‹ Le nombre musical grégorienChapitre 192 sur 534 · AVANT-PROPOS. VII · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS. VII

b) Avec tous les auteurs anciens, nous réduisons à deux tous les mouvements rythmiques : l'arsis ou élévation, elevaUo, du rythme; la thésis ou repos, positio, depositio; comme eux^ nous ignorons Tanacrouse (i).

c) Avec eux, nous plaçons à la base du rythme le temps premier (2) indivisible : la brève w = /

d) Avec eux, nous admettons que les innombrables et capricieuses combinaisons métriques, poétiques ou musicales, reposent, en dernière analyse, sur des temps composés (3) binaires et ternaires : H

e) Comme eux, nous croyons que le rythme antique est quantitatif, c'est-à-dire basé sur la seule durée des syllabes et des sons, et que le rythme iambique est le rythme primordial et naturel : la brève à l'arsis, la longue à la thésis (4) :

f) Comme eux, nous enseignons Vindifférence de Tarsis et de la thésis pour l'intensité : et nous associons çelle-c» tantôt à l'élan, tantôt à la thésis (5).

g) A leur exemple, nous revendiquons pour les mélodies grégoriennes la liberté rythmique, qu'ils pratiquaient dans leur poésie et leur musique (6).

b) Ce sont les anciens encore qui nous ont appris la prédominance de la musique sur le texte : ils reconnaissaient au rythme musical une valeur supérieure au rythme verbal (7).

(i) Cf. Nombre tiiusical grégoriett^ I, p. loi.

(2) » I, p. 35sqq.

(3) >> I, pp. 9, 10, 19.

(4) » I, pp. 44-46.

(5) » II, pp. 669 674.

(6) > II, Introduction.

(7) » II, ch. VII, art. I, pp. 278-282.

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