VI AVANT-PROPOS
disparaissent une à une, et meurent de leur belle mort, souvent même sans qu'il soit nécessaire de les combattre : le bon sens public,, après un essai momentané, suffit à les juger.
D'où viennent ces jugements favorables?
a) De la base historique inébranlable de toutes nos théories rythmiques;
b) De la beauté musicale du chant grégorien chanté selon l'Ecole de Solesmes. Malgré les défauts inhérents à un nombreux choeur de moines, la mélodie ainsi exécutée ne laisse pas de conquérir l'approbation de nos auditeurs, dont plusieurs sont souvent des artistes de premier ordre.
De ce dernier point, nous ne dirons rien ici, mais nous appuierons sur le premier, ne serait-ce que pour rassurer ceux qui pourraient avoir encore quelques doutes.
11 en ressortira clairement que tous nos principes sont \< historiquement » appuyés sur des faits philologiques, littéraires ou musicaux, sur les enseignements bien authentiques des plus sérieux auteurs classiques, grecs et latins, comme sur leurs meilleurs commentateurs modernes, enfin sur les manuscrits grégoriens. Une énumération rapide de ces grands principes rythmiques d'exécution, et de leurs sources classiques, antiques, suffira pour les justifier (i).
S'il s'agit de rythmique générale^ tous les principes solesmiens sont puisés dans la plus haute antiquité :
û) L'idée, la définition du rythme, soit : « l'ordonnance du mouvement », nous l'empruntons à Platon. Cet axiome est à la base de toute notre théorie (2).
(i) Nous renvoyons pour le développement de chacun de ces principes à notre Conférence lue à Paris dans \^'à Journées de cJta?ti liturgique organisées par l'Institut grégorien, les 28, 29, 30 Avril 1925, sous la Présidence de son Eminence le Cardinal Dubois. Cf. Revue Grégorienne^ 1925, pp. 125-132, 168- 175, 212-220.
(2) Nombre niusical grégorien, I, p. 31.