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CHAPITRE X

art véritable, doit être recueilli avec respect, avec reconnaissance, et rétabli avec le plus grand soin.

L'exécution de Vonscus distinct {Y\g. 396, 397; ne.

;oo.

présente aucune difficulté, dès qu'il est noté. Lorsqu'une note ordinaire lui est substituée, aucun moyen n'existe aujourd'hui de le distinguer des autres notes ordinaires au milieu desquelles il est confondu : c'est une délicatesse d'expression à laquelle il faut renoncer dans l'Édition Vaticane.

501. — L'exécution de Xoriscus à V unisson soulève une question : Faut-il infléchir la note qui précède Xorisms ?

Cette interprétation se rapprocherait de la plus ancienne tradition, mais les artistes et les solistes seuls peuvent se la permettre. Pour les chœurs, il sera plus sûr et plus facile de s'en tenir à ce qui est écrit, c'est-à-dire à Vunisson. Les deux notes bien liées, bien fondues ne formeront qu'une seule note longue, qui devra, par sa douceur et sa faiblesse, se distinguer de la note également longue, mais plus ferme, plus forte du pressus, avec lequel on ne doit pas confondre Voriscus. On n'oubliera pas non plus la légèreté du groupe précédent.

Place de l'ictus rythmique autour de l'oriscus.

502. — Règle générale. — \Joriscus ne porte jamais d'ictus rythmique, parce qu'il est toujours suivi ou précédé d'ictus qui ne permettent pas de touchement sur ce signe.

503. — Place de V ictus après Voriscus. — 1° Cet ictus se pose presque toujours sur la note qui suit immédiatement Voriscus :

um-brô- so

impie- vit

Fi^. 401

tau-ro- rum

504. — 20 Rarement il s'appuie sur la seconde note après Voriscus :

Ce fait se présente en deux circonstances :

a) Lorsque \oriscus est suivi d'un salicus, car ce dernier groupe reçoit son ictus sur la seconde note :

tr^C

;iti^

"i' . AU. Adorabo... tU- um

b) Lorsque, dans un motif musical, spondaïque de texte, s'intercale, après Voriscus, une note survenante pour une syllabe pénultième brève :

Forme spondaïque

Tr. De profundis...

Forme dactylique

y. Fi- ant a *

Tr. Beat us vir. . .

y. Glô- ri- a Fig. 4.03

505. — Place de rictus avant Voriscus. — Cette place, découle de ce qui vient d'être dit; elle se trouve sur l'une des deux notes avant ce signe ; la forme mélodique détermine le choix entre ces deux notes.

506. — 1° La placé de l'ictus est sur la note la plus voisine de Voriscus :

a) Toutes les fois que cette note et Voriscus sont fusionnés (II. Fig. 398). A cette règle il n'y a pas d'exception.

b) Et aussi dans certaines formes mélodiques où Voriscus est plus élevé que la note précédente :

g* ^-ii-

impie- vit tau-rô- rum Fig. 404

(cf. Fig. 396, et Fig. 397 presque toutes les lignes).

507. — 2° L'ictus rythmique se place sur la seconde note avant Xoriscus distinct, dans d'autres formes mélodiques dont voici deux exemples :

us- que su- per

Fig. 405

(cf. aussi Fig. 396 lignes a, b,g, //, i,j).

508. — Remarque. — Il va sans dire qu'on pourrait, et quelquefois qu'on devrait, suivre cette seconde règle (II. 507) si, au lieu de fusionner Vonscus, comme dans les exemples de ce genre, (Fig. 406, A), on le faisait entendre distinctement (Fig. 406, B), conformément aux équivalences signalées plus haut : (i)

C ^'^"a b c ^Si

Fig. 406 Ce déplacement de l'ictus rythmique aurait lieu principalement

(i) Il y a des cas où l'abaissement de la note qui précède Voriscus rend la mélodie plus gracieuse. Depuis quelques années nous nous sommes permis à Solesmes un essai. Dans l'introït Gaudeamus, au lieu de chanter la phrase diem festum comme elle est notée au Liber Gradualis (Fig. 407, A), nous l'exécutons selon la notation B de la même figure :

di- em festum ce-le-brântes

di- em festum ce-le-brântes Fig. 407

Cette manière d'interpréter la clivis-oriscus a été trouvée si jolie que nous l'avons gardée en dépit de la notation. Probablement les délicats, les habiles ne chanteront sur la seconde note de la clivis ni un fa, ni un mi, mais quelque chose d'intermédiaire entre ces deux sons.

lorsque la clivis cum orisco se transforme en porrectus, comme ci-dessus. Le touchement rythmique ainsi reculé sur la première note du porrectus devrait être très délicat à cause du <: = celeriter qui le couronne.

509. — Il n'y a qu'un seul cas où l'on serait tenté d'adjuger un ictus à Xoriscus lui-même; c'est lorsque l'on compte quatre notes entre les deux ictus qui l'entourent Ce fait est produit, d'ordinaire, par l'intercalation d'une syllabe pénultième brève dans un motif mélodique comprenant normalement trois notes entre ces deux ictus.

3 notes

Forme normale texte spondaïque a i*

i=iffc

Off. Sperent... Spe- rent

4 notes

Forme dactylique b

Tract. Laudate... confirma- ta est Fig. 408

Conformément aux règles de la rythmique naturelle (I. 43), ces quatre notes, do-si-do-do, devraient être divisées en deux temps binaires, au moyen d'un ictus qui forcément tomberait ici sur Xoriscus :

confir-mâ- ta est Fig. 4.0g

Cependant cette division peut être légitimement évitée. Il suffit de se rappeler que le petit groupement de notes, limité par Xoriscus, est toujours léger et doit être chanté avec célérité. C'est donc bien le cas d'appliquer le principe qui permet de condenser quatre notes en un seul temps composé ternaire (I. 34 et 44). Grâce à ce tempérament rythmique, la règle générale, qui écarte de Xoriscus tout appui ictique, s'applique à tous les cas sans exception.

Exercice XLIII.

Oriscus, transition à un groupe mélodique, (i)

a) Oriscus sur le/rr.

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