes étaient reperaissae.
Laon 239
S. Gall
IÇ'. G. Juravit
Laon 239
S. Gall
Off. y us tus ut paltna
Laon 239
S. Gall
I^. G. Salvum fac
Fig. 383
Sal- vum
Fig- 387
fac
On doit remarquer que le codex de Laon exprime presque toujours répisème ictique sangallien par le / ou Va.
Exercice XLI.
Strophicus suivis d'une note répercutée avec un simple ictus individuel.
m. Mode.
fls:
fl^
It^Nt
Même exercice, transcription musicale.
§ 3. — Strophicus précédés et suivis de groupes à l'unisson.
479. — C'est la réunion des deux cas qui viennent d'être exposés : on devra appliquer les règles qui ont été tracées.
Verceil 186
S. Gall
ÏÇ'. G. Probasii
Laon239
S. Gall
IÇ. G. Exaltabo te
1 A M 0^ r*fv
Dô- mine
Fig. 38c
ARTÏCLE 5.
STROPHICUS SUIVIS IMMÉDIATEMENT D'UN QUILISMA.
480. — Strophicus suivis immédiatement d'un quilisma (cf. plus loin chapitre Quilisma).
1° Tristropha. — Dans ce cas la répercussion est obligatoire sur la troisième apostropha (IL 446). Exemple.
Verceil 186 "''
S.Gali ... o^/^^
Ê — •M tjjïr
palma
Fig. 3Q0
481. — 2° Distropha. — Deux exécutions sont possibles a) Ictus sur la première apostropha :
Verceil 186 ^^
S. Gall
um
b) Ictus sur la seconde apostropha :
w^=^ fe^^
e- um e- um
Fig. SQ2
Il y a de bonnes raisons en faveur de l'une et de l'autre de ces deux interprétations.
482. — La première peut se justifier ainsi : pratiquement elle est très simple, et très facile. Les chœurs ordinaires chanteront probablement tous les strophicus en liant les apostrophas en un son unique, et ils n'auront qu'à appliquer ici la règle générale. Les deux seront alors réduites à un seul son, valant un large temps simple ; ce qui permettra de renfermer les quatre notes {fa^fa, sol, la) en un seul temps composé ternaire très élargi, c'est ce qu'indique le 1 dans la transcription en musique moderne.
483, — En faveur de la seconde interprétation, on fait valoir que, dans beaucoup de manuscrits, la première note est un mi au lieu d'un/rt : (1)
et que, dès lors, l'indécision tonale de cette note n'autorisait guère à placer sur elle l'appui ferme réclamé par les sons qui précèdent le quilisma. La note solide de ce passage serait donc la deuxième apostropha qui porterait l'ictus.
Cette interprétation aurait aussi l'avantage de soumettre à une seule règle tous les cas de distrophas et de tristrophas suivies du quilisma, à savoir :
L'ictus rythmique porte toujours sur X apostropha qui précède le quilisma.
Entre ces deux manières, le maître choisira celle qu'il trouvera plus conforme à son goût, et plus facile pour son chœur.
Exercice XLIL Strophicus suivis d'un quilisma. (2)